Ça y est … on l’attendait celle-là. Alors si vous avez du fric…
« Le Dr Jacques Chaoulli a lancé mardi matin, à Montréal, son entreprise, Groupe Chaoulli […] un service de courtage médical qui vise à offrir au public un accès aux soins de santé médicaux et hospitaliers plus rapidement que ce qui a cours dans le réseau public. […] ses membres devront débourser annuellement 150 $ [pour] trouver des professionnels du domaine médical des secteurs public et privé, tels des omnipraticiens, des médecins spécialistes et des dentistes pédiatriques. L'agence pourra également orienter ses membres vers des salles d'opération de Montréal et de Plattsburgh, aux États-Unis, pour y être opéré. »
www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2007/10/10/005-chaoulli-montreal.shtml
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Commentaires
Simon le Zélote
Affiché le jeu 11/10/2007 - 17:08
Je n'aurais a priori rien contre une plus grande place du privé en santé dans la prestation des soins, c'est la norme dans la plupart des pays du monde et dans plusieurs d'entre eux, la cohabitation entre un système public et un système privé se passe plutôt bien.
Rien contre, à condition que ça ne change rien pour le patient, c'est-à-dire: que le patient n'ait pas à débourser de sa poche ou à tout le moins que l'assurance-maladie publique rembourse, qu'il n'y ait pas deux vitesses et deux qualités de soins (une pour les riches, une pour les pauvres) et qu'on n'assiste pas à une hémorragie du personnel du système public vers le système privé.
Ça fait beaucoup de conditions. C'est pourquoi il faut agir avec la plus grande prudence, en fixant des balises claires. Si on n'est pas sûr de ce qu'on fait en tant que société, si ce n'est pas appuyé sur des études solides et impartiales, si on ignore les conséquences que ça aura, mieux vaut ne pas ouvrir cette boîte de Pandore.
C'est toujours l'intéret de la population qui doit primer, pas celui des entreprises privées. Mais si chaque partie y trouve son compte, pourquoi pas !
Regardons ce qui se fait ailleurs, en comparant ce qui est comparable toutefois.
caroline
Affiché le sam 13/10/2007 - 11:07
Cette question est plus que préoccupante. Avec les déficits publics, la gestion à courte de vue des gouvernements, le vieillissement de la population, il sera tentant dans les années qui viennent de "couper dans les services" ou de changer radicalement la donne en ce qui a trait aux soins de santé. On voit le privé passer le pied dans la porte, certaines expériences de partenariat sont d'ores et déjà actives. Ce qui m'étonne c'est le silence relatif qui répond à toutes ces manifestations de déstabilisation de notre modèle social. Certaines voix s'élèvent, mais bien peu et bien faiblement, hélas.
Le New York Times a présenté depuis quelques semaines des articles plus que pertinents sur la santé chez nos voisins du sud. Bilan du libéralisme tous azimuts...un dégât. On voit la pharse de Deschamps s'actualiser pour beaucoup d'Américains. Les hôpitaux sont là, le personnel soignant aussi, mais à quel prix? Oui, mais ils ont des assurances? Le coût en est tellement prohibitif qu'une grande partie de la classe moyenne ne peut se les offrir...pour les moins nantis, c'est déjà une impossibilité. Le président Bush a refusé son accord, la semaine dernìère, à un projet de loi qui aurait permis au gouvernement d'assurer les enfants de moins de 6 ans....Prétexte : les gens qui ont une assurance vont de désassurer pour prendre l'assurance publique. Une bêtise n'attend pas l'autre.
Tout cela porte bien sûr à réfléchir. Est-ce un modèle social de ce type que nous désirons ? Préférrons-nous une société plus égalitaire et généreuse où chacun pourra vivre en santé et recevoir les soins auxquels il a droit? Ce sont des choix que nous devrons faire dans les mois et les années qui viennent. Des voix devront se faire entendre et fortement afin d'empêcher le saccage d'un système public qui n'est certes pas parfait, mais qui assure à touts des soins et qui n'exclut pas les moins nantis.
Patrick_qc
Affiché le lun 19/11/2007 - 21:04
Salut!
Vraiment le Québec est pris par un violent vent de droite qui veut tout privatiser. Jean Charest osant même vendre un espace protégé comme le Mont Orford? Quel gouvernement souverain ou coloniser oserait une telle démarche?
Même la santé est une marchandise selon les partis politiques présents à la Québec.
«Le gouvernement privatise la santé et crée un système parallèle pour les plus nantis. À une autre époque, le système était privé et ça créait des drames économiques, des suicides et des problèmes de santé majeurs. Jean Charest est prêt à vendre le Québec, notre richesse et nos forêts aux plus grands patrons. Les partenariats public-privé (PPP), c’est privatiser les profits et mettre aux enchères nos richesses. Nous perdons notre souveraineté en matière de développement »
- A. Khadir, Québec Solidaire.