Quelle Bible acheter ?

Je me remets à lire la Bible , j'aimerais en acheter une mais le choix est vaste!
Une Bible avec notes explicatives comme la Bible de Jérusalem ou une Bible en français courant? Existe t-il une Bible que les pratiquants de l'Église Unie propose??

Commentaires

Bonjour!

Bienvenue sur caféchange, je crois que c'est la première fois que je vous vois sur le site.

Par rapport à votre question, je l'ai posée à mon pasteur il y a un an je crois, car je cherchais moi aussi une Bible près des croyances de l'Église Unie. Il m'a suggéré l'édition Segond, qui porte le nom d'un docteur en théologie, je crois. C'est une édition utilisée par plusieurs Églises protestantes et, personnellement, c'est ma préférée. Elle contient des notes explicatives très utile et s'exprime dans un langage qui me semble fidèle à la culture de l'époque, étant donné que le contexte historique est toujours pris en compte lors de la traduction.

Bonne chance dans votre recherche de Bible!

Bienvenue Alainalain !

Je recommande aussi la Bible Segond, mais attention, il y a eu plusieurs éditions.

La Bible Segond (1910) est un peu vieillotte aujourd'hui avec ses passés simples et ses imparfaits du subjonctif.

Il y a eu une révision en 1978 pour la moderniser, la Bible à la Colombe, puis une révision toute récente (2002 je crois), la Nouvelle Bible Segond. C'est cette dernière que je recommande. Il faut acheter l'édition d'étude (parce qu' il y en a aussi une sans aucune note ni introductions aux livres). Ça se trouve à la Maison de la Bible ou dans une librairie spécialisée dans le livre religieux (Paulines).

Dans l'Église Unie, il n'y a pas de version officielle. À Montréal, on utilise la Français courant, mais à Québec ils ont plutôt la TOB dans les bancs d'église. Peut-être qu'ils en ont une troisième à Ottawa, je ne serais pas surpris.

Le choix d'une bible dépend toujours de ce qu'on veut en faire. L'étudier, la lire en public, connaître le texte original ou plutôt comprendre ce que ça veut dire aujourd'hui... Il y a deux philosophies de traduction, la traduction mot pour mot (traduit le texte au pied de la lettre) et la traduction idée pour idée (on peut mettre un autre mot qui reste dans le même esprit même si ça ne respecte pas le mot original, devenu obscur de nos jours). La NBS est assez littérale tandis que la Français courant est plutôt de l'autre philosophie.

Certaines versions sont plus accessibles pour ceux qui ne sont pas familiers avec la Bible (Français courant) alors que d'autres requièrent un niveau de connaissances assez élevé (Osty).

Au fond, c'est une question de goût. Mais pour l'étude, la NBS et la TOB sont probablement les meilleures.

Mais j'y pense: il faut d'abord savoir si vous voulez une version catholique (73 livres) ou une version protestante (66 livres) ? La TOB est oecuménique, elle inclut les 6 livres que les protestants n'ont pas, mais elle les met à part, dans une section séparée.

Attention, je parle bien de la Nouvelle Bible Segond (NBS) dont j'ai mis une photo pour ouvrir le fil "Votre Bible". Je ne parle pas de la Segond 21.

Quand la révision de la Segond 1910 a été faite en 1978 (Bible à la Colombe), les évangéliques conservateurs de la Société Biblique de Genève ont trouvé que cette version n'était pas assez littérale et pas assez "orthodoxe". Ils ont donc fait leur propre révision de la Segond 1910, la Nouvelle Édition de Genève (NEG), parue en 1979.

La même chose est arrivée quand la NBS a paru 2002. Ils ont fait leur propre traduction, plus conservatrice, qui s'appelle la Segond 21 (pour 21e siècle).

Dans toutes ces versions qui se réclament de l'héritage de Louis Segond, il faut faire attention, la confusion est facile à faire.

J'ajouterai qu'il peut être utile de posséder plusieurs traductions. Ainsi, l'on peut voir comment un même passage est traduit et ça nous aide à comprendre - mais parfois c'est l'inverse :-)

a+

Patrick

Tu as raison Patrick, dans mon cas, il a fallu que je tombe sur la Bible de Maredsous pour finalement comprendre ce que Jésus voulait dire dans la première béatitude (Matthieu 5) par "pauvres en esprit". Ça ressemble tellement à "pauvres d'esprit" ! Mais quand j'ai lu "Heureux ceux qui ont un coeur de pauvre", LÀ, j'ai compris.

Comme quoi des fois, une traduction mot à mot peut être difficilement compréhensible de nos jours. Je n'ai aucun problème avec une version qui s'éloigne du texte original si c'est pour mieux nous en faire comprendre le sens. L'esprit est plus important que la lettre pour moi. Une traduction très fidèle au texte ne m'est pas très utile si je ne comprends pas.

D'ailleurs, la bible "Parole de Vie", écrite en français fondamental et que je me suis procurée récemment, est une heureuse surprise pour moi. Bien que conçue pour des gens dont le français n'est pas la langue maternelle, je me suis laissé surprendre par sa qualité et sa lisibilité. Tout est clair, le français est actuel, dynamique, c'est même beau par moments (l'un n'empêche pas l'autre !). Idéal pour travailler avec les jeunes, les néo-francophones ou tout simplement les gens qui n'ont pas l'habitude de lire beaucoup.

Le NT a été écrit en grec commun, pourquoi faudrait-il qu'elle soit difficile à lire ou peu accessible de nos jours ?

Je crois aussi, Stéphane, qu'une traduction idée par idée est plus aidante dans le sens ou chaque langage a sa façon propre de s'exprimer. La traduction mot à mot peut cacher le sens et le rendre incompréhensible. D'une langue à l'autre, les mêmes mots peuvent ne pas dire la même chose, exprimer la même idée. Pour moi, l'important est de retenir un message, compréhensible et qui nous touche, plutôt que de retenir des mots sans retenir le sens pour notre vie.

J'aime beaucoup la traduction en français courant, c'est celle que je recommenderais en premier à quelqu'un qui veut découvrir la Bible. Pourquoi? Voici un exemple tirée d'Ésaie, chapitre 28 verset 10. Dans l'original hébreux, Ésaie utilise une série de lettres et de mots sans significations.

La Segond traduit ainsi: «B. a.-ba, b. a.-ba, d. a.-da, d. a.-da, un peu par-ci, un peu par-là.»

La TOB traduit: «Sawlasaw, sawlasaw, qawlaqaw, qawlaqaw, zeèr sham, zeèr sham.»

Enfin, la francais courant traduit: «Blablabla, blablabla,et patati et patata. »

Et voilà! La traduction littérale a peut-être plus de rigueur, avec la traduction en francais courant on comprend mieux ce que le prophète veut dire car on a l'équivalent dynamique dans la langue francaise de tout les jours. Un mot comme blablabla évoque dans l'esprit francophone la même idée qu'ésaie voulait évoquer pour son auditoire hébreux.

Je pourrais donner plein d'autres exemple comme ça mais tout ça pour dire que la traduction par équivalence dynamique est à mon avis le meilleur moyen de découvrir l'esprit et le sens des écritures tel qu'ils étaient évoqués dans la langue de l'époque. Oui, il y a toujours le risque qu'une équivalence soit mal choisie, mais à mon avis la Francais Courant a de bonnes bases scientifiques.

Et d'ailleurs, pour ceux qui voudraient comparer les traductions, un excellent outil est proposé sur le site www.la-bible.net. Il permet de comparer en colonne les traduction Segond, TOB, Francais Courant et Parole de Vie.

Stéphane, merci pour la référence à la Bible Parole de Vie (PDV). Intrigué par ta présentation, je suis allé voir à quoi ça ressemblait sur le site de la Société Biblique Française. J'ai été très surpris.

En comparant avec la traduction en Français Courant, j'ai remarqué que la traduction de la PDV est plus concise, plus punché (pour utiliser un anglicisme).

Et Ésaie 28:18 donne:

Écoutez-le :

“B-A-BA-BA, B-O-BO-BO,

D-A-DA-DA, D-O-DO-DO ! ” »

Merci pour le message d\'accueil Marthe et pour les précieux conseils Stéphane.
Je suis allé hier chez Renaud-Bray acheter la TOB suite aussi au conseil du pasteur de l\'église St-Jean ici à Montréal. Je lis des passages à ma compagne le soir au coucher avant notre prière.
Pour l\'instant ça nous suffit, je n\'ai pas trouver l\'édition Segond mais j\'ai 1700 pages à lire et une pratique religieuse à commencer!
Nous irons pour la première fois dimanche prochain à la paroisse sur Ste-Catherine. C\'est un début!
Chose certaine , jusqu\'ici nous ne voyons que du positif dans l\'Église Unie et j\'apprécie le caféchange.

Bon choix, la TOB est une excellente traduction, ni trop littérale, ni une paraphrase.

Et les notes sont riches, elles aident à comprendre le texte. Les notes de la NBS disent à peu près la même chose, c'est juste qu'elles sont plus détaillées.

Bonne lecture Alainalain !

Et surtout, ne vous découragez pas quand vous en serez rendu à lire le Lévitique... :p

C'est très personnel, mais je vous suggèrerai de "skipper" le Lévitique et de commencer par le Nouveau Testament!

Ouais, c'est vrai que c'est pas toujours une bonne idée de lire les livres dans l'ordre, de la Genèse à l'Apocalypse.

Certains recommandent de commencer par Matthieu 5 à 7, certains par l'Évangile de Jean, d'autres par l'Épitre aux Romains (pourquoi ? je l'ignore).

Aussi m'abstiendrai-je de recommander quoi que ce soit à cet égard.

L'excellente question posée par Alainalain (Quelle Bible acheter ?) et qui fait l'objet de ce fil me donne l'occasion de commenter les versions de la Bible que je connais. J'aime comparer les versions, j'en possède quelques-unes et le fruit de mes comparaisons m'a amené à me faire une opinion sur les différentes versions qui existent en français, du moins, de celles que j'ai pu comparer.

La Traduction oecuménique de la Bible (TOB): Excellent travail, belle initiative de faire collaborer protestants, catholiques et, dans une moindre mesure, orthodoxes à une traduction des Écritures qui puisse convenir à tout le monde. C'est beau sans être littéraire. Exemple: en 1 Rois 19,12, Dieu se manifeste par "le bruissement d'un souffle ténu". Et dans Matthieu 6,27: "Et qui d’entre vous peut, par son inquiétude, prolonger tant soit peu son existence ?" Magnifique ! Dans ce dernier verset, pas de "coudée", un français moderne et actuel, une traduction juste sans être littérale. J'aime plusieurs de ses formulations. Par contre, j'aime moins qu'on ait abandonné le traditionnel "Au commencement" qui commence la Bible pour "Lorsque Dieu commença la création...", le mot Verbe au lieu de Parole au début de l'Évangile de Jean, les majuscules à "Fils d'Homme" en Daniel 7,13 et l'emploi du futur en Exode 3,14, "Je suis qui je serai". 9 sur 10, ma préférée tout juste après la NBS.

La Bible en Français courant (FC): une bonne traduction qui a le mérite d'utiliser un français accessible et moderne, mais pas la plus belle par contre. Un exemple: dans Actes 17, 28, "C’est par lui que nous vivons, que nous bougeons et que nous sommes" au lieu de "la vie, le mouvement et l'être". Trop de mots à certains endroits là où un seul mot aurait suffi. Néanmoins, une bonne traduction, théologiquement proche de moi. Et c'est bien une traduction, pas une paraphrase. 8 sur 10, numéro 4 dans mon top 5.

La Bible Segond (1910): un peu vieillotte aujourd'hui, mais reste une bonne traduction. Suffit de ne pas être trop agacé par "point" au lieu de "pas", "l'Éternel" au lieu de "Seigneur" et les imparfaits du subjonctif. Par contre, comme toutes les vieilles versions, Ésaïe 7,14 parle de "vierge" au lieu de "jeune fille" et 1 Corinthiens 13,2 de "charité" au lieu d'"amour". 7 sur 10, dernière de mon top 5. Pas ma préférée, mais loin d'être mauvaise.

La Nouvelle Bible Segond (NBS): datant de 2002, elle est la plus récente mise à jour de la version Segond, succédant à la Bible à la Colombe de 1978. Incomparable, sans pareille pour ses notes, une véritable encyclopédie (je parle de la version d'étude, pas la version sans notes). Les illustrations aèrent le texte et rendent la lecture plus agréable, sans parler de la qualité des cartes et photos-satellites. La traduction elle-même est plutôt littérale: "pauvres en esprit" en Matthieu 5, 3, "celui qui DÉTESTE sa vie" en Jean, 12,25, mais le reste et la saveur théologique rachètent le tout. 9,25 sur 10, ma Bible numéro 1.

La Bible du Cardinal Liénart: une vieille bible catholique de 1951, fruit d'une souscription populaire, elle avait connu beaucoup de succès au Québec. Je l'ai "héritée" d'une grand-tante. Archaïque, n'a plus beaucoup d'intérêt de nos jours; on y lit des choses comme "Yawheh Dieu". À Matthieu 6, 27, on parle de "réflexions" au lieu d'inquiétudes ou de soucis. Catastrophe, les traducteurs ont écrit "pauvres d'esprit" pour la première béatitude ! Aucune de ses formulations ne me plaît vraiment, je peux toujours trouver mieux dans une autre version. 5 sur 10.

La Bible de Maredsous: superbe traduction catholique faite par des moines belges, une bible conçue pour la lecture publique, donc avec un souci particulier pour l'esthétique, le rythme, les rimes. Pour ce faire, s'éloigne parfois(heureusement !) d'une version littérale. Une version qui vieillit bien même si elle date un peu (années 50). Rééditée plusieurs fois, dont la dernière sous le nom "Bible pastorale" dans laquelle chaque chapitre est accompagné d'un commentaire dans la marge pour expliquer le sens et faire un lien avec la vie de nos jours, dans l'esprit moderne et réformateur de Vatican II. Excellente version, 8,5 sur 10, numéro 3 dans ma liste.

La Bible de Jérusalem: traduction rigoureuse mais pas très belle, et le style est un peu trop littéraire à mon goût. Comparez Psaume 8, 6 dans la TOB: "Tu en as presque fait un Dieu", avec la Jérusalem: "À peine le fis-tu moindre qu'un Dieu". Élégant, mais pas nécessairement agréable à lire ni accessible à tous. Lourd et empesé, je dirais. L'édition de 1973 avait osé quelques innovations (âme de pauvre Mt 5,3, vent de Dieu Gn 1,2), mais la révision de 1998 a été faite dans un sens littéral. La Jérusalem utilise le mot "homosexuel" à 1 Timothée 1, 9-10, bien que le mot date de Freud et du XIXe siècle. L'utilisation de "Yahvé Dieu" tombe sur les nerfs. Vraiment pas ma préférée, bien que je reconnaisse la qualité du travail de l'École biblique de Jérusalem. 6,5 sur 10.

Les Bibles Martin (1744) et Ostervald (nouvelle édition 1996): deux archi-vieilles versions qui ne font le bonheur que des ultraconservateurs qui ne jurent que par le Textus Receptus. Je les ai consultées et comparées parce qu'elles sont en ligne, mais jamais je ne les achèterais. Trop conservatrices dans la lettre ("larrons" au lieu de "voleurs" à Mt 6,19-21) comme dans la théologie (emploi du mot "vierge" à Ésaïe 7,14, formulation "le Fils de l'homme" à Daniel 7,13). Sans intérêt. Pas de note.

La Bible Crampon: comme la Liénart, une autre vieille bible catholique. Pendant longtemps, les catholiques francophones n'ont eu que la Crampon dans leur langue. L'édition que j'ai consultée date de 1960, le Nouveau Testament a été révisé par Trinquet. Tous les défauts des vieilles bibles (Yahweh Dieu, "Vierge", "coudée"...). Archaïque. 4 sur 10. Tout de même, reconnaissons la valeur de l'immense travail que le chanoine Crampon a fait TOUT SEUL à une époque où les outils informatiques n'existaient pas encore.

La Bible des Peuples: une bible faite pour les communautés de base. Oeuvre de deux prêtres catholiques ayant travaillé dans les missions, elle fut beaucoup critiquée (tant la première mouture que la version révisée) par les Juifs qui l'ont accusée de relents antisémites. L'intérêt réside dans les commentaires en marge, comme la Maredsous. Mais plus que de simples commentaires, ce sont de véritables prédications. Pratique pour les communautés qui n'ont pas de prêtre. Intéressant. Traduction en langage clair et accessible, moderne. Original. 6,75 sur 10.

La Bible Beaumont: traduction originale, oeuvre d'un seul homme, mais qui prend certaines libertés pas toujours heureuses avec le texte traditionnel; Actes 17, 25: "haleine" au lieu de "souffle". Gn 1,2: "le souffle de Dieu PALPITAIT sur les eaux". Palpiter ?!??!? 4,5 sur 10

La Bible Parole de Vie: assez paradoxalement, cette Bible avec un vocabulaire simplifié (3 000 mots), ses phrases simples et courtes, ses verbes au présent donne une saveur nouvelle au texte, le rend vivant, dynamique. Ses introductions sont brèves mais disent l'essentiel de ce qu'il faut savoir du livre, les notes sont peu nombreuses mais ont l'honnêteté de faire état des différentes traductions et interprétations possibles les rares fois où le sens d'un verset demeure ambigu. Je me la suis procurée récemment, je ne peux pas encore l'évaluer et la comparer aux autres, mais elle me plaît vraiment beaucoup.

Je n'ai jamais eu la chance de lire des passages dans la Bible Osty ou la Semeur.

Par contre, j'ai feuilleté la Bayard. Bof... Peut être intéressante pour qui veut être surpris et lire quelque chose de nouveau, mais au-delà de ça, c'est plutôt sans intérêt. Et ça manque d'unité. Ça sent le "faire changement juste pour faire changement", cette traduction n'apporte rien de plus aux traductions qui existent déjà.

Quant à la Chouraqui, le seul intérêt réside dans la volonté de rendre au texte sa saveur hébraïque et grecque originale. Mais c'est tellement laid ! Un de mes passages préféres, Mt 6,19-21, est complètement défiguré: "Ne thésaurisez pas des richesses..." au lieu de "N'amassez pas". Ou encore, dans les Béatitudes: "Heureux les matriciels, ils seront matriciés". BEURK ! J'avoue toutefois que c'est intéressant, à défaut d'être beau, clair, lisible et compréhensible. Mais à 75$, c'est cher payé juste pour ça, je trouve.

Pour comparer les différentes versions qui existent et chosir celle qu'on préfère, je vois trois façons:

1- Comparer des passages très connus et auxquels on est habitués, genre Genèse 1-2 ou le prologue de l'Évangile de Jean. Le texte reprend-il les formulations traditionnelles ou s'en éloigne-t-il ? Reconnaissez-vous les mots auxquels vous êtes habitué ou pas ? À vous de voir ce que vous préférez, des formulations plus traditionnelles ou des innovations parfois surprenantes.

Genèse 1, 1-2

TOB
Lorsque Dieu commença la création du ciel et de la terre, la terre était déserte et vide, et la ténèbre à la surface de l’abîme; le souffle de Dieu planait à la surface des eaux,

Français courant
Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.
La terre était sans forme et vide, et l’obscurité couvrait l’océan primitif. Le souffle de Dieu se déplaçait à la surface de l’eau.

Segond (1910)
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.
La terre était informe et vide; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.

Nouvelle Bible Segond
Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.
La terre était un chaos, elle était vide; il y avait des ténèbres au-dessus de l’abîme, et le souffle de Dieu tournoyait au-dessus des eaux.

Liénart
Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. La terre était vide et déserte et les ténèbres étaient au-dessus de l’océan et l’esprit de Dieu se penchait au-dessus des eaux.

Maredsous
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres couvraient l’abîme et le souffle de Dieu planait sur les eaux.

Jérusalem
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux. (1973)
et un souffle de Dieu agitait la surface des eaux. (1998)

Martin
Au commencement DIEU créa les cieux et la terre.
Et la terre était sans forme, et vide, et les ténèbres [étaient] sur la face de l'abîme ; et l'Esprit de Dieu se mouvait sur le dessus des eaux.

Ostervald (1996)
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. Or la terre était informe et vide, et les ténèbres étaient à la surface de l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait sur les eaux.

Crampon
Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était déserte et vide; les ténèbres couvraient l’abîme, et le vent de Dieu battait la surface des eaux.

Bible des Peuples
Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux.

Beaumont
Dans le commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
La terre était informe et vide
et le souffle de Dieu palpitait sur les eaux.

Parole de Vie
Au commencement, Dieu crée le ciel et la terre.

La terre est comme un grand vide. Elle est dans la nuit. Une eau profonde la recouvre. Le souffle de Dieu se tient au-dessus de l’eau.

2- Faites passer à la version que vous avez entre les mains des "tests" théologiques. Ésaïe 7,14 utilise-t-il le mot "Vierge" (avec majuscule, sans majuscule), "jeune femme" ou autre chose ? En Daniel 7,13, parle ton du Fils de l'Homme, d'un fils d'homme, d'un être semblable à un humain ? Quels mots ont été choisis pour traduire ceux de Paul lorsqu'il parle (1 Corinthiens 6, 9 et 1 Timothée 1, 10) des hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes: homosexuels, pédérastes, infâmes, pervers, abominables ? Ce genre de tests comparant le choix des mots sert à savoir quelle théologie imprègne la traduction, s'il s'agit d'une bible conservatrice ou non.

Ésaïe 7,14

TOB
Voici que la jeune femme est enceinte et enfante un fils

Français courant
la jeune femme va être enceinte et mettre au monde un fils

Segond
Voici une vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils

Nouvelle Bible Segond
la jeune fille est enceinte, elle mettra au monde un fils

Liénart
Voici, la vierge est enceinte et enfante un fils

Maredsous
La jeune fille va concevoir et enfanter un fils

Jérusalem
Voici, la jeune femme est enceinte,
elle va enfanter un fils

Martin
voici, une Vierge sera enceinte, et elle enfantera un fils,

Ostervald
Voici, la vierge sera enceinte; elle enfantera un fils

Crampon
Voici que la Vierge a conçu, et elle enfante un fils

des Peuples
Voici : La jeune mère est enceinte, elle enfante un fils

Beaumont
Voici que la jeune femme va mettre au monde un fils

Parole de Vie
la jeune femme sera enceinte et elle mettra au monde un fils

3- Comparez vos versets préférés et voyez dans quelle version ils sont rendus de la façon la plus belle ou la plus compréhensible, la plus élégante ou la plus lisible, la plus littéraire ou la plus moderne... voire la plus conforme à votre lecture personnelle, éclairée par l'Esprit.

Jean 12,25

TOB
Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui cesse de s’y attacher en ce monde la gardera pour la vie éternelle.

Français courant
Celui qui aime sa vie la perdra, mais celui qui refuse de s’y attacher dans ce monde la gardera pour la vie éternelle.

Segond
Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle.

Nouvelle Bible Segond
Celui qui tient à sa vie la perd, et celui qui déteste sa vie dans ce monde la gardera pour la vie éternelle.

Liénart
Qui aime sa vie la perd, et qui hait sa vie en ce monde la gardera pour une vie éternelle.

Maredsous
Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle.

Jérusalem
Qui aime sa vie la perd;
et qui hait sa vie en ce monde
la conservera en vie éternelle.

Martin
Celui qui aime sa vie, la perdra ; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera jusque dans la vie éternelle.

Ostervald
Celui qui aime sa vie la perdra; et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle.

Crampon
Celui qui aime sa vie la perd, mais celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle.

des Peuples
Celui qui tient à sa vie la détruit, mais celui qui méprise sa vie dans ce monde la sauvegarde pour la vie éternelle.

Beaumont
Qui aime sa vie la perd
et qui cesse de l’aimer en ce monde
la préserve pour qu’elle soit vie éternelle.

Parole de Vie
Celui qui aime sa vie la perdra. Mais si quelqu’un aime Dieu plus que sa vie dans ce monde, cette personne gardera sa vie et elle vivra avec Dieu pour toujours.

Il est aussi bon de lire un peu la préface, les introductions de chaque livre (s'il y en a), les notes (s'il y en a)... Ça donne une bonne idée de qui est/sont le ou les auteurs de cette traduction, d'où ils viennent, leur méthode, leurs intentions, leur but, etc.

Correction:

Je croyais posséder une Segond (1910), la bible classique du protestantisme francophone, en fait j'avais entre les mains une version fondamentaliste basée sur la traduction de Segond. Comme celle-ci est libre de droits, n'importe qui (dans ce cas-ci, la Canadian Home Bible League, qui existe encore mais sous un nouveau nom) peut la prendre et en faire ce qu'il veut, même la modifier ici et là, là où les formulations trop "libérales" de la Segond dérangent.

Donc, Genèse 1, 1-2 se lit plutôt comme suit:

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. (Pas de majuscule à "esprit").

Et Ésaïe 7,14:

Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils. (pas "vierge").

Étrange, je me rends compte qu'il y a dans cette bible fondamentaliste d'autres modifications au texte de Segond, notamment en Exode 3,14 qui reprend la formule "Je suis celui qui est" au lieu de "Je suis celui qui suis", et Matthieu 1,25 parle de "son fils premier-né" à la place du "un fils" de la vraie Segond.

À l'avenir, je me méfierai quand j'aurai entre les mains une bible où il est écrit "D'APRÈS la traduction de Louis Segond" !

Enfin disponible au

Enfin disponible au Québec:

 

La TOB incluant le Pentateuque révisé, avec notes intégrales !

 

Au début de notre décennie, les 5 premiers livres de la Bible ont été révisés pour tenir compte des récentes avancées dans les sciences de la Bible. Cette nouvelle traduction du Pentateuque avec notes et introductions entièrement révisées a d'abord été publiée à part. Puis, la TOB a intégré ce nouveau Pentateuque dans sa version "notes essentielles", celle qu'on voit le plus souvent. Désormais, on peut trouver la grosse brique (notes intégrales, introdiuctions plus longues) avec le nouveau Pentateuque.

 

Je crois qu'au Québec, on voulait écouler le stock d'anciennes TOB à notes intégrales avant de vendre la nouvelle, ce pourquoi ç'a pris tant de temps.

 

Je l'ai vue à 75 $ à la Maison de la Bible. Une vraie encyclopédie, très haute qualité, à mettre sur le même pied que la NBS (Nouvelle Bible Segond) dont on a parlé plus haut dans ce fil.

 

Si la date 2004 ou une date ultérieure n'apparaît pas dans votre TOB, c'est que vous avez l'ancienne version.

 

Autre truc: Genèse 1.1. Si votre TOB dit: "Lorsque Dieu commença la création du ciel et de la terre", vous avez la vieille version. La nouvelle utilise plutôt la formulation traditionnelle: "Au commencement, Dieu créa...".

 

Personnellement, je trouve dommage ce changement. "Lorsque Dieu commença la création" est plus proche de l'hébreu et laisse planer la possibilité que Dieu continue à créer. L'autre formulation présume plutôt un commencement absolu qui est chose du passé, une création qui n'a eu lieu qu'une seule fois et qui est finie.

Il y a un mois je suis tombée

Il y a un mois je suis tombée sur la première édition de la TOB intégrale, en version usagée à 35$ à l'Échange. Belle aubaine, surtout que je trouve les notes bien plus intéressantes que celle de la NBS. Les introductions à chaque livre sont très très détaillées, et les notes sont intéressantes et bien balancées entre l'aspect scientifique et l'aspect théologique. Un bel outil!

Belle aubaine en effet ! Il

Belle aubaine en effet ! Il faudra juste prendre les notes et introductions du Pentateuque avec un grain de sel puisque l'avancement de la recherche fait que les spécialistes ne sont plus sûrs aujourd'hui de ce qu'ils y affirmaient concernant l'origine des textes et leur datation.

 

C'est vrai que les notes intégrales de la TOB vont plus loin que celles de la NBS. Ce qui est super dans la NBS, ce sont tous les encadrés, les tableaux et les dessins. Si les notes ne vont pas aussi loin qu'on le souhaiterait, c'est que la NBS est le fruit de la collaboration entre protestants historiques et protestants évangéliques. Il fallait que les évangéliques soient d'accord, que qqch fasse consensus pour apparaître dans cette version. Ça limite les possibilités, on ne peut pas tout dire !

 

La TOB va plus loin parce que les catholiques et les protestants (historiques) qui y ont collaboré étaient tous de la même "école" historico-critique.

Vous pouvez consulter les

Vous pouvez consulter les intoductions et notes du Pentateuque de la nouvelle version TOB sur le Web. Comme Hhai le constate les notes de cette version complète sont très élaborées. Stéphane vous campez bien le pourquoi des différences d'approche dans la constitution des appareils critiques entre NBS et TOB. Pour la plupart des gens, même l'ancienne TOB convient, l'évolution des hypothèses historico-critiques, pour intéressante qu'elle puisse être pour des chercheurs plus pointus, n'a somme toute que peu d'impact sur la compréhension essentielle du texte.

Depuis mes derniers messages

Depuis mes derniers messages dans ce fil, je me suis davantage familiarisé avec la Bible de Jérusalem et je possède désormais la Osty.

 

Pour la Jérusalem, j'apprécie la teneur critique des notes qui vont parfois même à l'encontre de dogmes de la foi chrétienne, notamment en ce qui concerne la divinité de Jésus. On sent là l'influence du Père Boismard. Par contre, je maintiens ce que j'ai écrit sur la traduction du texte: vraiment pas beau.

 

Pour la Osty: traduction très littérale qui tente de coller au texte autant que faire se peut. Comme la Jérusalem, excellentes notes, mais traduction peu agréable à lire. J'apprécie beaucoup les longues introductions pour chaque livre.

 

 

 J'ai peut-être lu trop vite,

 J'ai peut-être lu trop vite, mais il me semble ne pas avoir trouvé la Bayard dans ce fil. Elle est disponible en format de poche ou grosse comme un dictionnaire. Elle a l'avantage d'être très peu chère (13$ pour la grosse... Neuve! Et c'est du papier de qualité!), de contenir aussi les livres dits "apocryphes" (contrairement à la Nouvelle Segond) et d'être une des traductions les plus oeucuméniques. Non seulement des Chrétiens de tout plein de dénominations différentes ont participé à cette traduction, mais aussi des Juifs, des agnostiques et des athées!

 

J'ai eu la chance de rencontrer un des biblistes qui a travaillé à sa traduction (pour Qoelet et Proverbes, je crois). Il dit qu'un effort particulier a été mis pour que le choix des mots respecte la culture dont le texte est issu. Par exemple, le mot "âme" a été évité, parce que le concept d'âme séparée du corps est un concept grec et non hébreux. Les Hébreux avaient une conception de l'humain en plusieurs parties (basar, nephesh et rouach), mais ces parties ne pouvaient pas être séparées les unes des autres... Du moins, pas aussi nettement que dans le concept grec de l'âme. Le mot âme est considéré par plusieurs biblistes comme une mauvaise traduction, mais je ne me souviens plus si c'est de nephesh (le sang, la vie ou l'individu) ou de rouach (le souffle)...

 

La mise en page est assez particulière aussi. Puisque les intertitres ne font pas partie des textes originaux, ils sont tout simplement absents. Les chapitres et les versets ne font pas non plus parti des textes originaux, mais ils sont trop utiles pour être enlevés complètement, alors ils ont été discrètement placés dans la marge. Il est aussi facile de s'y retrouver que dans n'importe quelle autre Bible, mais la lecture en est plus fluide. La mise en page est beaucoup plus aérée que ce à quoi on est habitué. C'est agréable pour les yeux, mais pas pour les bras! En tout cas pour la grosse version! C'est ma principale critique: elle est grosse, lourde, encombrante.

 

Pour ce qui est de sa qualité littéraire, c'est supposé être le top du top, parce que les traducteurs ont travaillé en équipe avec des écrivains, mais je n'en suis pas encore convaincue... Jusqu'à présent, je trouve la Nouvelle Segond plus poétique... C'est peut être parce que j'y suis plus habituée... Ou que je suis tombée sur des écrivains nuls dans les livres que j'ai consulté dans ma Bayard.

 Étrange... J'étais curieuse

 Étrange... J'étais curieuse de voir comment la Bayard traduisait la série de lettre ou les "blablabla" d'Esaï 28.10 dont il a été question plus tôt... Dans les trois Bibles que j'ai chez moi, la traduction est tellement différente de ce qui a été mentionné sur ce fil que je ne suis pas certaine d'avoir le bon verset...

 

Good News Bible

He is trying to teach us letter by letter, line by line, lesson by lesson."

 

Nouvelle Segond révisiée (1978, je crois)

Ordre sur ordre, ordre sur ordre,

Règle sur règle, règle sur règle,

Un peu ici, un peu là.

 

Bayard

il faut faire ci, il faut faire ça

c'est comme ci, c'est comme ça

c'est la loi, c'est la loi

C'est bien le bon verset,

C'est bien le bon verset, Ursus, n'aie crainte, c'est juste qu'il n'y a pas de consensus sur l'interprétation de cet obscur passage.

 

J'ai consulté les bibles que j'ai ici, et les différentes interprétations qui ressortent de cet examen rapide sont:

 

- il ne faut pas chercher à traduire ces mots qui sont choisis seulement pour leur sonorité; les gens se moquent d'Ésaïe en assimilant ce qu'il dit à du bavardage sans intérêt, du verbiage, ou au babil d'un bébé, ou encore au balbutiement d'un ivrogne;

 

- ces mots ne sont peut-être pas dépourvus de sens, mais ils sont surtout des onomatopées évoquant les perpétuelles criailleries d'Ésaïe;

 

- les gens comparent Ésaïe à un maître d'école qui apprend aux enfants à parler (en français, on dirait qu'il leur enseigne le ba-be-bi-bo-bu);

 

- les gens se plaignent qu'Ésaïe leur fait la morale comme s'ils étaient des enfants qui savent à peine parler, il ne cesse de leur donner des ordres, des règles, ce qu'il faut faire et ne pas faire.

 

La TOB, la Crampon, la Jérusalem et l'Osty n'ont pas traduit et se contentent de donner les mots en hébreu.

 

À l'opposé, la Liénart, la Segond (1910), la Maredsous et la Bayard les ont traduits: règles, préceptes, ordres, loi...

 

La Parole de Vie et la NBS ont choisi l'interprétation du professeur qui enseigne les syllabes aux enfants: B-A-BA...

 

Seule la Français courant parle de blablabla.

 

La Bible des Peuples se démarque par une traduction singulière: "Si tu comprends, tant mieux, si tu ne sais pas, tant pis."

 

Ce que je comprends, c'est que le peuple ne veut rien savoir de ce qu'Ésaïe veut leur dire, qu'ils sont exaspérés de l'entendre et qu'ils se moquent de lui.

La Bible Bayard n'arrive pas

La Bible Bayard n'arrive pas à la hauteur d'une traduction comme la Nouvelle Segond.

Bayard a été traduite par des équipes différents. Du coup "nefesh" est traduit par vie dans un livre, âme dans un autre, etc. Cela devient difficile à suivre.

Certains livres sont bien traduits (par exemple l'évangile de Marc), d'autres sont complètement ratés (je ne suis pas capable de lire Jonas).

J'ai un grand intérêt pour la théologie réformée (Calvin, Barth, etc.). Je préfère la Segond avec la Colombe (1978). Le langage utilisé est celui de la tradition réformée et cette traduction propose également les versets du Texte Reçu (manuscrit grec utilisé jusqu'au XIXe siècle pour le NT)... du coup je peux retrouver les citations de Calvin ou Barth.

Patrick_mtl a écrit :Je

Patrick_mtl a écrit :
Je préfère la Segond avec la Colombe (1978). Le langage utilisé est celui de la tradition réformée et cette traduction propose également les versets du Texte Reçu (manuscrit grec utilisé jusqu'au XIXe siècle pour le NT)...

Es-tu rendu Textus Receptus Only ?

 

Ou anti-massorètes ?

 

Tu n'aimes plus la NBS ?

Es-tu rendu Textus Receptus

Es-tu rendu Textus Receptus Only ?

Non

Ou anti-massorètes ?

Non

Tu n'aimes plus la NBS ?
 

Faut pas t'inquiété. C'est temps-ci je suis Segond 1978, c'est celle que je préfère pour mes recherches personnelles parce que c'est la seule que j'écris de dedans. Elle présente le texte scientifique dans la page et le textus receptus en note de bas de page. Donc, j'ai accès au deux dans la même version.

La NBS est excellente mais je l'utilise moins depuis que j'ai la Parole de Vie dont tu avais parlé. Je l'utilise pour la lectio divina.

 

Patrick_mtl a écrit :Faut pas

Patrick_mtl a écrit :
Faut pas t'inquiéter.

Oh, je ne m'inquiète pas, je niaisais plus que d'autre chose. Je n'ai pas encore de parts dans la maison d'édition qui publie la NBS !

Patrick_mtl a écrit :
Ces temps-ci je suis Segond 1978, c'est celle que je préfère pour mes recherches personnelles parce que c'est la seule que j'écris dedans. Elle présente le texte scientifique dans la page et le textus receptus en note de bas de page. Donc, j'ai accès au deux dans la même version.

J'ignorais cette caractéristique de la Bible à la Colombe. Elle ne doit pourtant pas être la seule à le faire, toute édition de la Bible qui a un appareil de notes un tant soit peu développé doit présenter, me semble, les différentes versions (Texte Reçu, syriaque, etc.) des différents manuscrits en note de bas de page, non ?

 

Je ne suis pas sûr de saisir ce qui fait l'originalité de la Bible à la Colombe, faudrait que je m'en procure une pour voir.

 

Dans un autre ordre d'idées, tu dis que cette Bible utilise les mêmes mots que Calvin et les Réformateurs. Peux-tu donner un exemple de ça, un mot identique à celui utilisé par les Réformateurs qui serait dans la Segond 78 mais pas dans la NBS ?

 

Ressuscité ?

Patrick_mtl a écrit :
La NBS est excellente mais je l'utilise moins depuis que j'ai la Parole de Vie dont tu avais parlé. Je l'utilise pour la lectio divina.

La Parole de Vie ne cesse de m'étonner. La puissance de la simplicité.

En fait, il y a bien une

En fait, il y a bien une série de mots en hébreu que l'on peut traduire par ordre, mesure et un peu ici et là, c'est une question de sonorité, les sons des mots en hébreu sont semblable à en petit enfant qui dit tzav tzav qav qav .... le verest 9b le montre et le v11 l'explique.... on se moque en quelque sorte d'Israël qui ne comprend pas la loi et qui est pire qu'un enfant. TOUTES LES TRADUCTIONS SONT BONNES car on ne peut pas transcrire l'effet sonore : "Tzav "Ordre "latzav" sur ordre ect. La lecture du texte nécessite de lire l'accentuation en dessous des voyelles et donc en lisant vous aller avoir l'air d'un enfant qui prononce des sons et des drôles de sons ! C'est simple le rédacteur du premier Isaië joue sur les mots avec leur sonorité. C'est chose régulière dans le Texte Massorétique ! Mais un véritable mot, maux de tête pour le traducteur...... Voilà si cela vous aide !

La réponse à ces questions

La réponse à ces questions demande de faire une analyse morphologique et syntaxique. La dificulté est de taille quand il faut traduire des valeurs qui n'existent presque pas dans le français ni même dans l'anglais. Une note alors se trouve nécessaire, il faut expliquer car le texte ne parle pas de lui-même. Il faut savoir que des fautes de grammaires sont présentes dans l'AT et le NT. Comment corriger, c'est le travail du traducteur face aux divers MSS et face à ses connaissances de la langue. Aujourd'hui nous avons de outils de travail qui permettent de faire une traduction plus proche du texte ou plus juste. L'analyse syntaxique en hébreu est devenue obligatoire. En hébreu la grammaire porte le nom de DIQDOUQ qui signifie poussière, les pioints de voyelles et les traits de l'accentuation et de la cantilation ! Tout un art à découvrir......... Bonne chance avec les diverses traductions de la Bible.... un conseil, il est préférable de travailler le plus souvent avec le même texte pour éviter le brouillard !

Merci, Emmanuel, de nous

Merci, Emmanuel, de nous éclairer sur ce passage obscure. 

Bonjour à tous, Je reviens

Bonjour à tous,

Je reviens sur Isaïe 28, 10. Le système ici rend difficile l'écriture hébraïque 

כִּי צַו לָצָו צַו לָצָו, קַו לָקָו קַו לָקָו--זְעֵיר שָׁם זְעֵיר שָׁם

Il vous manque l'accentuation car la police et le système ne le permet pas. Je vais tenter de faire un petit interlinaire pour vous :

 

 כִּי  particule syntaxique que l'on pourrait traduire par ainsi que... en effet ou tout simplement ne pas la traduire.

צַו On peut traduire par ordre

לָצָו avec l'ajout du Lamed on a donc "sur ordre" et l'on répète une autre fois la séquence.

קַו ligne

 לָקָו ligne sur ligne avec l'ajout du Lamed et l'on répète la séquence.

זְעֵיר שָׁם un peu ici, c'est une expréssion rare qui dénote une moquerie. Elle est répétée deux fois.

Notez que dans tous les cas, il y a deux fois la répétition, artifice littéraire très souvent utilisé dans la Bible et dans l'hébreu biblique. L'idée est la suivante, les sons sont comme les sons d'un enfant, petit bébé, mais ils ont un sens. Il y a de l'humour dans la Bible et ce n'est pas le seul cas. Je ne peux pas faire mieux étant donné les limites du système et surtout, le temps.... mais je voulais que vous puissiez le visualiser. On peut aussi l'entendre dans certains site internet qui lisent pour vous le Texte massorétique !

Attention mon Rabbin est dans le coin gauche de la page et il me surveille avec ses petits yeux et ses grosses lunnnnnnnnnettes ! De la part d'Immanouël !

  Je relance ce fil pour

 

Je relance ce fil pour répondre à mon attente spécifique.

 

J'aimerai lire la Bible pour ma culture personnelle, même si je suis non-croyant, et je recherche un certain type de traduction (je ne maîtrise ni l'hébreu ni le grec ni l'araméen ni le latin, à mon plus grand regret).

 

Mon souhait est d'avoir une traduction littéraire et assez proche des textes originaux. Beaucoup semblent s'insurger ici contre des traductions soi-disant désuètes au motif qu'elles utiliseraient du vocabulaire soutenu ou peu courant, ou l'imparfait du subjonctif. Mais les amis, c'est du français moderne (celui qui existe depuis le XVIIe siècle), en quoi est-ce vieillot ? C'est toute la richesse et la noblesse de notre langue écrite et orale. Et c'est quoi le français contemporain ? Du franglais avec 3 000 mots de vocabulaire et une syntaxe claudiquante ? Non merci, je ne veux pas lire une traduction au rabais. Après tout, c'est l'occasion d'enrichir son français plutôt que le laisser à un niveau valétudinaire.

 

Quelques annotations explicatives ne seraient pas de refus non plus. Que me conseillez-vous ? Avez-vous aussi essayé les traductions plus anciennes des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles ?

 

Bonjour T-A-M de

Bonjour T-A-M de Glédel. Compte tenu des spécificités que vous recherchez, il me semble que la "Nouvelle traduction de la bible" dite Bayard pourrait vous intéresser. Un commentaire en est donné sur le site InterBible qui situe bien les choses. Vous pouvez aussi consulter le site LexiLogos pour lire en ligne différentes versions avant de vous procurer un exemplaire papier, irremplaçable pour le plaisir de la lecture et de la réflexion.
 

 Une nouvelle TOB vient de

 Une nouvelle TOB vient de sortir (novembre 2010):

 

http://www.la-bible.net/page.php?ref=TOB/2010

 

Une nouveauté, elle contiendra six livres utilisés dans les Églises orthodoxes mais non reconnus comme canoniques chez les Occidentaux (3 et 4 Macchabées, 3 et 4 Esdras, Psaume 151, Prière de Manassé).

 

J'ai hâte de la feuilleter !

Bon, un cadeau pour Noël?

Bon, un cadeau pour Noël? C'est intriguant ces livres méconnus. La référence que vous nous offrez permet d'ailleurs dès maintenant de faire une lecture en ligne des 3 et 4 Maccabées et Esdras.

Je me suis informée à la

Je me suis informée à la Maison de la Bible et on m'a dit que le lancement au Québec n'aurait lieu qu'en janvier-février. Alors à moins de sortir les sous et d'importer, il faudra faire preuve d'un peu de patience...

NOTE: C'est Élyse (Hhai) qui a écrit ce commentaire en utilisant par erreur le mauvais compte.

 Finalement, elle était

 Finalement, elle était disponible au Québec en décembre !

Je possède plusieurs

Je possède plusieurs versions.

Mais j'utilise celle de Jérusalem et surtout celle de Second. Elle me plait de par son format surtout.

J'ai travaillé plus souvent qu'autrement avec la version Louis Segond, ce qui n'est pas contradictoire pour moi, (puisqu'avec un esprit critique sur la traduction, sachant d'autre en plus que certains livres, (7 je crois), sont non reconnus par mes amis protestants que je respecte. 

Membre en règle à la Société d'Histoire du Protestantisme Franco-québécois, (SHPFQ), comme catholique, j'y vois un opportunité d'essayer de comprendre les craintes envers nous, catholiques. À l'élection de Benoît XVI j'ai essayé de rassurer plus d'un amis protestants.

Agar a écrit : Mais j'utilise

Agar a écrit :

Mais j'utilise celle de Jérusalem 

Laquelle ? 1955, 1973 ou 1998 ?

 

Je suis curieux... 

Agar a écrit : Membre en

Agar a écrit :

Membre en règle à la Société d'Histoire du Protestantisme Franco-québécois, (SHPFQ), comme catholique, j'y vois un opportunité d'essayer de comprendre les craintes envers nous, catholiques. À l'élection de Benoît XVI j'ai essayé de rassurer plus d'un amis protestants.

 

Je n'ai pas peur des Catholiques... Je me sens rejetée, c'est tout...

À Stéphane.    Jérusalem 1955

À Stéphane.

   Jérusalem 1955 assez rarement.  La Louis Segond (réimpression de celle de 1910). J'admire le format.

À Ursus.

   Je vous comprends après votre vécu en confession. C'est malheureux. Mais pourquoi vous confessez-vous si vous êtes protestante ?

Ursus je suis allé lire votre

Ursus je suis allé lire votre blogue [en cliquant sur le 'rejetée' de votre message]. Ce prêtre a été pour le moins malhabile dans sa manière d'accueillir votre démarche. Mais le confessionnal n'est pas le lieu d'un échange ou d'un approfondissement, mais plutôt une sorte de lave-auto "drive-in" où on passe rapidement. Vous étiez peut-être la première personne protestante qu'il rencontrait, très probablement la  "première" dans un confessionnal. En vous disant "Alors, oui, il serait mieux pour vous de demander pardon à Dieu directement dans votre coeur, car Dieu est au dessus de toutes nos religions n'est-ce pas? Je vais vous bénir, mais vous feriez mieux de demander pardon à Dieu dans votre coeur." d'un point de vue "romain" institutionnel il a tenté de respecter votre démarche, sans juger, en ne vous insérant pas dans une démarche qu'il considère spécifique à son église et qu'il ne considère pas pouvoir offrir en dehors du 'cercle' de ses membres.

 

Au niveau théologique, à l'ntérieur des paramètres qui sont les siens, pas sûr qu'il ait fait une bonne interprétation. Dans mon expérience bon nombre de prêtre ne sont pas très théologiens: ils appliquent les lignes officielles le mieux possible, le plus souvent j'ose le croire avec cœur et bienveillance, mais deviennent rapidement déboussolés quand ils ont affaire à des situations qui ne suivent pas les conventions. Je suis protestant et je peux témoigner que ce ne sont pas tous les prêtres catholiques qui auraient réagis comme lui. Ça dépend beaucoup de la liberté personnelle de l'intervenant et de sa capacité justement de saisir que la grâce n'est pas "contrôlée" par l'institution. Mais en affirmant cela, je me situe justement dans une théologie protestante... Enfin, je suis désolé pour vous mais je suis édifié par votre intérêt d'explorer avec intégrité les ressources offertes par d'autres contextes ecclésiaux. En fin de compte, les églises c'est peut-être un peu beaucoup comme les restos et la bouffe: on fréquente là où on se sent bien, où la nourriture est bonne et... où on n'a pas de problème de digestion après coup.

 

unVeilleur a écrit : "Alors,

unVeilleur a écrit :
 "Alors, oui, il serait mieux pour vous de demander pardon à Dieu directement dans votre coeur, car Dieu est au dessus de toutes nos religions n'est-ce pas? 

Je trouve que, pour un prêtre catholique, il connaît très bien ce qu'est la confession pour nous, protestants.

 

Il fait même preuve d'une belle ouverture en osant affirmer que Dieu n'est pas catholique ! J'ai assisté à un baptême où le prêtre célébrant avait clamé que "de la même manière qu'il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'une seule Église." La romaine, évidemment. 

 

Je peux en même temps comprendre qu'un protestant, à certains moments de sa vie, puisse sentir le besoin d'un rite ou d'une pratique qui ne fait pas partie de notre tradition. Notre tradition est bien pauvre en rites et pratiques, faut bien l'avouer (relire le fil de discussion "Qu'est-ce qui manque au protestantisme".)

Mais pour revenir au sujet de

Mais pour revenir au sujet de ce fil qui est les versions de la Bible, j'ai une question pour Hhai: veux-tu encore donner ta TOB intégrale 1988 ?

Agar a écrit : À Stéphane.   

Agar a écrit :

À Stéphane.

   Jérusalem 1955 assez rarement. 

Gardez-la précieusement. Elle est meilleure que la 1998.

Agar a écrit :    Je vous

Agar a écrit :

   Je vous comprends après votre vécu en confession. C'est malheureux. Mais pourquoi vous confessez-vous si vous êtes protestante ?

 

Parce que jusqu'à vendredi dernier, je croyais aussi être catholique (par mon baptême, ma Première communion et par la tradition familiale). Apparemment, je me suis trompée. Même si je n'ai jamais fait de demande d'apostasie à l'Archevêché, il semble que, pour ce prêtre, le fait d'être devenue membre de l'Église Unie du Canada ait annulé mon appartenance au "cercle" (comme dit UnVeilleur) des membres de l'Église catholique romaine.

 

Oui, les mots qu'il a employés témoignaient d'une certaine compréhension de ce qu'est la confession chez les protestants, mais le ton (qu'on ne peut pas lire, mais seulement entendre, évidemment) transpirait le mépris et l'impatience.

 

Je ne pensais pas susciter autant de réactions avec mon commentaire. Je suis d'accord avec Stéphane: retournons au sujet de ce fil.

 

Si vous tenez à poursuivre avec moi la conversation au sujet de mon rejet de l'Église Catholique, je vous invite à laisser vos commentaires sur mon blog.

Oui Stéphane ma TOB est

Oui Stéphane ma TOB est encore à donner. Tu connais quelqu'un d'intéressé?

Il s'agit par contre d'une version antérieure à la 1988, peut-être même la première il faudrait que je vérifie.

 Pourquoi tu veux donner ta

 Pourquoi tu veux donner ta TOB?

Hhai a écrit : Oui Stéphane

Hhai a écrit :

Oui Stéphane ma TOB est encore à donner. Tu connais quelqu'un d'intéressé?

Il s'agit par contre d'une version antérieure à la 1988, peut-être même la première il faudrait que je vérifie.

Oui, moi !

 

Ce serait la 1975 en plus, la TOB originale ??? WOW !

 

Tu me la gardes et je vais la chercher quand il fera plus beau et plus chaud, OK ?