Une autre réflexion intéressante d'Alain Crevier (animateur de l'émission Second Regard) tirée de son carnet sur le site de Radio-Canada.
6 janvier 2009
Alain Crevier, Radio-Canada
« Les Québécois vont-ils en revenir » ? C'est une question ou un commentaire que j'entends souvent venant de croyants catholiques qui ont, de toute évidence, fait la paix avec l'Église. Ce ne sont pas nécessairement des gens qui acceptent tout, en bloc, de l'institution: morale, dogmes et disciplines. Mais ils sont à l'aise avec leur foi, leur pratique et l'Église.
Toutefois, disons-le, je doute fort que ce soit à l'image de la majorité des Québécois. On le constate souvent dans les pages de ce carnet, il y a bon nombre de Québécois qui n'ont pas seulement pris leur distance par rapport à l'Église catholique... ils lui en veulent. Il y a dans l'air, une sorte de rancoeur qui semble profonde. Inépuisable.
Ce sentiment de rancoeur, on le constate dès que le cardinal Ouellet prend la parole. On le voit quand le pape prononce un discours... même sur la paix dans le monde. En fait, on dirait que peu importe ce que dit ou fait cette institution, elle suscite chez les Québécois de très vives réactions.
La grande noirceur
La référence systématique: la grande noirceur.
Pour certains Québécois, l'Église est coupable. De son passé, de son présent et quoi d'autre ? Les arguments sont nombreux. Ils vont des croisades aux positions de l'institution sur la place des femmes dans l'Église en passant par le scandale des prêtres pédophiles. Sans oublier la richesse hallucinante du Vatican, le procès de Galilée, la chasse aux hérétiques.
Après avoir été massivement pratiquants et souvent soumis, on peut imaginer aisément que des Québécois souhaitent ne plus être associés à l'institution. Mais un tel sentiment de rancoeur a-t-il encore sa raison d'être ?
Pourtant...
Pourtant, avec les années, la situation n'a-t-elle pas changé ? Beaucoup même ? Même l'Église ne peut s'illusionner sur l'emprise qu'elle a sur les Québécois. En fait, emprise qu'elle n'a plus chez nous. Sur le terrain, le clergé d'aujourd'hui est souvent humble. Et l'institution ressemble bien davantage à une sorte d'appel à la conscience qu'à une sombre machine politique d'extrême droite.
Mais rien n'y fait. Le malaise est considérable. La relation semble brisée. Le lien de confiance semble rompu. La méfiance est de mise, dirait-on. Alors, je me pose la question: les Québécois pardonneront-ils un jour à l'Église catholique ?
© Caféchange. Tous droits réservés
Caféchange est une initiative de la communauté de l'Église Unie du Canada
Les opinions exprimées ne reflètent pas nécessairement celles du Caféchange, ni celles de l'Église Unie du Canada.
Commentaires
Clermont
Question bien posée et bien
Affiché le jeu 15/01/2009 - 09:09
Question bien posée et bien présentée par Alain Crevier! Personnellement, je trouve qu'il y a comme deux aspects importants: celui du vécu personnel et de la réalité québécoise actuelle, et celui d'une Église "institution" qui regroupe et encadre des croyants et des fidèles.
L'aspect "québécois" fait de plus en plus place à l'importance de la conscience personnelle et aux valeurs que l'on porte en regard du vécu et de la société. Et c'est "bon"!
L'aspect "institutionnel", lui, est souvent problématique et a perdu de la crédibilité. Trop souvent, on ne reconnaît plus l'Évangile et Vatican II... Un changement majeur s'impose dans l'attitude et les propos de la hiérarchie concernant les humains et la société. Une "ouverture" et un "accueil" sont nécessaires... Le Dieu des chrétiens et des croyants est "proche" de tous les humains et nous accompagne sur les routes qui sont les nôtres.
Le croyant, comme tout humain, doit "être plus humain" et doit viser à "humaniser la société". Et avec un tel regard, qui peut être "le regard de Dieu", oui, le "pardon" à sa place et son importance, et pour le croyant, et pour toute personne humaine.
Et, comme plusieurs, j'ai sûrement du chemin à faire de ce côté...
unVeilleur
Comme chrétien qui tente de
Affiché le sam 24/01/2009 - 10:45
Comme chrétien qui tente de vivre en église dans une "matrice" institutionnelle autre, je me butte constamment, dans mes échanges avec les gens, à l'empreinte laissée par la toute présente et toute contrôlante institution catholique de jadis dans la société québécoise. Les blessures réelles de bon nombre de personnes ont comme occulté les apports positifs. Et les remarques malhabiles - j'ose croire que c'est de cela qu'il s'agit et non de l'inconscience! - de certains clercs contemporains qui semblent parfois minimiser les abus n'aident pas à ce titre.
J'ai le privilège d'avoir eu d'excellentes expériences avec des religieux et religieuses qui ont été des hommes et des femmes aidants et aimants, respectueux et ouverts, envers qui je suis à jamais redevable et reconnaissant de ma formation comme citoyen et comme chrétien. C'est d'ailleurs parce que je peux dire cela que je peux aussi m'attendre comme bien d'autres qu'on n'escamote pas les erreurs, les abus et les aberrations qui ont aussi marqué notre contexte social.
Ce serait bien si effectivement on pouvait passer collectivement à autre chose, car il y a tant de belles réalités qui se vivent au nom de l'Évangile, maintenant dans la simplicité et l'humilité. Encore faut-il que les 'officiels' servent le processus et ny fassent pas obstacle...
unVeilleur
À compter du lundi soir 2
Affiché le sam 28/02/2009 - 12:21
À compter du lundi soir 2 mars 2009 Télé-Québec propose un documentaire en quatre volets intitulé Dieu et nous. Dans la présentation on lit:
"Le Québec entretient un rapport étroit entre son identité, son histoire et celles de l’Église catholique. Cette série documentaire permet de mieux comprendre l’importance de la religion dans la définition changeante de ce que nous sommes."
À suivre...
Perplexe
Ainsi le chantait Sylvain
Affiché le dim 01/03/2009 - 13:12
Ainsi le chantait Sylvain Lelièvre dans la Complainte de l'enfant distrait C'était aussi comme ça...
Sur les murs de la classe,
chaque lundi matin,
de vieilles poussières lasses
font des psaumes en latin;
puis elles parlent de Rome
et des beaux jours anciens;
moi je croque ma pomme
et je n'y comprends rien.
Corridors sans mémoire,
percés de crucifix;
de longues robes noires
et de petites fourmis;
soudain sur ma page blanche
atterrit un avion;
je le prends, c'est dimanche,
partons pour le Japon.
Un tout petit repaire
dans une immense forêt;
la boutique de grand-père
où ça sent bon le bois frais;
une glace à la vanille,
au soleil du mois d'août;
les corsages des filles
qui déjà m'étaient doux.
Pour les p'tits enfants sages
le soir il y a du lait;
des biscuits, du fromage
et de très longs chapelets.
Tout à coup, y'a les vaches,
chez mon oncle, l'été,
et le loup qui se cache
dans le bois d'à côté.
J'ai perdu mon enfance
comme on perd la raison;
pour avoir eu trop de chance
et trop bien su mes leçons;
mais je ne sais plus mon âge,
ni le goût des saisons,
où je fais ce voyage
dont j'ignore le nom.
Mais je mets tout mon zèle
et tous mes jours percés,
à recoudre mes ailes
comme un oiseau blessé;
pourtant je reste en cage
et si je chante encore,
c'est que mes airs volages
me servent de décor.
La mort a tant de masques
et je n'ai pas les mots
qui parfois la démasque
et rendent un peu plus beaux
le grand malheur des hommes
et la courbe du vent.
Si j'aime autant les pommes
je comprends moins qu'avant.
phenix
Jaimerais bien vous dire que
Affiché le mar 10/03/2009 - 21:44
Jaimerais bien vous dire que le pardon est possible mais cela impute la reconnaissance de la faute , hors l'église Catholique qui a dominer la vie au Québec a laisser de profonde écorchures dans notre vie .
Elle refuse encore dans ses institution le droit a légaliter de l'homme et de la femme elle rejette le comdom et la pillule comme moyen de contraception elle banit l'avortement , elle surprotege ses pretres pedophile et le tout en se disans porteur dun message de paix et d'uniter .
Jai une education Chrétienne et se que je vois dans cette eglise nest definitivement ce que celle ci professe allors etant donner que les gens nont plus peur de l'enfer que promettais l'église a tous ces ouailles recalcitrants il s'ensuit sois un d'ésinteret profond ou une amertume généraliser .
Je crois quon aurais besoin d'une autre visite pour remetre a leur places ces sépulcres blanchit qui nous font la morale sans respecter la leur.
Pierre
Circe
Bonsoir à toutes et tous, Je
Affiché le mer 25/03/2009 - 13:17
Bonsoir à toutes et tous,
Je me permets de vous relayer cet article qu'un journaliste a fait suite à une demande de "débaptisation" .
Sonné par le pape, il se fait débaptiser
Quatrième d’une fratrie de cinq enfants, Joseph a été «naturellement baptisé» peu de temps après sa naissance. C’était en 1959 dans la banlieue d’Orléans. «Si l’enfant n’était pas baptisé dans les trois mois, c’était mal vu», se souvient-il. Son père éboueur et sa mère femme de ménage sont tous deux catholiques, «sans engagement politique particulier». Première communion, confirmation, communion solennelle, puis catéchisme, Joseph a suivi le parcours du parfait catholique. «Oui, j’étais croyant. Aujourd’hui, je me dirais plutôt agnostique. Je crois en quelque chose, mais ça reste indéfini».
Après l‘adolescence, il fréquente de moins en moins les églises «à l’exception des grandes occasions, comme les mariages». À 15 ans, son CAP en poche, il quitte l’école publique pour travailler comme vendeur. «Dès qu’il y avait un étranger ou une personne handicapée, les collègues m’appelaient. Ce devait être ma fibre humaniste qui ressortait». Depuis une quinzaine d’années, il travaille pour le compte d’une association caritative et ne cache pas son ancrage politique à gauche. «Mon appartenance à la foi catholique et mon engagement politique étaient tout à fait compatibles», plaide Joseph. «Quand Jésus dit qu’il faut rendre à César ce qui lui appartient, il encourage les gens à créer une économie parallèle. Ne dit-on pas que c’est lui le premier communiste ?».
Cette possibilité de se faire débaptiser, Joseph en avait entendu parler il y a cinq ans. «Franchement, je n’en voyais pas l’intérêt. Mais aujourd’hui, après toutes ces déclarations, je n’ai plus envie de faire partie de leurs statistiques». Il se dit écoeuré par les conséquences des propos du pape : «Il vient de détruire dix ans de travail de prévention sur le terrain et condamner indirectement un million de personnes à une mort certaine. C’est irresponsable !». Si le lancement d’une telle procédure est mûrement réfléchi, il ne souhaite pas en faire un acte militant. «C’est une démarche personnelle», insiste-t-il. D’où son choix de conserver l’anonymat, afin de ne pas heurter les personnes avec lesquelles il travaille tous les jours. Il converse régulièrement de sa démarche avec son épouse, une militante communiste dont il dit avoir «le soutien total».
Pour acter sa décision, Joseph a simplement tapé «débaptisation» sur google et récupéré des modèles de lettres à envoyer à son curé de paroisse. «La lettre est déjà écrite, j’attends juste d’avoir la confirmation de ma date de baptême». Il n’a pas souhaité motiver cette décision, mais «si une invitation est lancée par le prêtre ou l’évêque», il s’y rendra. «Le principe de la débaptisation n’existe pas dans l’église catholique», prévient un prêtre contacté par Libération. «L’aboutissement de sa requête consistera en une mention marginale sur les registres baptismaux». Un détail qui n’ébranle pas sa détermination. «Je ne suis pas borné», se défend Joseph. «Je m’intéresse aux autres religions et y trouve beaucoup de choses intéressantes, dans chacune d’elles». Il confie avoir un faible pour le bouddhisme – «Ils n’ont ni dieu, ni dogme et ne s’érigent pas en donneurs de leçons» -, mais assure qu’il sort du catholicisme pour n’emprunter aucune autre voie spirituelle.
Joseph a conservé la timbale en argent que sa marraine lui avait offert. À ses parents, il ne dira rien de son choix. «Ils sont âgés», explique Joseph. «Je ne leur en parlerai pas. J’ai trop peur de leur faire de la peine».
Mourad Guichard
(photo: Alessandro Bianchi/Reuters)
(1) À sa demande, son prénom a été modifié.
nanlab
Le pardon est tellement
Affiché le dim 02/08/2009 - 08:01
Le pardon est tellement difficile... encore j'ai de la misère à pardonner les condamnations de Calvin au 16e siècle... ce qui me tient loin des Églises protestantes (mais comme vous voyez... je me rapproche)... et encore, j'ai de la misère à pardonner les erreurs multiples contemporaines, colonialistes et antiques de l'Église duquelle je suis baptisée (la Catholique)... et voilà que je visite depuis plusieurs années une Église ouverte (Unitarian Church) dont plusieurs penseurs me touchent au coeur... et je commence à y découvrir des erreurs... et ma foi est ébranlée... comment vivre ma foi hors des Églises?
Sûrement en pardonnant à l'humanité son orgueuil et sa soif de pouvoir... Esprit Saint... guide mes pas...
Simon le Zélote
Wow, il y a du stock dans
Affiché le dim 02/08/2009 - 15:17
Wow, il y a du stock dans votre message ! Vous dites que vous êtes verbeuse, moi je trouve au contraire que vous dites beaucoup en un court message !
- Les condamnations de Calvin au XVIe siècle: puisque vous êtes unitarienne, vous parlez certainement de la condamnation au bûcher de Michel Servet. J'ai lu un peu de tout là-dessus: certaines sources accusent directement Calvin, d'autres le disculpent en partie, affirmant que s'il a indubitablement contribué à la mort de Servet, il n'en est cependant pas le principal responsable puisqu'il n'avait pas de poste officiel à Genève à l'époque. Bref, le rôle de Calvin dans la mort de Servet n'est pas clair pour moi.
Pour ma part, le fait que les Réformateurs au XVIe siècle aient fait de mauvaises choses ne m'empêche pas d'être un protestant au XXIe siècle. Pas plus que ce n'est l'Inquisition qui m'a fait quitter l'Église catholique. J'ai quitté l'Église romaine pour toutes les choses avec lesquelles je ne suis pas d'accord AUJOURD'HUI, pas des choses du passé.
Quand j'ai voulu changer d'Église, il était essentiel pour moi de ne pas me retrouver dans une confession qui croie en la prédestination. C'est Wesley et le méthodisme, pas Calvin, qui m'a mené à l'Église Unie. Je me suis retrouvé dans une paroisse d'origine réformée, mais à ma grande surprise, il semble que personne ne croie plus en la prédestination chez les réformés, sauf des calvinistes orthodoxes, très peu nombreux. Probablement à cause de mon arrière-plan catholique, je croyais que les protestants d'aujourd'hui avaient les mêmes croyances et les mêmes doctrines que les Réformateurs, que ces croyances et doctrines ne changeaint pas avec les siècles !
- les erreurs que vous découvrez chez les unitariens: quand vous aurez envie d'en parler, ça m'intéressera de vous lire là-dessus. Je suis allé à quelques reprises chez les unitariens francophones de Montréal et c'était bien dans l'ensemble, je n'ai pas trouvé d'erreurs ou entendu de choses avec lesquelles j'étais en désaccord. Le seul problème, c'est que je trouvais ça un peu vide, qu'il me manquait quelque chose. J'ai l'impression que comme les unitariens ne parlent pas de Dieu ou de Jésus-Christ et qu'ils cherchent, en quelque sorte, le dénominateur commun à toutes les religions, ils rendent un culte à la vie. Tout simplement. Moi, je n'ai pas besoin d'aller à l'église ou de faire partie d'une un communauté si c'est juste pour ça...
- Comment vivre sa foi hors des Églises ? Plein de gens le font. Moi, j'aime aller à l'église pour y trouver une nourriture spirituelle, entendre la Parole et vivre ma foi en communauté. Mais je sais très bien qu'il y a d'autres moyens que les églises pour ce faire et je respecte ça.
Dominique
Très intéressant les deux
Affiché le dim 02/08/2009 - 20:33
Très intéressant les deux derniers messages. Ça me ramène à repenser à ce qui m'a motivé à quitter le catholicisme pour l'Église unie. Certes l'ouverture de mon église et son accueil inclusive y est pour beaucoup. J'aurais pu aller chez les anglicans francophones de Québec (ville ou j'habitais à l'époque) qui sont aussi inclusifs. On entre pas dans un église sous prétexte qu'elle accueille tout le monde sans condition mais pour des raisons plus profondes.
Je crois qu'on y adhère par quelque chose qui se produit à l'intérieur de soi. Je crois que le discours de Luther sur la justification par la foi a été quelque chose de déterminnant dans ma démarche pour devenir membre de l'Église unie. Ce n'est surtout pas la doctrine calviniste de la prédestination qui a contribué à ma renaissance.
Je suis resté marquer par le catholicisme sévère de mon enfance et de celui de mon adolescente. Marqué et blessé pour diverses raisons. J'ai reproché plein de choses à mon église d'origine, à son histoire et à son histoire dont je fais aussi partie, ainsi qu'à ses clercs.
J'ai pourtant adhéré à une autre église qui a aussi quelques squelettes historiques dans ses placards et à la foi réformée qui n'a pas toujours eu une histoire que de sainteté.
Je crois que les églises dans lesquelles nous oeuvront, dans lesquelles nous nous réunissons pour prier ne sont que des endroits pour célébrer notre Foi en Jésus Christ . L'Église du Christ au sens spirituel se vit dans le coeur. Nos temples demeurent des habitats d'hommes et de femmes aimé de Dieu mais avec tous leur défauts humains.
Delà la nécessité du pardon si difficille soit-il à accorder et surtout à s'accorder. Souvent, il faut laisser le temps au temps de faire son oeuvre. Je parviens de plus en plus à me réconcilier avec mon passé catholique et mon passé humain avec tout ce qu'il comporte.
Vivre sa foi hors de l'Église? Pour moi c'est quelque chose de possible mais je crois que le sentiment d'appartenance et l'action ainsi que la prière commune a son importance sur le plan humain. Nous avons tous et toutes besoins des autres sur notre route. Nos églises sont des lieux de rassemblement dans un monde devenu trop individualiste et sans Dieu.
nanlab
Merci Stéphane pour les
Affiché le lun 03/08/2009 - 08:37
Merci Stéphane pour les précisions sur vos motivations à être membre de l'ÉU.
Concernant l'Église unitarienne, j'ai été très impliquée dans le mouvement francophone de Montréal, nous nous sommes probablement déjà rencontrés dans une célébration. J'en ai animé plusieurs. Ce qui m'agace là-bas, c'est l'impossibilité de dire, par exemple, que j'étudie avec des catholiques et que je me rapproche de Jésus. Je deviens de ce fait "hérétique" chez les "hérétiques" (!!!).
Finalement, c'est le dogmatisme et l'esprit de clocher qui m'énerve - malheureusement présent dans toutes les Églises. J'adore les réunions d'individus sans banière qui célèbrent ensemble leur foi. Mais je comprends aussi la nécessité de se rattacher à une tradition. Surtout sur le plan liturgique.
Pour revenir à la question de Alain Crevier... il sera difficile ce pardon car il est aussi relié à une trahison politique... enfin... c'est une autre histoire...
Bonne journée à tous, il fait un temps magnifique!
N.
Patrick_erb
Salut! Je suis allé chez
Affiché le lun 03/08/2009 - 20:35
Salut!
Je suis allé chez les Unitariens, mon sentiment c'est que toutes les religions sont bonnes sauf le christianisme.
J'ai fréquenté l'Église Unie francophone et j'ai apprécié. Aujourd'hui, je suis un chrétien itinérant. J'aime bien les pentecôtistes (mêmes si un peu concervateur sur certains sujets).
Simon le Zélote
Patrick_mtl a écrit :Je suis
Affiché le mer 05/08/2009 - 16:10
Je n'ai pas senti cela moi-même lors de mes visites chez les unitariens universalistes, mais j'ai beaucoup entendu parler de ce sentiment antichrétien qu'on retrouverait dans certaines églsies unitariennes. J'ai lu des histoires... Comme cette fois où, aux États-Unis, un célébrant s'était fait enguirlander par des paroissiens enragés après la célébration parce qu'il avait osé au cours de celle-ci prononcer the G word (God). Ils lui ont dit avec colère qu'ils ne voulaient rien entendre de ces "trucs chrétiens" (christian stuff). Et j'ai lu d'autres histoires du même genre. Mais ne généralisons pas, cette attitude antichrétienne ne se retrouve sûrement pas chez tous les unitariens.
Ce que j'ai senti par contre chez les unitariens, c'est que tout ce qu'ils font semble être en réaction à.
À quoi ? Probablement à la religion qu'ils ont connue avant de devenir unitariens (j'ai connu une seule unitarienne de naissance).
Patrick_erb
Tu fais bien de nuancer mes
Affiché le jeu 27/08/2009 - 22:50
Tu fais bien de nuancer mes propos... je prends parfois des raccourcies.
CG
Je ne m'y connais pas comme
Affiché le mar 22/09/2009 - 11:40
Je ne m'y connais pas comme vous sur toutes le religions, mais étant catholique et ayant désertée cette institution à cause d'une rigidité, d'un conservatisme et d'une étroitesse d'esprit chez les dirigeants et aussi de quelques catholiques pratiquants.
Maintenant je prie seule car je n'ai pas encore trouvée une église où je peux être certaine qu'elle est en harmonie avec la vision que j'ai de Dieu. Pour moi, le Christ était paix, joie, humble et ouvert d'esprit compte tenu de son époque et lorsque je voie des gens contre l'homosexualité, le mariage des prêtres, la place des femmes, une conscience sociale moins de droite, etc. cela m'enrage.
Pourtant je suis trop jeune pour avoir connu la grande noirceur et je pense que certains catholiques ont gardé malheureusement un sentiment de nostalgie face à l'Église triomphante de l'époque.
J n'tria pas jusqu'à me faire débaptiser mais je faisais partie d'un groupe de croyants catholiques qui étaient tellement conservateurs que cela me choquait.
Alors maintenant, je prie seule comme cela j'ai moins de colère.
Christiane
Simon le Zélote
Est-ce la fin de l'Église
Affiché le sam 03/04/2010 - 19:59
Est-ce la fin de l'Église catholique au Québec ?
Patrick_erb
Extrait: Martin Meunier
Affiché le dim 04/04/2010 - 09:22
Extrait:
Martin Meunier ajoute: «Ce n'est pas tant la fin de l'Église au Québec que la fin du lien particulier que la culture québécoise avait continué d'entretenir avec le catholicisme.»
Par exemple, ma soeur n'a pas fait baptiser ses enfants et leurs donnent aucune éducation catholique. En soi, ce n'est pas mauvais. Cela va permettre la ré-évangélisation sur des bases bibliques et nouvelles.
Christien
Nous sommes revenus aux temps
Affiché le dim 25/07/2010 - 17:49
Nous sommes revenus aux temps des sépulcres blanchis, des vendeurs du Temple. Le pouvoir corrompt Saül David . Notradamus n'a t'il pas prédit la fin du Papisme, ils ont peur de ce qu'ils ont inventer le je croie en Dieu où il viendra juger les vivants et les morts.