Dominique

Dominique

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Arrêtons l'oecuménisme!

Dans un mois, ce sera la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Nous sommes tous daccord pour dire que les collaborations dans divers domaines entre chrétiens de la base sont d'une grande importance et riches par leurs accomplissements.

Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas du côté officiel.  J'ai souvent l'impression d'assister à un spectacle désolant mettant en scène  des magouilles politiques et opportuniste que l'on excuse pour être politiquement correct. Les plus beaux exemples de la dernière année sont sans doute la rétingration des adeptes de Mgr Lefebvre et l'ouverture du pape aux anglicans conservateurs.

Je vous propose la lecture d'un texte (écrit en 2006 et encore  d'actualité) pris sur un blogue du portail la «Monde». Il ne me laisse pas indifférent et sucite chez moi des réactions contradictoires. Qu'en sera-t-il pour vous?

 

Sommes-nous tous des frères ? Si oui, sommes-nous tous des clones à pensée unique ? Armés de cette logique, pour le moins surprenante, selon laquelle puisque nous serions tous frères, nous devrions tous croire des choses qui conviennent aussi, plus ou moins, à la religion de l’autre, les oecuménistes de tous bords ont donc décidé qu’on allait voir ce qu’on allait voir, qu’on allait signer ce qu’on allait signer, afin que le monde voie notre unité de « chrétiens ». Unité rimant avec vérité, c’est bien connu, (même si ce n’est pas ce que dit l’évangile, on a pris l’habitude de le chanter sans broncher).

Depuis plusieurs décennies déjà, au 20ème siècle on a lancé une nouvelle mode, dans la « chrétienté » : la publication commune de textes sur tous les sujets doctrinaux, destinés à montrer tant bien que mal que catholiques romains et protestants croient finalement plus ou moins la même chose ! Avec, tout au plus, éventuellement, quelques petites nuances gentillettes. C’est tout un art, il faut bien le reconnaître. Remplacer les contraires par des nuances, transformer les oppositions radicales en petites divergences inoffensives, l’exercice de style est évidemment ardu. Comme pour toute langue étrangère, pour manier la langue de bois œcuménique avec brio, il faut du temps et de l’énergie au travail : les oecuménistes en ont.

Après quelques décennies d’entraînement, ça devient même une seconde nature, on arrive, pour les plus doués, à insuffler un peu de cette langue morte jusque dans le langage oral. « Nous ne sommes pas venus pour prier ensemble, mais nous sommes venus ensemble pour prier » (sic) dira ainsi un ecclésiastique du plus grand sérieux (se dédouanant ainsi d’avoir célébré avec des non-catholiques). Car jamais, du côté romain, on ne s’abaisse à lâcher un zeste de doctrine. Rien ne bouge du point de vue dogme, au Vatican. Et pour cause : quand on est infaillible, c’est pour la vie. (Eternelle ?)

Du côté protestant, on affirme au contraire ne pas détenir la vérité (82). Mais on oublie de préciser haut et fort qu’on récuse aussi le droit de quiconque, y compris le Vatican, à avoir cette prétention! Alors ce ne sont pas les successeurs de l’Inquisition qui nous contrediront, puisqu’ils pensent eux aussi que… nous protestants ne détenons pas la vérité (puisqu’elle se trouve à Rome, compris ?) Et tout le monde semble parfaitement à l’aise dans cette situation de comique-involontaire. Il ne viendrait pas à l’idée des protestants de refuser le « dialogue » quand les dés sont pipés par la prétendue infaillibilité de l’une des deux parties ! Mais à quoi pensent-ils, nos candides descendants de huguenots ? A beaucoup de choses intelligentes. Mais pas du tout à se méfier de l’interlocuteur, même quand l’Histoire a prouvé que cette prudence ne serait pas superflue.

Cela vaut la peine de se pencher sur les textes officiels œcuméniques :

Ils sont en vente libre, sans prescription médicale, ils ne donnent pas forcément de migraines au lecteur, et pourtant habituellement personne ou presque ne prend le temps de les étudier de près, parmi les personnes concernées, c’est-à-dire tous les paroissiens. Un peu comme pour les contrats d’assurance, on ne prend pas toujours la peine de lire les petites lettres, puisque le vendeur est « très sympathique », qu’il nous accueille à bras ouverts évidemment, et qu’il a pignon sur rue… Alors on laisse signer, sans appréhension apparente.

Et puis un jour on se réveille avec la gueule de bois. Avec la langue de bois.

Les piliers de la maison sont chancelants et on n’aurait jamais dû signer. Les piliers de la Réforme, on n’a pas pensé à les protéger. On dirait qu’on pense à tout sauf à cela, chez les oecuménistes protestants.

Tout, ou presque, a fait l’objet d’un texte ou doit faire l’objet d’un projet de rédaction de texte destiné à montrer que nous avons des points communs avec le catholicisme romain, que même si nous ne sommes pas « encore » d’accord nous pouvons au moins « dire ensemble » un certain nombre de choses… puisque « nous sommes frères », voyons !

Ce n’est pas nouveau : le papisme a toujours voulu faire signer aux protestants leur abjuration, c’est-à-dire, exactement, leur faire signer qu’ils étaient d’accord avec la doctrine catholique romaine.

Mais cela n’a pas marché : quand on  a essayé de saper par la force les fondements de la Réforme, au 16ème siècle, la Résistance était là, suscitée justement par ce coup de force. Alors depuis le 20ème siècle, Rome a changé de tactique : on fait désormais signer les descendants de huguenots de leur plein gré : c’est tellement plus efficace , c’est simple, mais il fallait y penser !

Les méthodes ont changé, elles ne sont plus violentes, mais le but poursuivi par la papauté  est le même : ramener tout le monde sous sa coupe.

C’était déjà dans les textes officiels de Rome sur l’œcuménisme (83) et presque personne n’y prêtait attention. Mais maintenant que Monsieur Ratzinger ne se prive pas de crier sur les toits (84) que l’Eglise romaine est la seule véritable et que le pape est le seul vrai chef, on peut supposer que les écailles vont enfin tomber des yeux de nos oecuménistes protestants ? (Merci, Monsieur Ratzinger !)

De toute façon, et c’est peut-être le plus étonnant, dans ses textes officiels le Vatican ne s’en est d’ailleurs jamais caché. (Les oecuménistes protestants ne prennent peut-être pas assez le temps de les étudier en détail ?) Même Vatican 2 est clair sur ce point (85), et le pape Jean-Paul II le réaffirme lui aussi jusque dans sa déclaration de repentance, en mars 2000, où il regrette les « méthodes » employées pour imposer la « vérité », mais il conclut… qu’il faut changer de méthodes, et non pas qu’il faut cesser d’imposer aux autres sa vérité ! (86)

C’est une constante de l’appel réitéré au dialogue œcuménique : on ne fait jamais à Rome que transformer avec brio le fameux vieux rêve de Louis XIV, un seul roi une seule loi une seule foi, en appel à… l’unité visible (ce qui, encore une fois, revient au même)… Et tout le monde prend ça pour de la repentance ?!

Ensuite Monsieur Ratzinger s’empresse de renchérir (87), avec tant de clarté que pour la première fois il provoque un tollé (88) chez les oecuménistes de tous bords, même les protestants si vigilants à ne pas « se hâter de condamner » les « Eglises-sœurs »…

Qu’ils se rassurent, nos oecuménistes réformés, ils n’ont pas été trop prompts, c’est le moins qu’on puisse dire ! Il y a déjà plusieurs siècles que Rome veut nous faire renoncer à « l’hérésie », et il y a déjà plusieurs décennies que peu à peu, poursuivant depuis toujours la même stratégie, sous prétexte d’œcuménisme le papisme poursuit son OPA inamicale sur la Réforme.

Car l’œcuménisme, du point de vue du Vatican, n’est pas autre chose. Les textes officiels romains sur les buts de l’œcuménisme (89) sont clairs à ce sujet.

La tactique mise en œuvre est simple. Point par point, le « dialogue oecuménique » passe en revue tout le contenu de la foi réformée. Comme au « bon » vieux temps, on essaie de l’annihiler. Non pas en supprimant physiquement les protestants (ça ne servirait à rien, il en renaît de nouveaux !) mais en supprimant le protestantisme lui-même, en le catholicisant peu à peu, méthodiquement, par étapes. Il suffit pour cela d’examiner les articles de foi point par point, et de tirer des conclusions tièdes qui donnent l’impression que toutes ces vilaines querelles sont de vieux machins périmés, tout comme la Réforme « du 16ème siècle » qui du même coup n’a plus lieu d’être. CQFD.

Le baptême, la Cène, la mère de Jésus, l’autorité dans l’Eglise, etc. etc., tout ou presque a fait l’objet d’un texte de réflexion commune dans ce but. Certains ont été dûment ratifiés, d’autres n’émanent que d’un groupe d’ecclésiastiques qui du point de vue protestant n’ont aucune validité puisqu’ils ne représentent pas la base, en l’absence d’une signature démocratiquement approuvée par les synodes.

Mais le plus « beau » spécimen du genre, c’est encore la Déclaration commune sur La doctrine de la justification (90), signée le 31 octobre 1999 à Augsbourg par l’Eglise catholique romaine et le président de la Fédération Luthérienne Mondiale.

Il s’agissait de convaincre les lecteurs de quelques morceaux choisis du texte, publiés dans la presse, que, finalement, les luthériens et les catholiques romains sont d’accord ou presque, sur l’essentiel ou presque, à savoir que le fameux point originel d’opposition radicale entre Luther et Rome _ le salut gratuit donné par Dieu en cadeau à l’être humain, par la seule grâce de Dieu _ enseigné par Luther qui se réfère à l’apôtre Paul _ contre la doctrine opposée, celle du catéchisme de l’Eglise catholique romaine qui enseigne le salut obtenu par les mérites et les médiations de « saints », et les indulgences pour écourter l’expiation au « purgatoire » (91)_ ce point de divergence radicale ne serait finalement qu’un regrettable malentendu ! (92)

A les entendre, nous voulions tous dire à peu près la même chose, c’est simplement qu’« on s’était mal compris au 16ème siècle » comme n’hésitera pas à dire publiquement un prêtre. Finalement, dira aussi publiquement un luthérien sous forme de plaisanterie, peut-être que « l’indulgence plénière est un mode d’expression de la grâce ? » Plaisanterie, peut-être… (et pas du meilleur goût), c’est un peu facile comme argument pour se dédouaner de répandre n’importe quoi.

En retournant un peu les phrases pour en faire un cocktail comique, peut-on vraiment faire illusion, même provisoirement ? Peut-on réussir à faire semblant de « réconcilier » deux discours radicalement incompatibles ? C’est en tout cas ce qu’ils ont cru, semble-t-il.

Nous sommes justifiés par la seule grâce de Dieu ? Et non pas par nos oeuvres ? Qu’à cela ne tienne ! On ajoute un paragraphe annexe : « Les justifiés seront aussi jugés selon leurs œuvres » (93), et le tour est joué.

Hybride parce que rédigé pour concilier les contraires, le texte l’est aussi du point de vue « juridique » : puisque le texte principal est effectivement passé par l’approbation des synodes luthériens, mais l’annexe qui lui a été ajoutée n’a pas été soumise au synode (94). Or, sans cette annexe, justement, Rome ne signait pas (95). Dans ces conditions comment prétendre qu’il y a eu accord ?

Mais allons au-delà de ce « vice de forme » administratif de la non-présentation de l’annexe aux synodes, qui à lui seul suffit à annuler la validité de la signature (96). Passons plutôt au fond :

La « Déclaration commune sur la doctrine de la justification » (c’est son titre exact), est prise naïvement, côté protestant, pour un accord sur la justification par la foi : ces mots « accord » et « par la foi » ne figurent pourtant pas dans le titre officiel du document signé.

Quant au corps du texte lui-même, il a fait l’objet de résumés hâtifs et incomplets qui en détournent le sens (généralement involontairement).

 - On a donc parlé, non seulement, d’un « accord sur la justification par la foi » ;- mais aussi de la « fin des anathèmes » ;- on a abondamment cité un extrait, toujours le même, l’article 15, celui qui peut rassurer les protestants, selon lequel « c’est seulement par la grâce, par le moyen de la foi », que nous sommes « acceptés par Dieu » (97).  Par contre, on a souvent oublié que ce texte n’avait pas été accepté tel quel par l’Eglise catholique romaine, qui avait donné une réponse négative le 25 juin 1998 (98) : pour que la signature se fasse, il avait donc fallu ajouter cette fameuse annexe, publiée au tout dernier moment, et non soumise aux synodes luthériens. Et que dit cette annexe ? C’est elle justement qui mentionne entre autres que « les justifiés seront jugés aussi selon leurs œuvres » (99) (ce qui ne contredit plus en rien le concile de Trente…) ! Et on appelle le tout « consensus différencié », le plus joli terme jamais inventé, le fleuron même de la langue de bois œcuménique. Une critique de talent en fera d’ailleurs un dessin humoristique représentant Luther à qui l’on dit : « Consentez-vous différemment ? » : Réponse, Nein ! Non ! L’ensemble du texte officiel, et pour cause, étant donc intitulé : « Déclaration commune sur la doctrine de la justification », et les mots « par la foi » ne figurant pas dans le titre. Quand j’ai publiquement interrogé un prêtre responsable œcuménique à ce sujet (100), il a répondu qu’on avait voulu gagner du temps en n’inscrivant pas un titre trop long…  Ah bon ? Après 25 ans de pourparlers ? On a eu peur de gaspiller 25 secondes ? Soyons sérieux. Passons plutôt à la question des anathèmes :

Contrairement à ce que l’on a dit, les anathèmes ne sont pas levés dans cette déclaration. L’article 1 précise bien que les condamnations doctrinales restent en vigueur (101) aujourd’hui. Il est écrit seulement que les condamnations d’autrefois ne s’appliquent pas à l’enseignement de cette Déclaration commune (102). Autrement dit : quand nous rédigeons un texte ensemble, nous ne condamnons pas ce texte… ! Belle avancée œcuménique ! « L’hérésie est terrassée », fini le vilain 16ème siècle, les romains n’ont pas reculé d’un pouce depuis le concile de Trente, et les naïfs luthériens ont signé quand même…. Et tous les officiels de se congratuler et de photographier leurs poignées de mains bénies avec les descendants des luthériens pour ce merveilleux « pas en avant ».

Un pas en avant ?

On ne peut s’empêcher de penser à l’un des premiers ministres français du siècle passé, qui un jour, voulant faire l’apologie de son gouvernement, avait déclaré :

« Quand je suis arrivé, le pays était au bord du gouffre. Mais heureusement, depuis, nous avons fait un grand pas en avant ! ».

Mais les sincères oecuménistes protestants, en plaçant leur confiance dans l’interlocuteur romain, se préparaient des lendemains qui déchantent.

Ils n’ont pas tardé. Quelques mois après la signature d’Augsbourg (103), Jean-Paul II célébrait donc l’Indulgence du jubilé (104), puis M. Ratzinger publiait « Dominus Iesus » (105) pour prétendre que l’unique véritable Eglise chrétienne est catholique et romaine, ce sur quoi Jean-Paul II lui exprimait aussitôt son approbation (106) tout en invitant les protestants à poursuivre le dialogue œcuménique…

Nos candides oecuménistes en ont été blessés, déçus, surpris… Ils se sont sentis trahis, ont exprimé leur étonnement devant ce qu’ils prenaient pour un « double langage » (107)… 

D’où leur venait donc cette surprise ? N’avaient-ils pas lu l’immuable catéchisme de l’Eglise catholique romaine ? Ne savaient-ils pas que les indulgences qui avaient éveillé la révolte de Luther existent toujours ? N’étaient-ils pas au courant qu’aucun dogme du concile de Trente de la contre-réforme n’a été aboli depuis ? N’avaient-ils pas pris la précaution de lire les textes officiels catholiques romains sur le but de l’œcuménisme (108) avant de signer quoi que ce soit ?

Où donc voyaient-ils une contradiction dans le discours de Rome ? De tout temps, l’Eglise romaine a prétendu être la seule ; jamais, elle n’a aboli un dogme ni reconnu une erreur dans le domaine de la doctrine de la foi ; toujours, elle a appelé les autres confessions à réintégrer l’Eglise catholique romaine ; les réaffirmations de la doctrine des indulgences tout comme le durcissement de l’autorité pontificale, ne sont nullement en contradiction avec les appels de Jean-Paul II ou de son successeur adressés aux protestants en faveur d’un « dialogue » réunificateur. Au contraire. Ils sont complémentaires, ils illustrent les deux volets d’une seule et même invitation : « J’ai la vérité », nous dit le Vatican, « venez qu’on en discute ».

Et nous, jusqu’où allons-nous tomber dans le panneau ? Pendant un quart de siècle nous avons laissé mûrir, sans réagir, ce monument historique en son genre, qu’était le « consensus différencié », sur la justification. Allons-nous aussi nous réveiller en retard dans les autres domaines ? Allons-nous par exemple, entre autres, laisser adopter sans broncher la « charte œcuménique » (qui n’a encore pas été soumise aux synodes) et qui voudrait nous remettre tous sur la voie de l’affirmation de l’Eglise « une, sainte, catholique et apostolique » (sic) ? Sous prétexte que « catholique » veut dire « universelle » ? Mais c’est justement ce que la Réforme refuse, d’identifier Eglise universelle, invisible, connue de Dieu seul, et Eglise catholique, devenu le titre officiel (par auto-proclamation !) de l’Eglise romaine. Allons-nous encore longtemps tomber dans le panneau, sans broncher, à chaque fois que l’on veut nous faire jouer sur les mots ?

Allons-nous encore nous laisser entraîner à d’autres dérapages ? Signer de nouveaux compromis ? Jusqu’à saper tous les piliers de la foi protestante ? Allons-nous ainsi brader tous les acquis de la Réforme, de A à Z, des confessions de foi jusqu’aux sacrements, en passant par la catéchèse et la démocratie chèrement acquise du système presbytéro-synodal, l’autorité collégiale dans l’Eglise ?

Pendant un quart de siècle, la majorité des réformés ne s’étaient même pas informés des pourparlers entre leurs frères luthériens et le Vatican. Nous avons pourtant des pasteurs en commun. Allons-nous également rester indifférents quand les anglicans se rapprochent de nous sur la question du ministère pastoral (109) d’une part, et que le Vatican fait des tentatives désespérées de les faire adhérer à l’infaillibilité pontificale (110) d’autre part ? Allons-nous, là aussi, un jour prochain « nous réveiller avec la gueule de bois », avec la langue de bois (œcuménique), et croire à un double langage ?!

Ouvrons plutôt les yeux. Il n’y a même pas de double langage dans le discours et la tactique du Vatican. Il y a une seule et même stratégie. «  Réintégrer » (111) les protestants dans le giron de Rome. De gré ou de force. La méthode forte ayant échoué au 16ème siècle, on essaie maintenant de ramener les protestants de leur plein gré. Les méthodes ont changé, mais le but reste le même. Le message que Rome adresse aux autres confessions reste immuable, c’est le même depuis toujours : « J’ai la vérité », dit le Vatican, « venez qu’on en discute »…

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Ursus

Ursus

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 J'ai aussi un sentiment

 J'ai aussi un sentiment partagé face à l'oeucuménisme. Je ne suis pas certaine de comprendre de quoi parle l'auteur de ce blogue quand il fait référence à des signatures. Parle-t-il au niveau symbolique au sens d'accepter les termes d'une entente ou littéralement de signer un traité? Avez-vous les notes qui vont avec les numéros entre parenthèses?

J'ai aussi souvent l'impression que l'oeucuménisme est possibles entre les croyants, mais pas entre les institutions. L'an dernier, j'ai assisté à un service oeucuménique dans le cadre de la semaine de prières pour l'unité des Chrétiens. Ça avait lieu dans une église catholique romaine. J'avais l'impression d'assister à un service catholique et non à un service oeucuménique, et qu'aucun effort n'avait été fait pour mettre les Protestants à l'aise. Par contre, j'ai assisté à une conférence organisée par le Fund for Theological Education aux États-Unis. Il y avait des gens de plusieurs dénominations, y compris des Catholiques et je m'y suis sentie tout à fait à l'aise. Mis à part les cols romains du clergé catholique et anglican, il n'y avait pas moyen de savoir qui était de quel dénomination. Il  y avait un service religieux à chaque jour (la conférence durait trois jours) et on n'aurait pas pu dire si ce service relevait plus d'une dénomination que d'une autre. Je m'y suis sentie à l'aise et personne ne paraissait perdu ou offensé.

unVeilleur

unVeilleur

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Texte bousculant Dominique,

Texte bousculant Dominique, en effet. Merci de nous l'avoir partagé. On pourrait peut-être dire qu'il est l'expression hyper-articulée d'une paranoïa protestante ou bien un cri du cœur de lucidité et de désarroi face à des paroles de dialogues qui masquent un impérialisme indécrotable, si vous me permettez l'expression.

 

Évidemment quand on a l'expérience de l'œcuménisme dans des rencontres à la base, et qu'on intervient avec des catholiques progressistes, ce n'est pas cette vision hégémonique qui prime. À mon avis à juste titre on ressent la communauté d'appartenance essentielle, l'unité qu'on a déjà plutôt que la distance historique.

 

C'est souvent au niveau des théologies plus spéculatives et de la définition de ce qu'est l'Église que les choses se brouillent. Le catholicisme a opté dans son histoire pour un principe de cohésion qui est celui de l'appartenance à l'institution qui médiatise l'Évangile, à un point tel qu' historiquement l'Église dans son discours se confond même avec l'avènement du règne de Dieu. Lorsque quelqu'un a, sincèrement, une telle perception de sa position, comment pourrait-il vouloir la relativiser? Ce serait fauter contre Dieu même, ce qui est d'ailleurs presque le discours officiel.

 

Bon. Rome, la Curie, le Saint-Siège, le Saint-Office - pardon la Congrégation pour la doctrine et la foi - disent ceci, affirment cela. Très bien. Et puis...? Me revient en mémoire cette histoire d'Andersen, les habits neufs de l'Empereur, où l'on prétend qu'une chose est telle et que d'autres acceptent de la considérer ainsi par complaisance ou par peur du rejet. Tant qu'il y a des joueurs la partie peut continuer. Le jour où simplement on se lève et on s'en va ailleurs, alors...

 

Selon moi, il ne faut surtout pas arrêter l'œcuménisme mais risquer au contraire de le vivre à fond, intelligemment et respectueusement, d'aller ailleurs.  Et si justement tous ces débats d' hier, si importants qu'ils aient été à un certain moment des rapprochements institutionnels, n'avaient en substance d'autre utilité présente que de nous faire voir le chemin parcouru, nous faire comprendre que le 'dire' de la foi utilise toujours des mots et des concepts datés, et que la reconnaissance simple et humble de l'appel du Christ de l'Évangile est en fait ce qui nous donne accès à l'unité essentielle au sein même des diversités et parfois des divergences?

 

Le protestantisme en ce sens existe comme le contrepoint en musique: Bach - un protestant luthérien - l'a si bien utilisé.  D'autre, des philosophes, parleraient de dialectique. Un dialogue critique permanent qui se déroule tout au long du vécu et qui est élucidé par les situtions nouvelles qui surgissent justement du vécu et non de l'abstraction pure. Le christianisme survivra et se déploiera de manière féconde pour le monde en intégrant le don de l'œcuménisme. Ou alors il se confinera dans un sectarisme bien intentionné ou, pire, dans un totalitarisme séducteur. Nul ne peut prévoir l'issu - Dieu seul le sait c'est le cas de le dire - mais n'oublions pas que la majorité des chrétiens catholiques n'ont pas comme outil de référence la pensée individualiste et libre de l'occident. Cela pèse lourd dans la balance.

 

Simon le Zélote

Simon le Zélote

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Je ne partage pas du tout le

Je ne partage pas du tout le ton alarmiste et paranoïaque de l'auteur. Comme si par l'oecuménisme les protestants étaient sur le point de se faire avoir et d'être avalés par Rome ! On est bien loin de ça et les protestants ne sont pas cons, ils ne vont pas embarquer dans une telle manoeuvre.

 

Rome continue de penser que l'Église catholique romaine est la seule vraie Église du Christ. So what ? Ils peuvent bien penser ce qu'ils veulent. Les orthodoxes disent la même chose. Les protestants sont à ma connaissance les seuls qui ont cette ecclésiologie des "branches" du christianisme. Quand les protestants se sont engagés dans l'oecuménisme, ils l'ont fait en sachant très bien qu'ils s'associaient à des partenaires qui revendiquent chacun l'exclusivité de l'Église apostolique.

 

Continuons l'oecuménisme, faisons fi de ce que nos partenaires pensent d'eux-mêmes et de nous, tant qu'ils voudront continuer à nous parler. On n'a pas à être d'accord sur tout (nous ne le serons jamais) pour se parler et faire des choses ensemble.

 

Il est illusoire de viser l'unité du christianisme. Divisé en 34 000 Églises et dénominations, le christianisme ne sera jamais vraiment "uni". Par contre, on peut être ensemble et en harmonie.

Irène Droit

Irène Droit

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  Bonsor, je suis l'auteur du

 

Bonsor, je suis l'auteur du texte "Arrêtons l'oecuménisme".

Quelques précisions en réponse à vos questions :

Le texte intégral (en 6 chapitres) se trouve sur http://arretonsloecumenisme.blog.lemonde.fr

Si vous avez l'occasion de les lire en entier, peut-être mes arguments (à mes yeux fondés et non pas gratuitement "alarmistes") pourront-ils vous intéresser

Vous y trouverez aussi au dernier chapitre toutes les notes et références correspondant aux chiffres mentionnés entre parenthèses. 

Quand je parle de "signature", il s'agit effectivement de signature officielle de documents de consensus oecuménique

Merci d'avoir ouvert cette discussion

Bien fraternellement à vous

Irène Droit

 

Irène Droit

Irène Droit

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  Bonsor, je suis l'auteur du

 

Bonsor, je suis l'auteur du texte "Arrêtons l'oecuménisme".

Quelques précisions en réponse à vos questions :

Le texte intégral (en 6 chapitres) se trouve sur http://arretonsloecumenisme.blog.lemonde.fr

Si vous avez l'occasion de les lire en entier, peut-être mes arguments (à mes yeux fondés et non pas gratuitement "alarmistes") pourront-ils vous intéresser

Vous y trouverez aussi au dernier chapitre toutes les notes et références correspondant aux chiffres mentionnés entre parenthèses. 

Quand je parle de "signature", il s'agit effectivement de signature officielle de documents de consensus oecuménique

Merci d'avoir ouvert cette discussion

Bien fraternellement à vous

Irène Droit

 

unVeilleur

unVeilleur

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Tel que vous nous y invitiez,

Tel que vous nous y invitiez, madame Droit, je suis allé lire - pas en totalité mais en bonne partie - votre texte intitulé "Arrêtons l'œcuménisme". Il s'agit d'un pamphlet rédigé avec brio et que j'ai trouvé historiquement très intéressant. N'étant pas né dans le protestantisme - vous non plus d'ailleurs à ce que j'ai compris à la lecture de vos écrits - il y a des bouts d'histoire qui me manquent inévitablement. Les citations abondantes et étayées que vous y présentez décrivent effectivement de manière incisive les combats et les douleurs vécues et subies par les chrétiens français qui voulaient vivre leur foi à la lumière de l'Évangile et qui ont subi la persécution de l'institution romaine.

 

Cela a été et est sans conteste. Le garder en mémoire est indispensable. Il est vrai que souvent les gens qui connaissent peu ou mal le "système" catholique romain officiel ont tendance à sous estimer la dimension hyper contrôlante de la hiérarchie romaine et l'aspect 'inamovible' des approches dogmatiques classiques. Les récentes déclarations du Vatican illustrent bien que la forme peut différer mais le fond demeure habituellement le même. Et comment pourrait-il en être autrement si, comme je le dis plus haut dans mon premier commentaire, l'institution se comprend comme dépositaire d'une mission unique qui ne souffre aucune comparaison ou altération.

 

Cela dit, les conclusions que vous en tirez quant à l'intégrité réformée contemporaine mise en danger par les dialogues œcuméniques me semblent pourtant extrêmes. Sans nier les incohérences manifestes qui existent entre certaines déclarations et la pratique concrète, tout ces débats me semblent vouer à un cul de sac épistémologique. Pour moi l'expérience œcuménique permet de se rendre sensible à une expression - un jaillissement - du Christ qui ne se réduit pas aux expressions passées, dans leurs grandeurs comme leur misères, mais qui se donne à rencontrer dans l'actuel de l'annonce de l'Évangile. L'œcuménisme ce n'est pas retourner à Rome, vous avez raison. Mais ce n'est pas non plus revenir à Wittenberg, Genève ou La Rochelle. L'œcuménisme ne serait-ce pas de comprendre avec le coeur et la raison que les durcissements d'hier nous ont tous et toutes sclérosés d'une façon ou d'une autre, et que dans ce monde dit post-moderne, la foi chrétienne devra se vivre et se dire de manière diverse, en acceptant les nuances, les distinctions, parfois même les oppositions, tout en cherchant à manifester l'unité qui est un don qu'on découvre déjà lorsqu'on prend le risque de marcher ensemble?

 

J'apprécie votre zèle confessant et votre habileté à rendre compte de notions théologiques et de situations historiques complexes. Pourquoi ne pas utiliser ce talent incontestable de mémoire pour le mettre au service, non pas d'une fusion, ni d'une soumission servile à un groupe ou à un autre, mais au bénéfice de toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui cherchent en Jésus Christ leur chemin et trouvent en lui leur salut, et l'espérance indéfectible pour le monde et l'univers entier?

Irène Droit

Irène Droit

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Bonjour, merci beaucoup pour

Bonjour, merci beaucoup pour vos commentaires et critiques et pour le temps et l'attention que vous avez consacrés à la lecture du texte "Arrêtons l'oecuménisme". 

Vous posez à la fin de votre dernier commentaire une question : pourquoi ne pas mettre ce travail de mémoire pour "le mettre au service, non pas d'une fusion, ni d'une soumission servile à un groupe ou à un autre, mais au bénéfice de toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui cherchent en Jésus Christ leur chemin et trouvent en lui leur salut, et l'espérance indéfectible pour le monde et l'univers entier?" dites-vous.

Pour répondre à cette question, e suis d'accord sur le fait que lutter contre l'oecuménisme récupérateur de Rome n'est pas le seul et unique devoir du chrétien protestant, ni la seule et unique vocation à laquelle nous soyons appelés... (même si à mes yeux c'est un préalable indispensable). J'espère vous rassurer en précisant ici que j'ai d'autres activités, de prédicatrice laïque. Le salut gratuit en Jésus-Christ, sa présence indéfectible offerte à chacun sans exception, je suis d'accord avec vous pour l'annoncer au monde entier, et c'est ce que j'essaie de faire, en fidélité aux principes de la Réforme parce que je crois que parmi les modes d'expression humains ce sont ceux qui déforment le moins la Bonne Nouvelle de l'évangile. Si vous n'avez pas une saturation de mes textes, vous pouvez retrouver des prédications sur Facebook -nom du profil "Culte Protestant" (Irène Droit)-. Avec mes salutations respectueuses et fraternelles.

 

Simon le Zélote

Simon le Zélote

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Semaine de prière pour

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens

 

Célébration oecuménique avec la paroisse catholique St-Pierre-Apôtre et la cathédrale orthodoxe russe St-Pierre-et-St-Paul

 

Jeudi 21 janvier 19h00

 

à l'Église Unie St-Jean

110, rue Ste-Catherine Est, Montréal

Crabine

Crabine

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Merci pour cet article qui

Merci pour cet article qui correspond tout à fait à mon comportement vis à vis de l'oecuménisme.

Je fréquente une église baptiste évangélique en France, dont le pasteur a pris cette fâcheuse tendance que rien n'est grave...

Le baptême est obtenu sur simple demande suivie d'un petit cours sur le sujet, et le jour "J" on n'entend rien de ce qu'on devrait entendre, à savoir la proclamation de sa foi et de son engagement pour Christ à haute et intelligible voix. Pas de série de questions-réponses pour cette déclaration publique où viennent souvent les non-chrétiens ou des personnes d'autres convictions. C'est pourtant une très belle opportunité de comprendre le sens du baptême par immersion !

Quant aux messages de culte, le pasteur évite soigneusement "les sujets qui fâchent"...et donc le sel n'a plus de saveur...sans parler du très surprenant " il semblerait que" en expliquant un texte biblique, induisant un doute quant à la véracité d'un détail...

Faire plus attention au ressenti des gens, qu'à plaire au Seigneur est pour moi inadmissible.

Je suis aussi contre "La marche pour Christ" qui consiste à faire un parcours dans la ville avec plein de confessions diverses se disant chrétiennes, pour "montrer" l'unité des chrétiens... Quand j'en ai entendu parler la 1ère fois, j'ai trouvé que c'est un bon témoignage, mais en y réfléchissant, je n'ai pas pu me mélanger à tout et n'importe quoi, surtout que ceux qui me connaissent savent que je suis stricte en ce qui concerne les bases bibliques...et les détails aussi ! et donc je suis contre, à l'inverse de notre pasteur qui y fait acte de présence.

Je suis engagée dans la chorale et l'enseignement des enfants, mais l'épouse du pasteur s'est attribuée la gestion et le contrôle de tout, et donc il n'y a pas l'esprit d'équipe qui devrait régner dans les services pour le Seigneur. Je ne suis pas d'accord car tout doit être fait en concertation. Mais bcp sont immatures ou tièdes dans leur foi et trouvent plus commode de laisser faire "Mme pasteur"...

Je m'apprête donc après en avoir parlé au pasteur et à son épouse, à quitter cette assemblée qui va à la dérive à coup sûr. Dommage pour les enfants à qui j'enseigne les versets bibliques chantés (on les retient mieux ainsi).

Il y a des fois des choix difficiles en tant qu'humain, mais en tant qu'enfant de Dieu, le choix est clair: "Que ferait Jésus à ma place" ? c'est aussi le titre d'un livre super !

Simon le Zélote

Simon le Zélote

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Merci Crabine d'avoir bien

Merci Crabine d'avoir bien voulu venir sur Caféchange pour partager avec nous votre témoignage.

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Je copie ici une nouvelle

Je copie ici une nouvelle publiée au cours de la semaine du 21 août, qui a trait au thème de ce forum.

 

Rome: Catholiques et luthériens pourraient commémorer ensemble les 500 ans de la Réforme

Rome -- L’Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale préparent une déclaration commune sur la Réforme. Le texte est réalisé en vue des 500 ans de la publication des 95 thèses de Luther, en 2017, a rapporté l’agence KNA, le 26 août 2011.

Le texte devrait analyser la Réforme à la lumière des 2000 ans du christianisme, a annoncé le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pour la promotion de l’unité des chrétiens, dans un entretien accordé à l’agence catholique allemande KNA.

Selon le cardinal suisse, une «purification commune de la mémoire s’impose» et la commémoration commune de cet anniversaire pourraient être l’occasion d’un mea culpa réciproque.

Forte dimension œcuménique
En septembre prochain, Benoît XVI se rendra à Erfurt, en Allemagne, où Martin Luther a fait une partie de ses études. Le cardinal Koch a révélé que le pape a voulu donner à son voyage une forte dimension œcuménique, selon KNA

Une dimension chère à la Chancelière allemande Angela Merkel. Fille d’un pasteur protestant, elle a dit attendre de la visite de Benoît XVI en Allemagne «un signal fort, encourageant pour la convergence et la solidarité entre chrétiens dans la société actuelle».

 

Cocotte

Cocotte

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Pour être honnête, ça ne me

Pour être honnête, ça ne me plaît pas du tout cette rencontre.  Je n'aime pas du tout Benoît 16 même si je respecte les catholiques.  J'en ai déjà été une.  Mais je ne désire pas du tout me réconcilier avec un pape qui prend des décisions au détriment de beaucoup de ses sujets.  Je n'aime pas du tout de toute façon cette vision d'un homme représentant de Dieu qui prend toutes les décisions.  Ce que je perçois de l'évangile est très loin de ça.  Je ne suis pas luthérienne, mais cette rencontre concerne tout les protestants.

Simon le Zélote

Simon le Zélote

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Ce serait tout un événement

Ce serait tout un événement historique !

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Si je me permets, Cocotte, il

Si je me permets, Cocotte, il ne s'agit pas d'une rencontre entre le pape et la Fédération luthérienne mondiale. Ce Benoît XVI ne sera peut-être même plus là... Il s'agit d'un projet qui concerne deux Églises. Je ne sais pas ce qu'il y aurait dans ce projet de déclaration, mais si j'en juge par les résultats assez impressionnants obtenus depuis plusieurs années maintenant dans le dialogue entre théologiens luthériens et catholiques, on peut espérer. Quelque chose qui pourrait ressembler à un début de guérison. Rien n'est moins sûr, évidemment. Mais qu'est-ce qui est vraiment sûr, particulièrement quand il s'agit de Dieu et de nos rapports avec lui?

Cocotte

Cocotte

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Bien, comme j'ai dit j'aime

Bien, comme j'ai dit j'aime bien les catholique en général.  On verra bien.

Ursus

Ursus

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Ce projet devrait être une

Ce projet devrait être une bonne nouvelle... Mais j'ai comme un malaise diffus face à cet article. Je crois qu'au fond de moi, dans mes tripes, je n'arrive pas à faire confiance à l'Église Catholique romaine...  Comme dit Cocotte, on verra bien!