« Pardon pour tout ce mal ! » le Cardinal Ouellet

Dans une lettre ouverte publiée aujourd'hui, 21 novembre, dans les quotidiens du Québec, le Cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec et primat de l'Église catholique romaine du Canada s'excuse pour les erreurs passées et invite à une démarche de réconciliation.

Qu'en pensez-vous?

http://www.cyberpresse.ca/article/20071121/CPOPINIONS02/71121014/6732/CP...

Commentaires

Et que dire de ces mêmes attitudes APRÈS 1960, dont certaines existent encore de nos jours ?

Que dire de ce mêmes doctrines étroites que l'Église de Rome, sous la houlette d'un Ratzinger qui remet ouvertement en question l'autorité du dernier concile, professe encore aujourd'hui en 2007 ?

Tout ne serait la faute que de "certains" catholiques d'avant 1960 ??? Non, mais je rêve !

Et l'institution, elle ?

C'est tellement facile de demander pardon à tous et à toutes pour des actes commis il y a plus de 50 ans.
Ce qui est plus difficile est de travailler afin de regagner la confiance des gens d'aujourd'hui, de rétablir les ponts avec ceux et celles qui ont été exclus pendant si longtemps et d'établir des partenariats avec ceux et celles qui ont été exploités et abusés pendant de nombreuses années.
Comme on dit en anglais: "Words are cheap"
Tout le monde peut faire des discours. C'est les actions qui comptent vraiment.

Ouf... quelle étonnante déclaration! Et que dire des réactions dans la population. Une dame de 90 ans déclarait paisiblement à la télé, qu’elle était heureuse et reconnaissante de la chose : il était temps que ça soit dit officiellement. Elle fut de celles qu’on terrorisait au nom de la doctrine catholique de la fécondité et de la revanche des berceaux. Ce soir, je suis heureux pour elle, et pour toutes les autres femmes comme elle.

« La société québécoise traîne une mémoire blessée dont les mauvais souvenirs bloquent l’accès aux sources vives de son âme et de son identité religieuse. Le temps est venu de faire le point et de prendre un nouveau départ. » nous dit le cardinal.

La démarche se veut humble et souhaite promouvoir le dialogue. La chose est en soi un fait marquant et peut avoir valeur de symbole. Toutefois, le cardinal semble considérer que la majorité de la population québécoise fait toujours partie de son troupeau. De même, comme à l’habitude dans les déclarations de l'institution, il assimile expérience chrétienne et appartenance à l’Église catholique. Ce n’est pas, ce n’est plus le cas… Se pourrait-il qu’il ne s’en soit pas rendu compte? Les remarques qui fusent dans les medias, tant par rapport à la forme qu’au contenu de son propos, vont sûrement continuer de nourrir sa réflexion…. et aussi la nôtre.

À suivre.

Salut!

Demander pardon c'est bien, mais selon la doctrine de l'E-CAR*, il doit s'accompagner de réparation.

Ainsi, l'É-CAR aura réparer ses torts aux femmes lorsqu'elle acceptera des femmss parmi les prêtres et évêques.

L'É-CAR aura réparer ses torts aux gais et lesbiennes lorsqu'elle acceptera de bénir leur union.

Peut-être Mgr Ouellette pense à faire de telle chose?

a+

Patrick_mtl: "Peut-être Mgr Ouellette pense à faire de telle chose?"

Personnellement Patrick, je ne retiendrais pas ma respiration. Ce genre de décisions ne sont pas prises ici mais au Vatican.
Le dialogue que le cardinal Ouellet veut inaugurer est: Nous allons vous expliquer et vous allez finalement comprendre et revenir dans le droit chemin.

rien à espérer de cette bande de pharisiens.....L'apparence et la belle facade.........

passons à autre choses.....

jC

Le cardinal n'a pas grand chose à dire sur le sujet de la discussion à laquelle il prétend contribuer; ses interventions n'ont aucune pertinence DANS LE CONTEXTE PRÉCIS de la Commission Bouchard Taylor où il a d'abord émis ses idées sur l'abandon des valeurs dites chrétiennes par les Québécois (considérations qu'il a reprises.dans sa lettre ouverte après avoir pris connaissance des réactions à sa présentation à la CBT). Nous sommes engagés dans un difficile débat sur l'harmonisation de principes démocratiques apparemment difficiles à réconcilier dans certaines situations. Or, le cardinal nous parle de morale: celle des Québécois d'après la Révolution Tranquille, puis celle de l'Église catholique qui a commis "tout ce mal". Débat éventuellement pertinent, mais il y a un temps pour tout...

Par ailleurs, le cardinal est isolé par rapport à l'Assemblée des évêques catholiques du Québec. C'est maintenant devenu routinier: il fait une sortie publique, puis l'AECQ se dissocie officiellement. Il faut vraiment qu'il émerve, ce primat de l'Église catholique au Canada, pour que l'AECQ ne se gêne plus pour déclarer qu'il ne représente que lui-même.

Un homme isolé par rapport à la société québécoise, un homme isolé au sein de l'épiscopat catholique québécois.... Il y a de quoi s'étonner qu'on lui accorde autant d'importance! Il y a belle lurette qu'une déclaration de l'AECQ n'a pas suscité de telles vagues.

L'homme sait jouer à merveille de l'effet spectacle, avec une image passéiste soigneusement entretenue à coups de vieilles et opulentes boiseries de presbytères, de référence à la grandeur passée du peuple canadien-français, de déclarations choc.

Plutôt que de demander pardon pour les fautes du passé, l'église catholique devrait adopter des changements pour ne pas encore avoir à demander pardon dans 100 ans... si elle existe encore à ce moment-là !

Le cardinal Ouellet termine

Le cardinal Ouellet termine son madat avec pompes  comme il l'avait commencé. Bien des déclarations plus tard chacun tirera ses propres conclusions. 

 

Le Soleil, Laetitia Deconinck

 

Lors de son homélie à Ste-Anne-de-Beaupré hier, il a déclaré :

«Lors de certains débats publics ou à l'occasion de décisions pastorales, je suis conscient que plusieurs personnes ont pu être heurtées ou peinées : le message de la vérité n'est pas toujours bienvenu ; c'est une souffrance pour celui qui écoute et parfois pour le ministre qui l'exprime».

 

Ses propos illustrent bien l'auto-compréhension que l'homme a de son mandat comme de la teneur de son propos. Soit! C'est clair.  Et ce point de vue typiquement "romain" est aussi la raison pour laquelle il a été appelé là où il s'en va. Si plusieurs catholiques ressentaient un certain malaise devant ses interventions bien d'autres retrouvaient - enfin?- un leadership clair et fidèle aux balises du catéchisme inculqué autrefois. Légitime. La gestion interne d'un collectif quel qu'il soit concerne ses membres.

 

Ce qui me questionne toutefois, en cette 2e décennie du 21e siècle au Québec, c'est la présence à cette messe - une célébration liturgique - des notables de l'État, non pas en tant que croyants mais comme représentants des différents paliers de gouvernement:  le premier ministre Jean Charest, le lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne, la conseillère Michelle Morin-Doyle représentait Régis Labeaume, et la sénatrice Suzanne Duplessis servait d'émissaire au gouvernement canadien. Séparation de l'État avec l'Église? Plutôt ambigüe à mon avis.

 

L'article d'Isabelle Porter dans le Devoir du 16 août 2010 rend aussi compte de l'évènement.

Les adieux d'un cardinal controversé - Hommage populaire à Marc Ouellet

 

 

Jacques a écrit :Plutôt que

Jacques a écrit :
Plutôt que de demander pardon pour les fautes du passé, l'église catholique devrait adopter des changements pour ne pas encore avoir à demander pardon dans 100 ans... si elle existe encore à ce moment-là !

 

Wow!

Ils errent depuis 2000 ans.

Ils errent depuis 2000 ans. Qu'ont ils fait contre la vérité brulée excomuniée. Ils défendent leurs acquis mal acquis comme les colonisateurs .La part du diable dans l'oeuvre de Dieu. C'est déja bien que nous puissions faire le mal: cela fait que le bien n'est pas forcé, mais volontaire.... Vie et doctrine de Pélage. Adversaire d'Augustin.

Je suis d'accord avec Jacques

Je suis d'accord avec Jacques et reverm.

Je me demande parfois pourquoi les propos d'un  catholique, cardinal, pape ou prêtre me dérange encore après tant d'années. J'ai pourtant quitté cette église. J'ai hâte que mes émotions et mon  esprit parviennent à passer à autre chose. Il est probable que certaines blessures nous suivent toute notre vie. Je dois ajouter que je connais des catholiques, religieux et laïques de qui je me sens proches car leur esprit est ouvert à autre chose que le Magistère et les dogmes...ils ont un regard d'aujourd'hui et leur espérance marquera demain.

Je crois personnellement que nous devons essayer d'éviter  d'en arriver à du catholic-bashing...

 

 

 

 

Dominique a écrit : Je suis

Dominique a écrit :

Je suis d'accord avec Jacques et reverm.

Je me demande parfois pourquoi les propos d'un  catholique, cardinal, pape ou prêtre me dérange encore après tant d'années. J'ai pourtant quitté cette église. J'ai hâte que mes émotions et mon  esprit parviennent à passer à autre chose.

 

Les propos homophobes, intolérants ou haineux venant d'un Catholique qui parle en tant que Catholique me dérangent parce qu'un catholique est aussi un Chrétien. Je ressens le même malaise face aux mêmes propos tenus par des Protestants, qu'ils soient de l'Église Unie, ou pentecôtistes, ou évangélsites, ou épiscopaliens, ou de toute autre dénomination. Ils restent Chrétiens et il reste de leur devoir, lorsqu'ils s'expriment en tant que Chrétiens, de représenter le Christ sur Terre.

 

On peut dire toute sorte de naiseries en son propre nom, mais quand on les dit au nom du Christ, pour moi, c'est grave.