Crise économique: n'oublions pas les pauvres!

Communiqué de l'Église Unie du Canada

Jeudi le 9 octobre 2008

L’Église Unie dit qu’en crise économique ce n’est pas le temps
d’oublier les pauvres

Cette année, on se prépare au pays à célébrer l’Action de Grâces dans un climat de grande incertitude. Avec la menace d’une récession et la crise économique mondiale qui fait la une des médias, beaucoup de gens craignent pour leur avenir financier et s’inquiètent de plus en plus au sujet de leur hypothèque, de leur pension et de leur emploi.

Sur cette toile de fond de tension grandissante, l’Église Unie du Canada invite la population canadienne à calmer son insécurité financière en prenant conscience du fait que nous vivons dans un monde où la pauvreté la plus inacceptable subsiste au milieu de l’abondance.

L’Église craint que ce message d’Action de Grâces ne soit noyé par le déferlement des nouvelles sur le resserrement du crédit des marchés financiers américains.

« Il est terriblement ironique que notre attention soit attirée par les marchés boursiers et les institutions financières du monde entier qui se lamentent sur leur appauvrissement, alors que les véritables pauvres ne sont pas entendus », explique le modérateur de l’Église unie David Giuliano.

« Bien que notre monde en soit un de grande abondance, c’est aussi un monde d’une incroyable disparité. Nous devons toujours nous le rappeler », de dire monsieur Giuliano.

Au niveau mondial, explique-t-il, le fossé économique qui divise les gens qui vivent au Nord de ceux qui vivent au Sud est énorme. Même au Canada, l’écart entre les riches et les pauvres se creuse toujours davantage.

* 800 millions de personnes à travers le monde souffrent de malnutrition ;
* le prix des aliments a augmenté de 83 pour cent sur la planète au cours des trois dernières années ;
* 750 000 personne au Canada dépendent pour leur survie d’au moins une des 650 banques alimentaires existantes – c’est-à-dire deux fois plus qu’en 1989 ;
* 80 pour cent des membres des Premières Nations du Canada ont un revenu personnel inférieur à 30 000$ par année ;
* 788 000 enfants canadiens vivent dans la pauvreté (2005).

David Giuliano ajoute qu’en dépit de la prospérité canadienne, certains groupes – tels les parents familles monoparentales, les autochtones, les nouveaux immigrants, les personnes souffrant d’un handicap, et d’autres groupes d’adultes – vivent à un niveau de pauvreté inacceptable.

« Dans notre pays, l’inégalité croissante entre les plus riches et ceux qui vivent en marge menace la cohésion sociale qui vaut au Canada sa bonne réputation dans le monde, dit monsieur Giuliano. On a les moyens de faire mieux. »

Il ajoute que la crise financière actuelle démontre à quel point des gouvernements puissants, la communauté financière et les structures financières internationales ont pu librement compromettre la stabilité de l’économie mondiale, mettant ainsi en péril le bien-être de la planète et des millions de personnes qui l’habitent.

« À moins que nous mettions en application les principes de la justice, de l’égalité, de l’équité et de la permanence, nous continuerons de voir le système économique se détériorer, dit David Giuliano. Je crois fermement que, comme Jésus, nous devons être solidaires des pauvres et demander à nos leaders politiques de s’engager à nouveau à éradiquer la pauvreté. »

Il continue ainsi : « Une crise financière divise les communautés, inévitablement. La foi, par ailleurs, nous appelle à renforcer la communauté en nous soutenant les uns les autres, indépendamment de nos situations individuelles. »

« Bien que cette fête de l’Action de Grâces soit synonyme de temps difficiles pour beaucoup de gens, dit monsieur Giuliano, nous devons garder à l’esprit que le fait de ne pas être seuls est ce qui nous a toujours permis de continuer. Cette pensée est au cœur de notre foi. En fin de compte, ce monde appartient toujours à Dieu, et l’amour et la justice de Dieu prévaudront. »

Pour plus d’information, veuillez contacter :

David Fines
Responsable des communications en français
Église Unie du Canada
(450) 466-7733 poste 225
davidfines@egliseunie.org

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Je suis bénévole dans un

Je suis bénévole dans un centre de distribution pour l'aide alimentaire qui dessert 8 municipalités.  De façon hebdomadaire, sont distribués denrées et produits reçus.  Ce n'est pas un luxe...c'est une nécessité.   Il existe aussi les cuisines collectives, les organismes qui offrent des repas chauds à des coûts minimes.  Les petits déjeuners offerts aux enfants dans des milieux moins favorisés sont une bénédiction.  N'oublions pas, non plus, toutes ces personnes qui donnent leur aide, leur sourire, leurs encouragements, leur temps... C'est dans ces organismes que j'ai pu voir la faim mais aussi une merveilleuse volonté d'aider.  Parfois, il suffit de peu pour illuminer un visage et redonner confiance en la Vie, en l'Humanité.