Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture

L'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT-Canada), est une association oecuménique dont les objectifs principaux sont l’abolition de la torture dans le monde, la défense et le soutien des personnes torturées. Elle vise aussi à faire disparaître la peine de mort.

L’ACAT veut aussi interpeller les chrétiens des différentes Églises en leur proposant un engagement concret de solidarité avec les victimes de l'injustice et de la torture [...] Osons donc nous lever pour prendre position, prier et agir en faveur des torturés de notre temps.

La mission de l’ACAT repose sur la Parole de Dieu qui affirme l’inaliénable dignité de la personne humaine - l’être humain est le temple de Dieu - et sur l'article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme :

"Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains, ou dégradants"

Pour atteindre ses objectifs, l'ACAT informe, agit et prie.

Informe

 

Informer est une tâche essentielle de l’ACAT, car les États cherchent par tous les moyens à cacher et à nier la torture. Il s’agit de faire prendre conscience aux chrétiens et aux chrétiennes des diverses Églises et aux citoyen-ne-s, de la réalité et de l’ampleur du fléau de la torture et des proportions inquiétantes qu’il prend.

Ainsi, l’ACAT participe avec d’autres associations à former une « OPINION PUBLIQUE » capable de faire pression sur les gouvernements et ainsi conduire peu à peu l’humanité vers l’abolition de la torture et des exécutions capitales.

Agit

 

“Ce n’est pas la répression des méchants qui fait mal, c’est le silence des bons.”
- Martin Luther King

 

L’action prend surtout la forme de lettres ou de pétitions envoyées par les membres aux gouvernements responsables de torture.

La commission des interventions, où oeuvrent de nombreux bénévoles, envoie pour sa part environ 600 lettres par année aux responsables politiques de plus de 80 pays. Une copie de ces lettres est toujours envoyée aux ambassades de ces pays au Canada, pour qu'à son tour il fasse aussi pression pour le respect des droits humains.

De plus un réseau d’actions urgentes par télécopieur (fax) ou courriel permet d’intervenir rapidement en cas de risque de torture ou d’exécution capitale imminente.

La participation à des consultations convoquées par le gouvernement canadien, la concertation avec d’autres ONG, l’exercice d’une vigilance ici même au Canada et la tenue d’une campagne annuelle complètent la gamme des moyens d’action.

Prie

 

Mais c'était dans ces moments terribles, dans les cellules glacées, que je ressentais physiquement la chaleur de vos prières et de votre compassion, une force nous unissant par un flot d'énergie spirituelle, jaillie de notre foi commune et des liens mystérieux de l'unité fraternelle... la force de votre amour et de votre compassion transformait mon désespoir en espoir indestructible...
- Alexandre Ogorodnikov

 

La prière individuelle et communautaire relie les membres de l’ACAT aux torturés et aux condamnés à mort dans un esprit de compassion, d’espoir et de libération. La Parole de Dieu et le vécu des torturés sont au cœur des rencontres régulières de prière dans différents lieux, lors de la journée annuelle de ressourcement ou au repas de la faim pendant le Carême. Une prière ou un texte de réflexion est également proposé dans le bulletin mensuel.

Devenir membre

 

Comme membre de l’ACAT, six fois par année, vous recevez un «appel urgent» concernant un prisonnier ou une personne menacée ou disparue, sous forme de lettre déjà rédigée par l’ACAT à laquelle vous avez toute liberté de donner suite.

Vous versez la cotisation annuelle de 30$ pour soutenir le secrétariat, la Fédération internationale ainsi que des ACAT plus menacées comme celles d’Afrique.

Vous êtes invités à participer à l’assemblée générale annuelle.

Vous priez à votre rythme pour les personnes torturées, disparues et leurs tortionnaires.


Bénévolat

 

Nous vous invitons à venir prêter main forte à notre secrétariat ou à nous référer des personnes disponibles pour: répondre au téléphone, recevoir le courrier et les courriels, aider aux envois et rédiger des lettres pour la protection et la libération de prisonniers. Une formation vous sera donnée sur place. Un bénévolat passionnant!

Il est aussi possible de s’impliquer au Comité solidarité-prière qui organise une soirée de prière mensuelle et une récollection annuelle.

http://acatcanada.org/accueil.htm

 

Commentaires

La mission d'ACAT n'est-elle

La mission d'ACAT n'est-elle pas la même que celle d'Amistie Internationale? Selon mon souvenir le but de cette dernière organisation est aussi  de faire cesser les tortures et les emprisonnements politiques dans le respect des cultures et religions.

Pourquoi ces deux organisations ne fonctionnent-elles pas ensemble? Est-ce que cela rebute les chrétiens de travailler avec des "non-confessionnels"?

Bonne question,

Bonne question, Plume.

 

Qu'est-ce qui différencie l'ACAT d'Amnistie Internationale ? Il doit bien y avoir des différences entre les deux, mais quelles sont-elles ?

 

Quelqu'un peut nous éclairer ?

La question est pertinente.

La question est pertinente. Dans les faits le "champ" d'intervention est le même et je sais que bon nombre de membres de l'ACAT sont aussi engagés dans Amnistie Internationale. Cette organisation est laïque et c'est impératif qu'elle le demeure.

 

L'ACAT, quant à elle, aborde un volet confessionnel qu'on ne saurait imposer à qui que ce soit.  Jésus torturé, Dieu crucifié sont des expressions théologiques et spirituelles qui sont pleines de sens et d'exhortation à l'engagement pour qui la dimension de foi est importante. En toute simplicité, dans l'accueil de la diversité d'expression et de sensibilité œcuméniques, c'est ce que souhaite promouvoir l'ACAT. La brève présentation historique qui suit se retrouve sur le site du mouvement.

 

Historique

En 1974, pendant une campagne mondiale d’Amnistie Internationale, un pasteur italien, Tullio Vinay, témoigne des cas de torture répétés au Sud-Vietnam. Il met alors les chrétiens présents devant leur responsabilité : dénoncer la torture partout où elle est pratiquée.

Bouleversées, deux femmes, membres de l’Église réformée, Hélène Engel et Édith du Tertre, décident de former un groupe oecuménique afin de sensibiliser les chrétiens et les chrétiennes au scandale de la torture.

Ainsi, le 16 juin 1974, en France, une quarantaine de chrétiens de toutes confessions fondaient l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture.

En 1987, la FIACAT (Fédération Internationale de l'ACAT) est constituée. Cette nouvelle structure va permettre à l’ACAT de participer de plein droit aux instances internationales, notamment à l’ONU, où elle obtient un statut consultatif et un siège permanent. Aujourd’hui, l’ACAT est présente dans une trentaine de pays.

L’ACAT-Canada, est fondée en octobre 1984, à la paroisse St-Léon de Westmount à Montréal, grâce à l’initiative de l’abbé Gabriel Villemure et de madame Denise Bonfils. L’ACAT est née l’année de l’adoption de la Convention contre la torture.

Merci d'éclairer ainsi ma

Merci d'éclairer ainsi ma lanterne. À ce que je vois vous êtes très bien informé.