Église Unie, leaders religieux & changements climatiques

Les pourparlers internationaux sur les changements climatiques débuteront bientôt à Copenhague et l’avenir de la Terre est en jeu. C’est le moment pour nous de faire tout ce que nous pouvons pour amener le Canada à adopter une position progressiste lors des pourparlers, et faire en sorte que la communauté mondiale émerge de Copenhague avec un traité sur le climat qui soit juste, contraignant et fondé sur la science.

 

La modératrice de l’Église Unie participe aux pourparlers sur les changements climatiques à Copenhague

 

 

 « Les changements climatiques constituent le plus grand défi moral de notre époque. Notre façon d’y répondre reflètera notre courage, » déclare Mardi Tindal, la modératrice de l’Église Unie du Canada.
 
Madame Tindal se rend cette semaine à Copenhague en tant que membre d’une délégation internationale de leaders religieux qui participeront à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques : un voyage spirituel qui, l’espèrent-ils, contribuera à la sauvegarde de la planète.
 
La modératrice se dit convaincue que l’humanité se trouve à un moment charnière de son histoire, que la foi tout autant que la science doit éclairer les conclusions des pourparlers sur les changements climatiques des Nations Unies.
 
Dernièrement, dans une lettre ouverte aux Canadiens et aux Canadiennes, elle écrivait : « La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques est un lieu où science et foi doivent se rencontrer. »
 
« La science nous dit ce qui est et, selon certains paramètres, ce qui sera. Pour leur part, les valeurs spirituelles nous enseignent ce qui devrait être. Seule l’association de ces deux perspectives nous permettra de traverser sans risque cette étape périlleuse, » écrit-elle.
 
Elle dit encore : « Pour avancer nous devons recourir à ce que la science peut faire de mieux et être ainsi solidement fondés sur la réalité. Mais nous devons également reconnaître les valeurs spirituelles qui ont guidé les humains pendant des siècles et ainsi travailler à l’élaboration d’une vision d’intégrité. »
 
Mardi Tindal souligne que le moment de son voyage coïncide avec le temps de l’Avent dans le calendrier liturgique chrétien.
 
« L’Avent est une période d’attente – d’expectative et d’espérance, dit-elle. En me préparant à ce voyage, je prie pour nos dirigeants politiques, dans l’attente et l’espoir de voir des signes de courage indicateurs qu’ils sont prêts à prendre des décisions audacieuses à Copenhague. »
 
La modératrice n’est pas la seule à prier pour des résultats constructifs à Copenhague. Onze anciens modérateurs et modératrices se sont engagés à prier quotidiennement en ce sens et à poser différents gestes de solidarité à l’égard des personnes impliquées dans les pourparlers sur les changements climatiques. Par exemple, hier, le pasteur Bill Phipps a entrepris une semaine complète de jeûne dans sa ville, Calgary.
 
Il explique son jeûne comme un geste d’appui, d’encouragement et de solidarité, et non comme une protestation.
« Me passer de nourriture est à la fois une offrande et une prière, une expression corporelle de la lutte engagée pour sauver notre monde si fragile », affirme le pasteur Phipps.
 
Le dimanche 13 décembre 2009, des églises partout dans le monde, y compris les paroisses de l’Église Unie du Canada, feront sonner leurs cloches 350 fois à 15h, heure locale. Ces volées de cloches – ou encore des tintamarres de toutes sortes, avec des tambours, des chaudrons, etc. – 350 fois représentent les 350 parties par million (ppm) que les experts en climat considèrent l’ultime limite de concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans notre atmosphère si nous voulons prévenir des perturbations catastrophiques du climat.
 
Mardi Tindal nous rappelle que scientifiques, théologiens et leaders spirituels, autochtones et de diverses traditions, nous disent que : « nos mains ne touchent pas la terre avec suffisamment de délicatesse pour le bien-être de la vie elle-même. »
 
« Nous savons que tout ne va pas bien dans la création, dit-elle. Au lieu de nourrir la vie dans notre monde, nous nous rendons malade ainsi que la terre. »

Cela signifie que « nous devons conclure entre nous un grand marché pour permettre à la vie de se poursuivre dans l’espérance et l’humanité. Nous devons être prêts à prendre des décisions, à faire des sacrifices et à poser des gestes de bonne volonté les uns envers les autres et envers la planète. »
 
La modératrice déclare que, malgré la peur et les prédictions sombres qui dominent bien des discussions sur les changements climatiques,  « Nous sommes un peuple de foi qui croit que l’espérance peut vaincre le désespoir et que par un effort commun nous arriverons à des solutions pour poursuivre notre marche de façon saine et durable en ce monde. »

 

 

Commentaires

Jeûner par solidarité - Le

Jeûner par solidarité -
Le dimanche 6 décembre 2009, l’ancien modérateur de l’Église Unie, le pasteur Bill Phipps, a débuté un jeûne d’une semaine en expression de soutien aux dirigeants politiques responsables de la santé et de la sécurité de la planète pour les générations à venir.
 
Ce jeûne coïncide avec l’ouverturede la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague.
 
Phipps, militant connu pour son franc-parler, croit que : « la réunion à Copenhague des dirigeants du monde est la rencontre internationale la plus importante depuis la Deuxième guerre mondiale ».
 
Il explique son jeûne comme un geste d’appui, d’encouragement et de solidarité, et non comme une protestation.
 
« Me passer de nourriture est à la fois une offrande et une prière, une expression corporelle de la lutte engagée pour sauver notre monde si fragile », affirme le pasteur Phipps.
 
Le jeûne, explique-t-il, est une pratique séculaire dans nombres de rituels spirituels et plusieurs traditions religieuses. Les gens le font pour nettoyer leur esprit et leur corps et pour se concentrer sur la dimension spirituelle. Le jeûne est une forme de prière.
 
« J’ai le sentiment d’un grand péril pour le futur de l’humanité, dit-il, et je crois que la question d’un avenir durable est un enjeu spirituel. »
 
Tout au long de son jeûne, Bill Phipps invitera les membres des Églises, des autres religions comme le public en général à offrir leurs propres prières pour la planète lors des jours de la réunion de Copenhague.
 
Il envisage aussi de visiter les bureaux de circonscription de leaders politiques, tels le premier ministre Stephen Harper et le ministre de l’environnement Jim Prentice. Le programme de ces visites est disponible sur le site www.billphipps.ca.
 
« Tous et toutes nous sommes responsables du legs écologique aux générations à venir. J’invite tout le monde à regarder dans les yeux des enfants et des petits-enfants et à y puiser l’inspiration pour exhorter nos dirigeants politiques au courage et à des gestes audacieux à Copenhague. »
 
Que voyez-vous dans les yeux de vos enfants et petits-enfants? L'espérance de notre monde n'est-ce pas l'Espérance de Noël? Bravo Bill Phipps. Écoutons nos enfants...

 

Les églises sonnent

Les églises sonnent l’alarme pour le climat

 

Des milliers d’églises au Canada, dont celle de votre quartier, sonneront leurs cloches ce dimanche, 13 décembre, pour signifier leur soutien à une entente internationale de réduction des gaz à effet de serre qui réchauffent notre atmosphère. L’initiative vient de la Cathédrale de Copenhague (lieu de la Conférence des Nations Unies) et s’est répandue sur toute la planète !

 

« Sonner les cloches est une vieille tradition. Elle servait à inviter les gens à la prière, mais aussi pour annoncer un danger éminent », nous le rappelle Norman Lévesque, coordonnateur du projet Église verte. Les églises sonneront leur cloche 350 fois afin d’encourager l’objectif de retrouver une concentration de CO2 de 350 ppm dans l’atmosphère, soit la concentration à retrouver pour conserver un climat habitable selon les climatologues. À l’heure actuelle, la concentration de CO2 a atteint  385 ppm et ne cesse d’augmenter.

 

Les chrétiens ont une tradition de foi qui interpelle à défendre cette lutte. D’abord, les pauvres sont les plus affectés par les changements climatiques, car ils ne peuvent pas, par exemple, se défendre contre une canicule ou une élévation du niveau de la mer. Ensuite, la Bible leur rappelle qu’ils sont des gardiens de la création et qu’ils doivent intervenir si elle est menacée (pensons au récit de Noé).

 

Ceux qui désirent plus d’information sont invités à visiter www.EgliseVerte.org

 

13 décembre

 

Blogue de la Modératrice de

Blogue de la Modératrice de l’Église unie du Canada (ÉUC), Madame Mardi Tindal

 

Tout comme vous, je me suis préparée en prières et en pensée pour la réunion internationale sur les changements de climat qui va se tenir à Copenhague du 7 au 18 décembre et je suis agréablement surprise par le grand nombre de personnes qui ont choisi l’espoir plutôt que le désespoir.
 
Les exemples -- pour la plupart inattendus – abondent; ils viennent de partout : membres de l’ÉUC, leaders, congrégations, et même de l’arène politique. Tous et toutes m’ont fait part des engagements qu’ils ont pris pour participer à cet effort.
 
Ne sous-estimons pas l’impact que notre témoignage, en tant que personnes de foi, a pu ou pourra avoir pour susciter ces signes encourageants.
 
En effet, nous apportons dans ce domaine un leadership à la fois moral et spirituel : leadership qui imagine l’amour de Dieu pour le monde et nous incite à le concrétiser; leadership qui nous fait admettre que nous sommes en face d’un appel au courage sans précédent; leadership qui comprend que le changement climatique exige le choix de la justice plutôt que l’oppression; joie plutôt que crainte et espoir plutôt que désespoir.
 
De me trouver ici, parmi les anciens modérateurs et modératrices qui comprennent ceci et se donnent délibérément à cette cause est pour moi une leçon d’humilité.
 
Je ne peux passer sous silence l’exemple de Bill Phipps (ancien modérateur de l’ÉUC) qui commence aujourd’hui, telle une offrande d’encouragement, un jeûne de 8 jours, la mise en pratique de notre combat pour sauver notre monde fragile.
 
Il y a aussi Stan McKay (un autre ancien modérateur de l’ÉUC, membre des premières nations) qui m’a envoyé un rappel de l’impact dramatique des changement climatiques sur les peuples indigènes; dans son message Stan McKay souligne les affres des peuples de l’Arctique et des Inuits.
 
Dans une de nos congrégations, un arbre a été planté et tout spécialement « plaqué » afin de célébrer la participation de notre église aux discussions de Copenhague et l’appel que cela représente à la fidélité à notre environnement. Ceci me rappelle Isaïe 55 : « Les desseins de Dieu seront accomplis – La parole de Dieu dans la création et dans la communauté ne retourne pas vers Dieu les mains vides – et tous les arbres des champs applaudiront! »
 
Je vous écrirai dans ce blogue quotidiennement jusqu’au 18 décembre (présente à Copenhague du 12 au 18), et je resterai à l’affût de vos commentaires. Ces derniers me feront chaud au cœur! S’il vous plaît, faites moi savoir comment vous allez choisir d’aimer pour que les arbres applaudissent.

 

Alors...quel gestes

Alors...quel gestes poserons-nous, Francophones de l'Église-Unie, pour manifester notre soutien et pour faire de notre prière une prière "incarnée" dans la vie de tout les jours? Lancez-nous des défis!

 Si votre santé vous le

 Si votre santé vous le permet, je vous mets au défi de vous déplacer à vélo 12 mois par année.

Message de Mardi Tindal,

Message de Mardi Tindal, modératrice de l’Église unie du Canada

 

ALORS, QU’EST-CE QU’ON FAIT MAINTENANT ?

 

Ce matin j’ai parlé avec mon beau-père (91 ans) et maman; tous deux de la même génération, ils ont posé des bonnes questions et fait des suggestions concernant les pourparlers de Copenhague sur le changement de climat.

 

Mon beau-père voulut s’assurer que j’avais lu l’article de George Monbiot, dans

The Guardian. Monbiot est l’auteur de « Heat : How to stop the planet from burning » (trad: Chaleur: Comment empêcher la planète de brûler?). Avec véhémence, Monbiot encourage les Canadiens à agir en faveur de toutes les nations du monde qui sont menacées par les changements climatiques. D’après lui, ceci est un appel à l’altruisme, un appel moral, et si nous laissons aller les choses, cela pèsera sur notre conscience.

 

Quant à maman, elle a demandé que je lui donne des conseils quant aux actions spécifiques qu’elle pourra inclure dans sa lettre au Premier Ministre et aux membres du Parlement. Je lui ai suggéré les objectifs de la pétition KyotoPlus comme un bon début :

 

  1. l’établissement d’une cible nationale visant à réduire, d’ici 2020, les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25 pourcent en prenant comme niveau de départ celui de 1990;
  2. la mise sur place d’un plan national efficace pour atteindre cette cible;
  3. admettre que nous sommes responsables, historiquement, des changements de climat en aidant les pays en voie de développement à réduire leurs émissions et à s’adapter aux changements climatiques.

 

Pour de l’information supplémentaire sur Copenhague, du point de vue œcuménique, je vous suggère de visiter le site Web de KAIROS.           

 

Le 13 décembre -- jour de la célébration œcuménique internationale à Copenhague --  de nombreuses congrégations de l’ÉUC feront sonner leurs cloches. Si c’est le cas pour la vôtre, afin d’en apprendre plus sur la signification de cet événement, inscrivez vous sur :

 

http://www.kairoscanada.org/en/ecojustice/climate-change/copenhagen-2009/ring-350-for-copenhagen/

 

Lors de mon installation comme Modératrice de l’ÉUC, j’ai sollicité de l’aide des paroisses afin de compenser les empreintes d’émission de CO2 que mes voyages laisseraient dans l’environnement au cours des trois prochaines années. St. Paul’s United Church à Kindersley, Saskatchewan, y a répondu : Les membres de la paroisse se sont engagés à remplacer leur chaudière, ceci ayant pour résultat de réduire de 33.924 tonnes leurs émissions de CO2, ce qui compense amplement mon empreinte d’émission pour mon voyage à Copenhague. Je souhaite que nous soyons capables de mesurer le progrès accompli individuellement et par les congrégations de l’ÉUC en vue de réduire nos émissions de CO2. Pour cela, je vous invite à envoyer un courriel à :

offsetsαunited-church.ca et faites nous savoir combien de carbone vous avez épargné à l’atmosphère.

Afin de vous aider à faire le calcul, il y a un « calculateur de compensation » sur le site

Faith & the Common Good (www.offsets.greeningsacredspaces.org).

 

Ma mère et mon beau-père sont issus d’une génération qui a consenti d’énormes sacrifices pour moi et ma génération afin que nous ayons une vie meilleure. Par abondance d’amour et une vision de l’avenir, ils ont choisi de faire avec moins afin que nous ayons plus.

 

Nous souhaitons tous et toutes que nos enfants aient une vie meilleure. Pourrons-nous retrouver cette abondance d’amour et une même vision pour l’avenir pour adopter – comme des cadeaux – les changements que nous allons devoir faire dans notre quotidien pour que les générations futures connaissent aussi l’abondance ?

 

Ce dimanche à l’église, j’entendais derrière moi une petite fille de 6 ans réciter le Notre Père. En l’écoutant, j’ai compris que les changements auxquels nous allons faire face ne seront pas des sacrifices; ils seront des cadeaux offerts par ma génération à la sienne.

« Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel » disait-elle. Qu’il en soit ainsi.

 

Soyez béni/e/s sur vos routes. Dites-moi ce que vous voyez ou entendez en route et s’il vous plaît partagez vos idées.

 

Conférence des Nations Unies

Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques
 
Message de Mardi Tindal, modératrice de l’Église unie du Canada
 

 

LE MONDE SE RASSEMBLE
 
Des mises à jour de dernière minute arrivent de Copenhague sur mon Blackberry et ce peu de temps avant l’ouverture officielle de la 15e Session de la Conférence des Membres de la Convention sur les Changements Climatiques dans le Cadre des Nations Unies.
 
Peut-être avez-vous eu l’occasion de lire, dans The Observer de décembre (mensuel anglophone de l’ÉUC), l’excellent article de David Hallman qui en quelque sorte plante le décor pour la participation de l’ÉUC au sein de la délégation du Conseil Mondial des Églises.  Comme David Hallman l’écrit, « le message ‘des églises’ est qu’il est urgent d’arriver à un traité vigoureux qui peut réduire la menace causée par les changements climatiques; l’urgence est d’autant plus grande que les nations les plus nanties ne respectent pas les engagements qu’elles ont pris à Kyoto. Dès que les églises ont commencé à s’impliquer dans la problématique du changement climatique, nous avons fondé notre éducation et notre plaidoyer sur la reconnaissance que le changement de climat est une affaire de justice. »
 
La présence de David Hallman sur le Comité d’Encadrement de la Modératrice est un vrai cadeau! Il a présidé les réunions préparatoires de la délégation de l’ÉUC de façon remarquable et il fera de même après notre retour de Copenhague. Ainsi, nous pourrons rester dans la voie de l’action fidèle, participant dans l’abondance que Dieu nous octroie pour la guérison de l’âme, de la communauté et de la création.
 
Deux membres de l’ÉUC sont déjà à Copenhague : Joy Kennedy et David MacDonald. Les fonctions de Joy reflètent les priorités de L’ÉUC : Coordonnatrice du Programme ‘Pauvreté, Richesse et Justice Écologique’; quant à David MacDonald il a été – en sa qualité de membre du Parlement – président du premier Comité parlementaire du Canada sur l’Environnement.
 
Vendredi prochain, le 11 décembre, nous serons trois de plus à rejoindre la réunion internationale à Copenhague, dont Alanna Mitchell (journaliste accréditée auprès de l’Institut international pour le Développement durable). Elle est particulièrement intéressée par le problème des eaux et des océans et a écrit un livre Sea Sick que je vous recommande chaudement.
 
Finalement, l’église encourage, sagement, les Modérateurs et Modératrices à inviter un membre de leur proche famille, en général le conjoint ou la conjointe, lors de leurs voyages internationaux. Mon époux n’étant pas disponible, c’est notre fils Chris qui m’accompagnera. Et bien que son rôle officiel soit ‘supporter familial’ il représentera beaucoup plus, et il fera beaucoup plus également car son travail de jour est ‘Responsable du contenu’ de metronews.ca de sorte qu’il est un éditeur en ligne et qu’il comprend les arcanes de la communication par Web. Il va m’assister, moi et l’équipe, avec nos blogues, tweets, chargement de vidéos sur YouTube. Chris est aussi bien connu à Toronto comme activiste environnemental et politique, et sa connaissance du français est de loin supérieure à la mienne!
 
Ensemble, au cours des deux prochaines semaines – et des suivantes --  nous allons faire de notre mieux pour vous tenir au courant de ce qui se passe et se passera et vous alerter lorsque vos prières et/ou actions devront cibler un point particulier.
 
S’il vous plaît continuez à prier et à agir de concert avec moi afin que nous puissions participer pleinement dans l’abondance que Dieu nous octroie pour la guérison de l’âme, de la communauté et de la création.

 

Conférence des Nations Unies

Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques

Message de Mardi Tindal, modératrice de l’Église unie du Canada

 

Relier les points …
 
Avez-vous eu des conversations comme celle-ci récemment ?
 
Hier en fin d’après-midi, j’ai reçu un courriel d’un membre fidèle de l’église; ce membre réside dans une région rurale en Ontario. Les mots de ce message m’ont paru durs, questionnant la Modératrice sur ses priorités (son voyage à Copenhague) alors que l’église ‘à la maison’ a tellement besoin d’attention. En général, les courriels ne donnent aucune information pour contacter l’expéditeur mais celui-ci laissait quelques pistes. J’ai réussi à retracer un numéro de téléphone et j’ai eu une bonne conversation avec une femme formidable hier soir.
 
On a réalisé que nous partageons de nombreux sujets d’inquiétude : la santé des communautés rurales en proie à d’énormes changements démographiques; le désir de devenir une église plus interculturelle et pertinente; l’aspiration à voir l’église accueillir – et accueillie par – les plus jeunes. Elle m’a dit avoir écrit ce courriel dans un moment de profonde déception et de frustration par le manque de soutien ressenti de la part du consistoire, et cependant elle exprimait aussi de la compassion  pour le consistoire, reconnaissant qu’il est malaisé de connaître toute l’histoire.
 
C’est tellement vrai! Nous ne pouvons pas connaître toute l’histoire sans l’aide de l’un et de l’autre. Je m’attendais à une conversation marquée par la distance et la différence et voilà! Cela fut une conversation de connexion, de perspective plus large et de buts communs.
 
C’est ainsi que je conçois âme, communauté et création : entrelacées.  Je prie pour ma sœur dans la foi et pour sa congrégation alors qu’elles traversent des moments particulièrement stressants. Je continue à œuvrer avec les autres au Conseil Général pour adresser cette sorte de soucis qu’elle porte car elle aussi s’active à améliorer les choses dans sa congrégation et au consistoire.
 
Quand on s’est dit au revoir, j’ai reçu ses paroles aimables qui me bénissaient comme une prière pour mon bien-être et même de l’espoir pour que les pourparlers sur les changements climatiques portent fruit.
 
Elle et moi reconnaissons toutes deux l’ardent désir d’améliorer les choses pour nos enfants et les générations qui leur succéderont. C’est ce genre de conversation qui change le monde, grâce à l’Esprit de Dieu, fertile et réconciliateur.
 
Avez-vous eu des conversations comme celle-ci récemment ?

 

 Pour ceux et celles comme

 Pour ceux et celles comme moi qui ont eu la chance de rencontrer notre modératrice, il est évident que l'écologie est au centre de sa théologie.  De toute façon, la confession de foi développé par l'Église Unie ne proclame-t-elle pas que nous sommes appelés à constituer l'Église [...] pour vivre avec respect dans la création ?

La conférence de Copenhague nous force à réfléchir à plusieurs sujets qui dépassent la gestion du quotidien: à qui appartient la création qui nous entoure, quel monde voulons-nous légué aux prochaines générations, sommes-nous capable de dépasser nous petites préoccupations actuelles...

Le voyage de Mardi Tindal nous force à concevoir notre foi sous une nouvelle perspective.

Conférence des Nations Unies

Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques
Message de Mardi Tindal, modératrice de l’Église Unie du Canada
 

Un océan d’espoir

 
Hier midi j’ai invité mon amie Alanna Mitchell à se joindre à nous dans les bureaux du Conseil Général pour partager notre frugal repas et elle m’a de nouveau surprise par sa compréhension scientifique combinée à un talent de communicatrice extraordinaire, et son profond espoir.
 
Elle a tout d’abord partagé quelques faits inquiétants au sujet des océans du globe et ensuite lu, de son livre Sea Sick, ces mots d’espoir : « L’espoir existe par lui-même. Il n’existe aucune liste d’épicerie pour l’obtenir. Oui, c’est absurde et irrationnel. Mais tout comme l’amour, l’espoir est humain. Comme le rire, l’espoir est contagieux et se répand tel un logarithme, comme les changements qui se produisent aujourd’hui sur notre planète, comme notre compréhension grandissante de ces problèmes et comme notre capacité humaine, puissante et collective de commencer à y faire face. »
 
Nous allons à Copenhague pour attraper et répandre l’espoir, pour faire partie de cette expérience à la fois humaine et divine, puissante et collective, sous la conduite de l’Esprit. Et alors que la science nous place en face de la réalité, l’espoir va susciter en nous les changements dans notre manière de vivre sur cette planète. Nous sommes conscients des deux.
 
Il y a environ deux semaines, David MacDonald et moi avons écrit une lettre ouverte aux Canadiens et Canadiennes au sujet de la science et la foi qui doivent converger à Copenhague. Dans cette lettre, nous écrivions : « La science nous dit ce qui est et, tenant compte de certains paramètres, ce qui va arriver. Les valeurs spirituelles nous apprennent ce qui devrait être. Ce n’est qu’avec la conjonction des deux que nous traverserons en sécurité ces temps périlleux. »
 
Cette lettre a été traduite et postée sur un site Web danois et reprise dans The Christian Post (américain), The Alliance of Religions and Conservation, et Science and Religion today. Cela nous a fait grand plaisir.
 
 
Nos valeurs spirituelles sont en effet la source de notre espoir et dans ces derniers jours de préparatifs pour mon voyage à Copenhague, je me trouve immergée dans un océan d’espoir : lisant la Bible, priant pour tous et toutes y compris les décideurs du gouvernement, accumulant histoires, images et poésie – car c’est dans ces habitudes de nos cœurs que l’espoir trouvera assez d’espace pour nous changer et changer notre manière de vivre.

 

Qu'est-ce qui vous aide à garder l'espoir?
 
Quelle est la valeur spirituelle qui vous est la plus essentielle?

 Ce qui m'aide à garder

 Ce qui m'aide à garder l'espoir, c'est des personne comme toi Mardi. 

C'est ma foi en Dieu...qui

C'est ma foi en Dieu...qui est plus grand que nous tous et toutes...le Dieu pour qui rien n'est impossible...c'est ma foi qui m'aide à garder l'espoir. La valeur spirituelle qui est la plus essentielle, selon moi, c'est la solidarité. Dieu s'est montré solidaire de l'humanité dans l'incarnation. En réponse au don de Dieu, nous avons une responsabilité à être solidaires les uns des autres.

Mardi Tindal dit des choses

Mardi Tindal dit des choses vraies et justes de façon naturelle et accessible. Ça c'est une raison d'espérer, non seulement par rapport aux enjeux vitaux du climat mais aussi à l'utilité de la "religion" dans la vie concrète.

 

En ce qui a trait à l'effort fait, j'opte systématiquement pour le transport en commun puisque je vis dans un contexte urbain qui le permet, j'essaie de réduire, de réutiliser et de recycler. Et je prie pour intégrer le tout dans tout ce que je suis et je fais.

 

La valeur spirituelle la plus importante est peut-être la conscience, i.e. la lucidité sur soi-même et sa place dans l'univers. Lorsqu'on perçoit de manière 'intime' le lien entre tout ce qui existe, l'urgence de la 'conversion' apparaît sour une lumière incontournable.

Conférence des Nations Unies

Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques Message de Mardi Tindal , modératrice de l’Église unie du Canada 

 
Une autre façon de faire

 

Hier soir, je me trouvais à Hillhurst United Church à Calgary. C’était vraiment formidable de me trouver avec ces bonnes gens, de leur parler et d’engager divers dialogues avec d’autres intervenants. J’ai fait tout cela depuis mon petit appartement que j’appelle ma maison à Toronto. Et un autre orateur s’est joint à nous de Copenhague! C’est là une façon différente de se réunir; je m’attends à ce que cette façon de faire soit de plus en plus utilisée, du moins je l’espère.

 

J’ai déjà utilisé Skype auparavant dans mon travail pour le réseau global des centres œcuméniques et mouvements laïques mais la réunion via Skype d’hier soir était beaucoup plus intime, parlant avec des membres de ma lointaine communauté de foi de notre passion partagée en vue de trouver des issues aux dilemmes que nous posent les changements climatiques. Un des sujets débattus était comment nous, en tant qu’église au Canada, et dans le monde, répondons aux défis. Je me suis inspirée de la sagesse du poète Wendell Berry et comment il appuie sur la nécessité de choisir, d’aimer et de s’investir dans un endroit spécifique. S’il est une poésie qui peut nous amener à aimer Dieu et la création de Dieu de tout notre cœur, âme et esprit, c’est bien la sienne. Nous, dans l’Église unie du Canada, choisissons de prendre soin et d’aimer plus de trois mille endroits particuliers, et de nombreux autres – nos partenaires -- à travers le monde.

 

Voici : hier soir, j’ai parlé de choix, le choix d’aimer nos propres places, à l’intérieur d’un réseau global d’endroits spécifiques, suivant les consignes de Jésus : aimer et être le reflet de l’amour de Dieu pour tous. Un amour enraciné dans les engagements que nous avons pris de faire avec amour le travail de Dieu dans endroits où nous sommes plantés.

 

Au Centre d’Éducation et de Retraite de Five Oaks, les hôtes sont accueillis par une invitation à reconnaître le caractère sacré de l’endroit. Lors de mon élection comme Modératrice, la poétesse Elizabeth Bustard m’envoya une note disant : ‘Je suis certaine que vous apporterez le message d’un endroit sacré à l’Église en général. Chacun et chacune d’entre nous doit prendre l’engagement irrévocable de reconnaître au sein de nos Églises le caractère sacré de toute vie.’

 

Comme le dit Elizabeth, engageons-nous donc avec le plus grand sérieux possible. Il y aura d’autres réunions comme celle d’hier soir qui n’impliqueront ni perte de temps précieux ni détérioration de la qualité de l’air, réunis pour aimer la communauté de Hillhurst United et ce faisant, pour aimer la planète entière créée par Dieu.

 

Faites-moi donc savoir de quelle façon – ou quelles façons – vous reconnaissez « le caractère sacré de toute vie » là où vous êtes et dans la vie de votre congrégation.

 

P.S. Un des points forts de la réunion d’hier soir fut de recevoir des nouvelles du pasteur Bill Phipps lequel est maintenant au milieu de sa semaine de jeûne (j’y ai fait référence dans un blogue précédent). Bill va bien et vous pouvez suivre son cheminement quotidien sur son site Web.

 

Le libéralisme économique est

Le libéralisme économique est l'idole qui suce le sang de la vie sur cette planète. La chanson de Loco Locass met le point - ou le poing! - sur le bobo : quelque soit le parti au 'pouvoir' à Québec, Ottawa ou Washington. Libérons-nous des Libéraux, du libéralisme, de tous genres.

 

 

Libérez-nous des libéraux Libérez-nous des libéraux

(texte de Batlam et Biz / musique de Chafiik)

- Prêt pas prêt la charrue Charest, acharnée, charcute en charpie la charpente
De la maison qu’on a mis 40 ans à bâtir
- C’pas toi qui a milité pour Amir Khadir ? -( … )
-Maintenant la table est mise pour 4 ans à pâtir, à pâlir à vue d’œil
Ahuris à la vue d’la bande d’abrutis qui bradent à bride abattue
Qui vendent à rabais, par la bande c’qu’y a pas de prix
Une fois l’mandat fini, le pays ressemble d'un abatis
Coupe sombre, coupe à blanc, Coupe Grey
« Alouette, je te plumerai »
Pis pour couper court au courroux populaire
Patapouf étouffe la foule et légifère à tombeau ouvert
Pis tout sourire il sert la soupe populaire
( C’est ça être solidaire quand on a sacré tout à terre )
Afin de faire taire un argumentaire unique en terre d’Amérique
Mais son affaire, ça fait ben trop l’affaire des régents d’affaires
Du Canada pis du Conseil du Patronat
Bâillon pas bâillon, je raille pareil, le patron des patrons
« Ta yeule Taillon ! »
Heille si le dément démantèlement t’excite tellement
Que c’est comme de la musique à tes oreilles
Comment t’aimes le tintamarre des barbares, dans tes tympans d’avare hagard ?

Face à la menace de la braderie on brandit
Le poing de la Patrie à la face des bandits
Face à la menace de la braderie on brandit le poing ...


Libérez-nous des Libéraux !

J’te l’dis carré, catégorique
Jean Charest, Mike Harris : même combat, même charisme
Même kermesse des biens et services publics
Câlisse faut que ça finisse
La chasse aux bs pour eux c’t’une business inespérée
Pis ceux qui dépérissent
Y reste plus qu’à prier Saint Jean-Baptiste
Ça vous apprendra, ma race de séparatistes
Y’a pas de place, où on peut pas faire la piasse
Contrats de performance pour la SGF, pour les CPE, ou les SDF
Un impôt sur la quête? Tiens, ça serait pas bête !
Ça dirige le Québec comme une PME
Comme un pimp ses putes, pour qu’elles alignent les P-I-P-E-S’ti !
Ça se sait ça s’connaît, la clef du succès pour le 24 Sussex
C’est d’assexuer le Québec
Quel beau sujet pour Jean-Claude Labrecque
« À Hauteur de Gnome » ( hauteur de braguette )
Sucer debout, c’est ça se tenir drette...

zzzzzzzzzzzzip : «Je suis prêt »

On est loin de « Maître chez Nous »
Maintenant comme jamais, il y a un traître chez nous
Ça s’entend quand il parle comme un derrière de boîte de céréales
Si tu penses me faire taire, tu perds ton temps j’suis intarissable
 « Je vais sous ton ciel, Muse! et je suis ton féal »

Face à la menace…
Libérez-nous des Libéraux !


Pendant que le kid de Sherbrooke
Liquide au souk ce qui nous distingue
Au carnaval libéral fédéral, ça bringue dingue
« Viva Canada ! Banana republica ! »
« Mandat sur mandat, on est encore là ! »
Un parti unique, c’est un parti inique, cynique, qui nique
Tout débat démocratique
La confiance de la rue est rompue
Car la cour de l’empereur corrompu accumule les écus

Et enfin, quand il sent la fin, le monarque débarque
Mais passe le pouvoir à son homme de main
Comme un bon roi Chrétien
Mais selon moi, Martin
Tient du requin ben plus que du dauphin

L’armateur, arnaqueur, anglo, franco –on sait pus trop-
Joue sur tous les tableaux
C’est l’homme des shaloms et des salamalecs
Mais comment croyez-vous qu’il conçoive le Québec ?
Depuis 10 ans, véritable sous-marin
Soi-disant nous tend la main
Mais mate-le nous démâter
En parquant l’gros paquebot des fédéraux dans nos eaux
C’est sûr il s’insinue comme la moelle dans nos os
En somme ça me semble simple : sous les libéraux
Québec et Ottawa sont les lames d’un ciseau
L’une décrisse les racines du lys
Et l’autre s’immisce au sein de nos services
Ça fait qu’émasculé, pis enculé, le calcul est pas compliqué : on va r’culer
Devant tant d’unifoliés déployés à tous les paliers
Croyez qu’on va tous se noyer, broyés, dans la marée rouge
À moins qu’on ne bouge …
Enweille bouge!

Libérez-nous des libéraux !

Les cols bleus, les cols blancs, toutes les écoles confondues
Faut se ruer dans la rue, au printemps comme une crue
Faire éclater notre ras-le-bol, une débâcle de casseroles Trêve de paroles, faites du bruit!
Un charivari pour chavirer ce parti, comme en Argentine, en Bolivie
D’un pôle à l’autre, c'est un constat continental :
À bas le bulldozer libéral !

Libérez-nous des Libéraux !
Tamtid’lidé délibérez du libellé
Tamtid'lido libérez-nous des libéraux

 Dans les nouvelles ont

 Dans les nouvelles ont apprend que les gardes de sécurité sur la colline parlementaire d'Ottawa fouille les visiteurs à la recherche de personne ou d'objet avec le logo de Green Peace.  Au lieu de multiplier les efforts à Copenhague, les autorités canadiennes s'en prennent au messager de leur inaction. 

Il faut croire qu'ils suivent une vieille tradition biblique: 2 Samuel 1: 1-16.

 Madame la

 Madame la Modératrice,

Permettez-nous, ma femme et moi de vous remercier d'avoir accepté de représenter notre Église à cette importante réunion sur les changements climatiques qui se déroule à Copenhague. L'enjeu de cette conférence est cruciale car si nous ne nous engageons pas sérieusement, dès maintenant à combattre le réchauffement climatique, l'avenir de notre planète sera grandement compromis et ce sont les générations de nos enfants et petits-enfants qui paieront le lourd tribut de notre laisser faire actuel.

Nous sommes fiers d'appartenir à une Église qui montre l'exemple de son engament indéfectible en faveur de ce combat. Et il ne s'agit pas seulement de belles paroles mais nos dirigeants actuels et ceux qui vous ont précédés posent actuellement des gestes plus que concrets pour soutenir cette cause. 

En tant que canadien et canadienne, nous avons honte de voir avec quelle désinvolture nos dirigeants politiques traitent ce problème des changements climatiques. Le Canada qui jouissait d'une excellente réputation sur le plan international tant du point de vue des droits humains que d'enjeux importants est en train de perdre toute crédibilité. Un grand merci, Madame la Modératrice.

 Madame la Modératrice, Vous

 Madame la Modératrice,

Vous le connaissez peut-être. mais je tiens à vous signaler l'excellent témoignage que nous livre M. William Warsden, journaliste d'enquête de la Gazette, maintenant à la retraite, dans son livre:

Stupid to the Last Drop: How Alberta Is Bringing Environmental ...

 - [ Traduire cette page ]

Stupid to the Last Drop: How Alberta Is Bringing Environmental Armageddon to Canada And Doesn't Seem to Care: Amazon.ca: William Marsden: Books.
 
Il s'agit en effet de l'un des plus grandes catastrophes écologiques actuelle dans le monde. Voilà à mon sens, ce qui souligne l'importance de nous préoccuper des questions environementales. Nous vous soutenons dans nos prières pour que les yeux de nos dirigeants puissent s'ouvrir devant l'immense défi auquel nous sommes confronté collectivement. Respectivement soumis.  

Conférence des Nations Unies

Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques Message de Mardi Tindal, modératrice de l’Église unie du Canada
 

Un conseil judicieux
 
C’est aujourd’hui que Alanna Mitchell, mon fils Chris et moi-même prenons la direction de Copenhague pour y rejoindre deux membres de l’ÉUC qui y sont déjà : Joy Kennedy et David MacDonald. Continuez à suivre sur ce site mes blogues quotidiens et mes tweets ainsi que les vidéos de YouTube qu’on va télécharger sur le site Web de l’ÉUC aussi régulièrement que possible.
 
Quand notre petite délégation a rencontré les autres pour planifier notre travail à Copenhague (nous étions avec d’autres délégués du Conseil Mondial des Églises), David Hallman – qui a représenté l’Église unie du Canada dans de nombreuses réunions similaires y compris les pourparlers de Kyoto – a partagé avec nous ce conseil judicieux :
 
-       Préparez-vous à être déçu/e/s;
-       Préparez-vous à être inspiré/e/s;
-       Préparez-vous à être ignoré/e/s;
-       Préparez-vous à être opiniâtres  (la délégation du Conseil Mondial des Églises n’est pas grosse si on la compare avec d’autres, mais elle est importante).
 
Chaque année, le temps de l’Avent nous ramène dans les mêmes préparations, n’est-ce pas?
 
Et chaque année, bien que désappointés et parfaitement conscients du fait que nous n’occupons pas le devant de la scène,  nous sommes aussi inspirés et opiniâtres, à la manière de Jésus.
 
Ainsi, nous nous préparons de nouveau pour la naissance du Christ au milieu d’une réunion sans précédent de la famille globale au travail – et pour nombre d’entre nous, en rendant grâces à Dieu.
 
Dites-moi : Comment pouvez-vous importer ‘persistance et opiniâtreté’ là où vous préparez Noël?

 

Effectivement, attends-toi

Effectivement, attends-toi Mardi à passer par toute la gamme des émotions. 

Ton lien avec l'Avent et l'enfant Jésus est peut-être plus porteuse d'espoir que tu le pense.  Pendant qu'un Empire était à s'afférer à des tâches administratives, c'est par la naissance d'un fragile enfant, dans une région reculée du monde, que l'espoir et la rédemption est devenue possible pour l'ensemble du monde.  

Peut-être que la solution ne se trouvera pas à Copenhague, à Rome ou à Ottawa, mais dans les simples maisons des gens...

 

Conférence des Nations Unies

Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques Message de Mardi Tindal, modératrice de l’Église unie du Canada

 

Bienvenue à Hopenhagen

 
Dès notre arrivée à Copenhague aujourd’hui, partout en ville des panneaux et des peintures murales affichant ‘Bienvenue à Hopenhagen’ nous saluaient. L’image que projette cette ville est celle de son engagement à travailler pour la justice en ce qui a trait au climat. La capitale du Danemark – entourée d’eau propre et d’éoliennes – s’enorgueillit d’annoncer qu’elle a déjà établi les bases afin de devenir la première métropole au monde pour ce qui concerne le climat. Exemples : Copenhague a développé une infrastructure pour le chauffage et une culture unique pour l’utilisation du vélo.Plus de la moitié de la population se rend au travail à bicyclette et seulement un habitant sur quatre possède une automobile. Et prenez garde : pas question de mettre le pied sur les pistes cyclables!
 
Les rues de la ville sont remplies de dizaines de milliers de gens car aujourd’hui c’est la Journée Mondiale d’Action pour le Climat et une marche est organisée de la Place du Parlement vers le Centre Bella où les marcheurs rencontreront l’Archevêque Desmond Tutu et Mary Robinson lors d’une vigile aux chandelles; ils veulent ainsi manifester leur passion aux ministres de l’environnement qui commencent à arriver aujourd’hui en provenance de 192 pays.
 
On voit parmi les manifestants-es des gens de tous âges et de cultures différentes; il y règne une atmosphère de camaraderie. « La planète, pas le profit », « Changez les politiques, pas le climat », « Il n’y a pas de planète B » et « Pas de compromis avec la nature », sont les différents slogans qu’on peut lire dans différentes langues sur les bannières déployées. Du théâtre de rue et des comédies accentuent la puissance du message.
 
Chris et moi nous nous préparons maintenant pour assister à une célébration à la Trinitatis Kirke où l’Archevêque de Canterbury Rowan Williams fera une intervention et nous allons aussi rencontrer deux équipes de télévision – Odyssey Network et Vision TV – lesquelles souhaitent entendre des voix d’Églises du Canada.
 
Bien que nous n’ayons pas encore dormi, nous sommes dopés par la sensation d’un but commun à Copenhague ce soir et par l’occasion qui nous est donnée de faire un travail extraordinaire et de célébrer l’espoir partagé ainsi que notre compassion pour la terre, toutes ses nations et créatures. C’est en effet : Hopenhagen.
 
Et vous, qu’avez-vous fait? Comment avez-vous célébrer cette Journée Mondiale d’Action pour le Climat?

 

 Mardi, prends quand même

 Mardi, prends quand même quelques heures pour te reposer.  La semaine va être longue et difficile... 

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Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques

Message de Mardi Tindal, modératrice de l’Église unie du Canada

 
L’épicentre de l’Éco-Espoir
 
L’église était vraiment l’endroit où il fallait se trouver aujourd’hui. Passer cette journée avec des leaders d’Églises différentes fut aussi une bénédiction. Ma journée a débuté en présence d’un leader d’Église qui sert d’épicentre à l’éco-espoir ici à Copenhague.
 
Dès la réunion du matin, Desmond Tutu  est intervenu et, avec son énergie brillante et communicative, nous a tous encouragés. Ensuite on s’est rendus en masse à un grand rassemblement sur le thème « Justice par le Climat » où il a été accueilli comme une rock-star.
Il a parlé des larmes versées par Dieu à cause de ce que nous avons fait à la terre -– et les uns aux autres --  et comment il imagine que ces larmes seront séchées si des millions de gens partout dans le monde s’engagent en faveur de la justice pour et par le climat, et si ces gens s’entendent pour atteindre les cœurs, les esprits et pour influencer les actions des gouvernements. Comme il le fait si bien, Tutu a réuni les âmes en nous rappelant que nous formons une seule famille.
 
Peu après, dans la cathédrale luthérienne de Copenhague, eut lieu la Célébration Œcuménique pour la Création. Je suis vraiment attristée de penser à ces centaines de personnes qui ont fait la file  dans un froid glacial et qui ont été renvoyées parce qu’il n’y avait pas de place pour elles à l’intérieur. Certaines d’entre elles étaient jeunes et se languissaient pour parler un peu avec Tutu. La célébration était télévisée de sorte qu’un nombre incalculable de spectateurs ont pu la suivre.
Tutu était entouré de ministres du culte venus du monde entier, y compris l’Archevêque de Canterbury, Rowan Williams qui a prêché aussi brillamment – et avec autant de fougue – qu’il l’a fait hier soir à la Trinity Church  L’amour des uns pour les autres est la seule chose qui éliminera la peur a-t-il dit. Ceci faisait suite au message d’hier soir qui était centré sur l’alliance avec Dieu – une alliance non seulement avec les humains mais avec toute vie – et notre responsabilité qui en découle d’être une présence et une promesse au monde entier.
 
Pour moi, le moment le plus touchant de toute la liturgie (dans une célébration brillante qui a duré plus d’une heure), ce fut la procession avec trois éléments symbolisant le changement de climat : des pierres de glacier du Groenland, du maïs desséché d’Afrique et des coraux décolorés de l’Océan Pacifique. Le monde entier était avec nous, et nous étions dans le monde entier.
 
En sortant de la cathédrale, chacun portait une petite bougie, certains entourant la flamme de leurs mains pour la garder allumée alors que soufflait le vent d’hiver. Je pense qu’on craignait de laisser s’éteindre l’amour et l’espoir qu’on avait ressentis à l’intérieur. Quand ma bougie s’est éteinte, les cloches ont continué à sonner, avec des milliers de cloches d’églises dans le monde, y compris au Canada. Les cloches sonnaient pour l’avènement d’une justice climatique et elles continueront à sonner, avec des prières et des actes et cela continuera pendant des jours et des mois et des années. Des prières et des actes pour chasser la peur.
 
Demain, vous et moi allons essayer de manifester cet amour qui chasse la peur. Je me sens déjà mieux préparée pour ce défi. Ce soir, Tutu a adressé sa bénédiction aux Églises et aux leaders des gouvernements « Vous êtes tous et toutes des gens merveilleux. Dieu a besoin de vous, et le monde aussi ».
 
Alors, de grâce, acceptez la bénédiction de Desmond Tutu, parce que c’est vrai : Vous êtes tous et toutes des gens merveilleux, y compris les leaders politiques. Dieu a besoin de vous et le monde aussi.
 

 

(Si vous suivez mes commentaires sur Twitter, vous pourrez y voir quelques photos qui ont été affichées aujourd’hui … et je vais essayer de le faire demain aussi.)

 Dans ce monde que l'on dit

 Dans ce monde que l'on dit de plus en plus séculier, il est toujours intéressant de constater la porter de certains leaders religieux comme Desmond Tutu.  Peut-être notre rôle dans les débats autour des changements climatiques est davantage d'inspirer les gens et de les réassurer face aux changements que d'être un autre groupe de pression comme les autres...

Conférence des Nations Unies

Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques   

Message de Mardi Tindal, modératrice de l’Église unie du Canada

 

 

La chaleur monte, monte, monte …
 
… et la mienne est montée de plusieurs degrés il y a quelques instants quand mon ordi s’est arrêté sans préavis. J’ai donc perdu le texte que j’avais composé pour vous. Je vais essayer de le re-composer, sans y passer la nuit!
 
Si c’est bien vrai qu’hier soir je me sentais vraiment bénie par Desmond Tutu, je ne vous ai pas dit tout la vérité. J’étais triste et frustrée. Je vous explique : alors que les leaders religieux allemands, suédois, britanniques et américains rencontraient les négociateurs de leurs propres pays, l’équipe canadienne n’était pas présente; on me dit qu’ils n’ont même pas pris la peine d’appeler pour s’excuser. Le Canada n’était pas le seul pays non représenté mais ceci est un exemple de plus pour nourrir la honte ressentie par nombre d’entre nous, Canadiens, ici à Copenhague. On me demande souvent jusqu’où le gouvernement canadien veut s’engager. J’ai fait passer un message à notre délégation – via la délégation américaine – pour qu’ils sachent que leur absence fut remarquée !!!
 
Un autre exemple : l’Archevêque de l’Église de Suède m’a demandé hier « Pourquoi le Canada a-t-il ratifié le Protocole de Kyoto s’il n’avait pas l’intention de respecter ses engagements? » Il sait bien sûr que nous avons promis de réduire nos émissions de GES de 6% par rapport au niveau de 1990 et que, par contre, les Canadiens ont augmenté leurs émissions de GES de 28% depuis la signature à Kyoto. C’est pratique d’accuser un changement de gouvernement mais la vérité est que nous sommes tous impliqués là-dedans.
 
Un autre sujet d’embarras : un délégué d’une église allemande – avec laquelle l’ÉUC entretient de nombreux contacts – m’a dit que, quand il voyage au Canada, il est très surpris de constater qu’on maintient une température très basse avec la climatisation dans les chambres d’hôtels, même quand elles sont inoccupées ! Il a ajouté d’autres exemples de nos pratiques de gaspillage, et il n’est pas le seul. Ils sont nombreux ici à penser que non seulement les Canadiens perdent leur réputation de peuple attentif aux besoins des autres nations, mais de plus on s’investit dans des projets tels que les sables bitumineux !!!
 
Oh! Mais, je viens d’apprendre qu’il va se passer de quoi plus tard dans la semaine, que des provinces et grandes municipalités à travers le Canada vont mettre sur pied un programme d’actions en faveur du climat. Donc, il y a des gens qui prennent des décisions constructives pour la guérison de la planète.
 
Cela dit, en tant que chrétiens canadiens, nous sommes très respectés au sein du Conseil œcuménique des Églises (COE). Ce soir, lors de la réunion œcuménique, Christian Aid (l’Aide Chrétienne) nous a fait rapport sur les négociations et pourquoi la fièvre des négociateurs des pays en voie de développement augmente. Puisque les pays industrialisés du nord continuent de résister aux engagements qu’ils ont pris à Kyoto, a fortiori ils ne font rien non plus pour diminuer le risque de cyclones, ni pour protéger ceux dont l’existence est menacée comme les fermiers et les pêcheurs, ni pour coopérer avec ceux pour qui il est déjà trop tard.
 
Hier Desmond Tutu nous a adressé sa bénédiction comme un défi : « Hello les pays riches! Éveillez-vous! Ça ne coûte pas cher pour financer la dette climatique. Seulement 150 milliards de dollars par année. » Il a aussi lancé un appel aux leaders pour qu’ils acceptent de réduire leurs émissions de GES d’au moins 40% d’ici 2050. En plénière on continue d’invoquer la crise financière mais ceci est une crise morale qui pourrait se terminer en crise climatique mondiale.
 
Demain j’assisterai à une session «La Création et le climat en crise ». De telles discussions servent à paver le chemin vers une éthique morale et théologique et donc vers des températures plus saines pour la planète. Parce que c’est de cela que notre planète a besoin : un leadership moral et spirituel. Et il n’y a pas de meilleure place qu’ici pour y travailler ensemble; nous allons donc faire de notre mieux pour maintenir la température à son niveau « santé » tout au long de cette semaine alors que les questions importantes sur un possible accord restent sans réponse.
 
Vos prières sont importantes; merci pour vos messages d’encouragement et de solidarité.
 
Et que faites-vous pour garder la chaleur à un niveau-santé là où vous êtes?
 

 Les gens ne sont pas

 Les gens ne sont pas attentifs à leur consommation d'énergie parce qu'elle est bon marché.  Les hôtels, les municipalités et les particuliers seraient plus attentifs si leurs porte-feuilles étaient atteints.  Les belles paroles, c'est bien, mais des incitatifs et des conséquences, personne ne passe aux actes.  

Conférence des Nations Unies

Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques

Message de Mardi Tindal, modératrice de l’Église unie du Canada

N’ayons pas peur …
 
Les États Unis mettent les freins...
Le Canada fait silence !
 
 
J’avais pensé que cet après-midi on aurait droit à une petite trêve mais des choses intéressantes se sont passées – toute la journée!
 
Depuis plusieurs jours déjà, je me demandais comment imaginer et décrire une théologie de l’intégrité qui nous aiderait à aller de l’avant, dans la foulée de cette conférence sur la crise causée par les changements climatiques. Et bien, le séminaire de ce matin (dont je vous parlais dans mon message d’hier) – sur le thème ‘Création et crise du climat’ – a répondu à mon attente. Étaient réunis là des gens qui pouvaient parler d’une théologie à la fois académique et pratique, avec une connaissance brillante de la bible et profonde sagesse. J’ai besoin d’un peu de temps pour absorber tout cela et tisser le canevas. Je vous en ferai part bientôt.
 
Un peu d’humour : la session de ce matin fut interrompue par une annonce : un des membres de l’équipe de négociateurs de la Conférence souhaitait rencontrer certains leaders religieux. Et parmi les appelés je me suis reconnue comme étant ‘l’Évêque du Canada’ !
 
Le leader qui voulait nous rencontrer n’ayant pas pu se libérer de la session en cours, nous avons assisté au briefing sur l’état d’avancement des négociations et là on a appris que la délégation américaine (1) refuse d’accepter tout accord obligatoire; (2) refuse de reconnaître toute responsabilité dans la crise actuelle en tant que nation industrialisée; (3) n’acceptera rien que la Chine n’accepte pas; (4) refuse d’intervenir dans le financement nécessaire pour s’adapter aux changements de climat. Rien n’a été dit sur le leadership du Canada, mais ça ce n’est pas nouveau.
 
Confrontés à cette déconvenue, et puisque nous n’avons aucune intention de nous aligner sur une autre délégation même en sachant que tant de peuples souffrent déjà des changements climatiques, nous avons décidé de préparer une ‘déclaration des leaders religieux’ basée sur les paroles de Desmond Tutu et celles de l’Archevêque Rowan Williams. Partant du message de l’Archevêque de Canterbury dimanche dernier « N’ayez pas peur d’agir au nom de l’amour » notre déclaration amplifie celui de l’Évangile « Ne crains rien! »  Il s’adresse à la fois aux nations industrialisées et à celles en voie de développement. Je vous ferai parvenir le texte complet dès sa diffusion.
 
Alanna Mitchell, auteure du livre Sea Sick et membre de notre délégation, s’est exprimée sur CBC ce matin au sujet des océans qui sont affectés par la crise. Pour le Canada, dont les côtes sont les plus longues au monde, l’acidification des océans devient une affaire de plus en plus urgente, et pour les autres aussi bien sûr. Les gens du nord et ceux des côtes à l’ouest et à l’est en sont bien conscients avec le dégel du permafrost et la disparition des poissons.
 
Il se fait tard et j’espère que les sirènes au dehors ne signifient pas que ceux qui se sont engagés dans un processus paisible et démocratique abandonnent. Le niveau de conscientisation ici est très élevé, principalement dans les pays scandinaves et les autres pays européens. Un exemple : 1500 Norvégiens, y compris tous les évêques de Norvège, sont venus ici en bateau, remplis d’un espoir aussi haut que les mers.
 
Assurons-nous que notre cible reste claire et n’ayons pas peur d’agir au nom de l’amour.
 
Qu’est-ce qui vous aide à y parvenir ?

 

Message aux négociateurs de

Message aux négociateurs de la convention cadre de l’ONU sur le changement climatique COP 15
 
 
Ne craignez pas ! Agissez maintenant !
 
 
Nous, chefs d’Églises et d’organisations internationales d’Églises présents à Copenhague pour la Conférence de l’ONU sur les changement climatiques réitérons le message de l’Évangile « Ne craignez pas ! » Agissez maintenant ! Tel est le message repris par l’archevêque de Canterbury Rowan Williams et l’archevêque Desmond Tutu, et qui reflète aussi la mobilisation sans précédent de la société civile internationale observée durant les dix premières journées de la conférence.
 
Ne craignez pas de prendre les décisions qui s’imposent pour toute l’humanité et pour l’avenir de la création. Ne craignez pas d’agir pour la justice au nom de l’amour. Ne craignez pas de conclure une entente juste, ambitieuse et juridiquement contraignante. Ne craignez pas, agissez maintenant !
 
 
À cette étape cruciale des négociations, nous voulons réitérer notre ferme conviction que les pays industrialisés ont une responsabilité historique indéniable dans la crise actuelle du changement climatique. Il est injuste que ceux et celles qui ont contribué moins que quiconque aux causes de cette crise souffrent de ses pires conséquences. C’est une affaire de justice et un appel à la responsabilité morale. Nous tenons à souligner l’importance que les engagements visant à contrer cette crise soient obligatoires en droit et qu’ils traduisent une responsabilité commune et différenciée. L’obligation vis-à-vis de ces principes serait pour nous tous un signe d’espérance. Nous accueillons les initiatives des pays développés visant à accélérer la réduction des émissions et à financer adéquatement les mesures d’adaptation qui doivent être mises en œuvre. Nous accueillons les initiatives que prennent les pays en développement en vue de limiter et réduire leurs émissions.
 
 
Dimanche dernier, les cloches de milliers d’églises dans le monde ont sonné, exprimant l’inquiétude devant la crise du changement climatique et lançant l’appel à la prière et à des gestes d’engagement et d’espérance. Nous continuons à prier, espérant une action courageuse. Comme chefs de gouvernement, vous devez maintenant faire preuve du leadership moral qu’inspire l’amour de l’humanité et de la création. Ne craignez pas, agissez maintenant !
 
 
Les membres de la Délégation œcuménique à la COP 15 sont :
 
L’archevêque Desmond Tutu; le pasteur Dr Samuel Kobia, secrétaire
général du Conseil œcuménique des Églises (COE); le pasteur Dr Olav Fykse Tveit, secrétaire général élu du COE; Sofie Petersen, évêque du Groenland; Mardi Tindal, modératrice de l’Église Unie du Canada; le pasteur Tofiga Falani, Congregational Christian Church of Tuvalu; Peter Fischer-Møller, évêque de Roskilde; la pasteure et professeur Dr Barbara Rossing, Fédération luthérienne mondiale; Rob van Drimmelen, secrétaire général d’APRODEV; le pasteur Henrik Stubkjaer, secrétaire général de Danchurchaid, le pasteur Mads Christoffersen, secrétaire général du Conseil national des Églises du Danemark.

 

Un échange entre Guillermo

Un échange entre Guillermo Kerber-Mas, responsable du programme sur les changements climatiques au Conseil œcuménique des Églises et Mardi Tindal. modératrice de l'Église Unie du Canada, sur la tâche des Églises à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague et l'importance de l'implication des communautés de foi.
 

 La crise environnementale

 La crise environnementale comme question de justice sociale.  Voici une très bonne réflexion.  La justice sociale fait partie de l'identité de l'Église Unie et relier les deux sujets permet à notre Église de réfléchit théologique sur ce sujet.  

La prochaine fois que Guillermo Kerber-Mas est au pays, il faudra l'inviter. 

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Conférence des Nations Unies sur les changements climatiquesMessage de Mardi Tindal, modératrice de l’Église unie du Canada

 

Les SOUS-NATIONS (*) aux BARRICADES
Les Églises ont un rôle à jouer !
 
Tant de choses se passent en-dehors de l’auditorium principal (le Centre Bella) qu’il est possible de participer à des événements importants sans être sur le site même. De toutes façons, il devient de plus en plus difficile d’accéder au Centre Bella. Je vous explique plus tard.
 
Ce matin mon fils, Chris, et moi avons assisté à une séance d’info avec les premiers ministres du Canada. Des représentants de cinq gouvernements provinciaux ont pris la parole et j’ai eu l’occasion de poursuivre les entretiens avec Gordon Campbell (PM de Colombie britannique), Jean Charest (PM du Québec), et Bill Blaikie (à la fois un pasteur de l’ÉUC et ministre de l’environnement du Manitoba). Chacun félicite l’implication des Églises ici à Copenhague et entrevoit même un rôle-clé pour elles. Premier conseil : « être ici! » et assister aux assemblées telles que celle où nous sommes présentement.  PM Campbell a souligné l’apport significatif de l’Église dans le processus d’éducation en C.B. Le fait que les Églises ont une vision à long terme sur des sujets tels que le climat est aussi très appréciable. En politique, dit-il, ceci constitue un enjeu difficile parce que cela exige une vision à plus long terme, ce que les électeurs n’apprécient pas toujours. PM Charest ajouta que les efforts d’Al Gore furent grandement rehaussés par l’implication des Églises et il (Charest) suggère que nous entrions en contact avec la branche montréalaise de l’organisation d’Al Gore. Charest est convaincu du fait que l’ÉUC peut avoir un rôle important dans la problématique du climat à Québec. Et voilà, Bill Blaikie et moi commençons déjà à  imaginer quelle sorte d’effort collaboratif on pourrait débuter au Manitoba!
 
Chacun de ces interlocuteurs représente pour moi une notion qui jusqu’à hier m’était inconnue :
Une sous-nation! (*) Chacun sait qu’il ne peut attendre que le gouvernement fédéral saisisse le défi posé par les changements climatiques et que c’est maintenant qu’il faut agir, pour leur population, leur économie et – j’ajouterais – leur sens moral. Ils sont très inquiets de la dégradation de l’image du Canada dans cette affaire et des possibles répercussions économiques sévères pour notre pays si on ne s’attaque pas immédiatement aux défis posés par le climat. Apparemment, ils sont sur la même longueur d’ondes que le président des Maldives et celui de Tuvalu. Ces deux derniers -- leaders de petites nations insulaires – font ici grand bruit. Ils savent qu’ils sont petits mais ils savent aussi qu’il n’est pas nécessaire d’appartenir à un grand pays ou d’avoir une grosse population pour être un leader de qualité. Leurs interventions ont, plus que d’autres, inspiré le respect ici à Copenhague.
 
Une autre catégorie de sous-nationaux : des maires de partout dans le monde qui, eux aussi, ne peuvent rester à attendre que d’autres agissent.
 
Le train qu’on a emprunté ce matin pour aller à la conférence s’est arrêté parce que des activistes avaient sauté sur les rails. La majorité des Danois tolère ces inconvénients avec grâce mais j’ai entendu une passagère dire à des jeunes protestataires : « Continuez à protester, mais s’il vous plaît ne le faites pas sur les rails! »
 
Comme je vous l’ai dit plus haut, l’accès au Centre Bella est de plus en plus limité. 43 000 cartes d’accès ont été émises alors que le Centre ne peut contenir que 15 000 personnes. Seulement 90 représentants d’organismes non gouvernementaux (ONG) pourront entrer vendredi. Celui qui est à la tête de la délégation canadienne dit qu’il sera présent, à l’intérieur, chaque matin pour son briefing de 8 heures, mais la question est : Est-ce que d’autres pourront entrer pour l’écouter? Ou mieux encore : Si on ne peut pas entrer, pourquoi ne viendrait-il pas dehors pour nous parler?
 
Continuons à prier pour la paix et pour la justice climatique. Et s’il vous plaît contactez moi si vous avez une question au sujet de ce qui se passe ici, à laquelle je pourrais répondre.
 
(*) Depuis que j’ai rédigé ce message je continue à me questionner sur la pertinence d’utiliser le      vocable sous-nation au Canada. Notre pays reconnaît toutes les nations à l’intérieur de ses frontières – y compris les Premières Nations. Il serait peut-être plus avisé d’utiliser les termes municipalités, provinces et autres gouvernements régionaux ou culturellement différents.
 
 
Que suggérez-vous ???

 

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Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques Message de Mardi Tindal, modératrice de l’Église unie
 

 

Paix et justice pour la terre entière
 
Hier soir, j’ai vraiment aimé m’entretenir avec des représentants de partout au Canada et d’horizons différents : politique, social, économique et religieux. Dans mon message d’hier je vous ai rapporté les commentaires de politiciens de provinces canadiennes qui soulignaient l’importance de notre présence ici, et aujourd’hui ce même message a été repris par d’autres politiciens, des activistes, des journalistes et d’autres, toutes générations confondues. Sans exception, ils considèrent tous que notre Église Unie forme un réseau à considérer sérieusement.D’après eux, on peut difficilement imaginer un réseau potentiellement plus efficace, avec ses quelque 3.300 congrégations qui se réunissent chaque semaine.
 
Il y avait même dans le groupe d’anciens membres de l’ÉUC – que j’ai chaudement invités à ‘rentrer à la maison’. Un délégué du Conseil Mondial des Églises nous a confié qu’il n’est pas à Copenhague en tant que Canadien mais comme citoyen du monde.
 
Quel que soit le résultat des pourparlers sur le climat, les commentaires de nos partenaires du Conseil œcuménique des Églises paraissent tous aller dans le sens de ce que j’ai entendu au sujet de l’Église au Canada :
-       ‘Ceci est le début d’un nouveau travail que nous allons accomplir ensemble’,
-        ‘Nous devenons des amis dans le plus pur sens de l’Évangile’
-       ‘La communauté chrétienne est la plus globale d’entre toutes et j’espère que nos
         prises de position vont se rendre jusqu’aux législateurs’
-       ‘À son arrivée à Copenhague, l’Afrique était divisée mais à cause de ce qu’y s’y passe,    
        l’Afrique est maintenant unie’;
-       ‘Il y a tant de récits qui donnent l’espoir en partage; par exemple : le gouvernement
        norvégien qui aide à la reforestation au Ghana et au Brésil’;
-       ‘La liturgie de la Saison de la Création nous donne l’occasion à la fois de prier et
        d’agir globalement ensemble’,
-       ‘Méditation et prière par les groupes de foi sont puissantes’;
-       ‘Réjouissons-nous de ne pas pouvoir mettre les textes bibliques entre parenthèses!’(*)
 
Si vous vous demandez comment on va mettre de tels sentiments en marche, pensez à la façon dont les membres de l’ÉUC ont, pendant des années, compris et appliqué le principe de justice globale et consultez les ressources qui vous sont offertes sur notre site Web. Nous croyons que la pauvreté, la richesse et la justice économique sont inséparables et ces ressources aident à approfondir cette compréhension.
 
De telles ressources aident à discerner, à identifier notre devoir et à aimer. Demain je vous en dirai plus sur l’importance de lier amour et devoir. Un leader en théologie ici à Copenhague nous a dit : ‘Les parents prennent soin de leurs enfants par amour, et ils paient leurs taxes par devoir’. Les chrétiens prennent soin du monde par amour – Amour révélé et célébré à Noël.
 
D’après vous, quelle est la meilleure façon de faire œuvrer ensemble amour et devoir pour faire face à la menace et aux conséquences du changement de climat?
 
(*) Les termes au sujet desquels toutes les parties en présence ne sont pas d’accord ne seront pas repris dans la convention finale de ce COP15 (15e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques). Il est triste de constater que, hier soir, pratiquement toutsur la table était entre parenthèses. Nous continuons à prier pour que l’amour soit vainqueur.

 

 Le premier Charest découvre

 Le premier Charest découvre l'Église Unie du Canada.  C'est quand même triste de me pas connaître la plus grande Église protestante du pays, lui qui a été ministre au fédéral pendant plusieurs années.  Et sa suggestion d'entrer en contact avec le groupe de Al Gore comme si on était un petit groupe communautaire...  Il faut croire quand on a rien de bon à dire, on essaie de trouver quelque chose.

Copenhague 2009 a écrit

Copenhague 2009 a écrit :

Sans exception, ils considèrent tous que notre Église Unie forme un réseau à considérer sérieusement.D’après eux, on peut difficilement imaginer un réseau potentiellement plus efficace, avec ses quelque 3.300 congrégations qui se réunissent chaque semaine.

 

Effectivement, le réseau peut apparaître très impressionnant.  Malheureusement, nous avons beaucoup de chemin à faire avant de bien sensibiliser nos membres.  Il y a encore beaucoup d'indifférence dans les bancs de notre Église.

Nicolas Nadeau est un jeune

Nicolas Nadeau est un jeune canadien qui s'est retrouvé aux négociations sur les changements climatiques de Copenhague grâce au soutien de l'Église Unie du Canada. Il s'exprime ici sur l'influence des jeunes canadiens dans cet enjeu et explique comment l'aide de l'Église Unie leur a permis d'être présents à Copenhague et ainsi de se joindre aux différentes voix qui s'y font entendre.

 

Conférence des Nations Unies

Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques Message de Mardi Tindal, modératrice de l’Église unie

 

 

Devenir des enfants de Dieu
 
Du corail décoloré, de l’Océan Pacifique, fut la voix la plus éloquente cette semaine (au cours de la Célébration œcuménique pour la Création), accompagné de pierres de glaciers du Groenland et de maïs desséché d’Afrique et entouré de remarquables leaders dans la foi venus de partout dans le monde et du verset : « C’est en effet cette révélation des fils de Dieu que la création attend avec un ardent désir. » (Romains 8 :19)
 
Touchée dans l’âme, j’ai rencontré des membres de ma famille universelle et accepté l’invitation à participer dans le dessein de Dieu – à la fois complexe et simple – de guérir la création.
 
Il y a peu de temps, Martin Luther King Jr. eut un rêve : Les enfants de Dieu seraient révélés au cours de sa génération de sorte que ses quatre petits enfants vivraient dans un pays où ils ne seraient jugés ni par la couleur de leur peau ni par leur personnalité.
 
Aujourd’hui je quitte Copenhague en rêvant aussi : Comment les enfants de Dieu peuvent-ils être révélés dans notre génération, rendant possible pour tous les humains, aussi bien que pour le corail, le maïs et les pierres, d’être aimés et chéris maintenant et pour toutes les générations futures; ils ne seraient plus exploités ou détruits pour le profit à court terme de quelques uns seulement.
 
Mardi dernier, la représentante de la Fédération Mondiale des Églises Luthériennes – Barbara Rossing – a débattu de la question : « Où est Dieu dans cette crise? », considérant en particulier que ceux qui en ont fait le moins pour la provoquer sont ceux qui en souffrent le plus.
 
En concluant une brillante exégèse de l’Apocalypse, elle dit : « D’après un grand nombre de scientifiques, il nous reste moins de 10 ans pour agir. Appelons ceci un moment Kairos d’espoir et d’urgence. Le livre de l’Apocalypse est clair à ce sujet : Il nous reste encore du temps pour nous repentir et sortir de l’empire. Dieu nous appelle à quitter Babylone et à entrer dans la Nouvelle Jérusalem et à en devenir des citoyens, avec une vision de l’avenir centrée sur la terre, et « l’arbre de vie. Il produit douze récoltes, chaque mois il porte son fruit. Ses feuilles servent à guérir les nations. » (Apocalypse 22 :2)
 
Des cœurs compatissants provoqueront l’avènement de ce moment Kairos d’espoir et d’urgence beaucoup plus que des négociations sans passion. C’est à nous qu’il appartient d’ouvrir nos cœurs à la transformation, de changer nos comportements, de re-imaginer nos célébrations avec toutes les voix de la création, et de redynamiser nos vies politiques, au nom de l’amour.
 
« L’amour parfait chasse la peur … Ce qui peut nous éloigner du précipice, c’est l’amour. », paroles de l’Archevêque Rowan Williams dans son sermon de dimanche dernier.
 
Martin Luther King Jr. a dit aussi que cette génération devra se repentir, non pas pour les mots et gestes haineux des méchants mais pour le silence consternant des bonnes gens.
 
Quoi qu’il arrive – ou qu’il n’arrive pas -- à Copenhague aujourd’hui, le monde ne peut plus se permettre le silence des bonnes gens. Si les leaders ici réunis se mettent d’accord sur un amendement au Protocole de Kyoto et prennent une série de décisions robustes et complémentaires, nous les applaudirons avec enthousiasme. Par contre, s’ils échouent et ne parviennent pas à fixer un maximum viable et global pour les émissions de GES, s’ils n’entreprennent pas un programme de réduction significative et s’ils ne fournissent pas l’argent nécessaire pour couvrir l’effort d’adaptation dans les pays en voie de développement, alors c’est nous qui devrons être la source d’inspiration et devenir les leaders dans cette cause.
 
Nous, les églises, devrons agir selon nos paroles en réduisant nos propres émissions de GES en (1) fixant des cibles ambitieuses, (2) transformant toutes nos églises en édifices éco-énergétiques; (3) changeant nos modes de vie; (4) fournissant de l’aide financière et morale à nos partenaires dans le monde pour leur adaptation aux effets des changements climatiques. Nous ne nous tairons pas plus longtemps. Nous agirons au nom de l’amour. Nous deviendrons des enfants de Dieu.
 
Comment vous et votre congrégation allez-vous agir au nom de l’amour? Comment deviendrez-vous des enfants de Dieu?
 

 

Copenhague 2009 a écrit

Copenhague 2009 a écrit :

Martin Luther King Jr. a dit aussi que cette génération devra se repentir, non pas pour les mots et gestes haineux des méchants mais pour le silence consternant des bonnes gens.

 
Avec le pseudo-accord des dernières heures, effectivement nous devrons nous repentir quand nos enfants et nos petits-enfants nous regarderons droit dans les yeux.  Et fort probablement, ils et elles n'accepteront pas l'excuse, 'Je n'ai pas voté pour lui'.  

Échec des Églises à

Échec des Églises à Copenhague

Jean-Claude Leclerc, Le Devoir, le lundi 21 décembre 2009
 
À quand la «preuve vivante» qu'un autre monde est possible? Les Églises de la planète dont les cloches ont salué la conférence de Copenhague auraient pu sonner le glas à la clôture de ce sommet mondial sur le péril climatique. Il apparaît, en effet, qu'elles n'ont pas obtenu des gouvernants du monde l'entente «juste, audacieuse et juridiquement contraignante» qu'elles en attendaient. Elles auront donc à passer elles-mêmes à l'action, comme des membres du Conseil oecuménique des Églises les y incitaient déjà fortement.

Fort active à cette conférence spéciale des Nations unies, une délégation oecuménique avait mobilisé des sommités de différentes confessions, dont Desmond Tutu, d'Afrique du Sud, Rowan Williams, chef de la communion anglicane, Barbara Rossing, de la Fédération luthérienne mondiale, et d'autres dirigeants, dont Mads Christoffersen, secrétaire du Conseil national des Églises du Danemark et Mme Mardi Tindal, modératrice de l'Église unie du Canada.

Le mois dernier, à New York, des délégués du Conseil oecuménique avaient été prévenus par un responsable de l'ONU, Olav Kjorven, que les réunions préparatoires à Copenhague ne semblaient pas s'acheminer vers un accord contraignant. Les «bouleversements climatiques» allaient donc continuer, leur a-t-il dit, «à moins que les gouvernements ne trouvent le courage de prendre les choses en mains».

Devant cette perspective inquiétante, Elenie Poulos, pasteure à la Uniting Church d'Australie et membre de la commission des affaires internationales au Conseil oecuménique, a posé la question: «Sommes-nous prêts à assumer notre vocation à être une Église de contre-culture?» Le monde attend, a-t-elle dit, un «leadership de foi et de justice», comme l'Église est à même d'en offrir un, «preuve vivante qu'un autre monde est possible».

Olav Kjorven estime, pour sa part, que les groupes religieux ont un grand poids auprès des gouvernements dans les questions de changements climatiques et dans les préoccupations liées à la justice, bien qu'ils n'en aient pas encore pris conscience. Et leur influence potentielle n'est pas seulement politique. «Vous avez aussi un énorme poids économique, a-t-il dit, qui est trop rarement reconnu, même parmi vous.» Les institutions religieuses rejoignent encore, à son avis, «plus de gens que n'importe quelle autre institution dans le monde aujourd'hui».

Selon cet expert en développement, les groupes religieux possèdent à peu près 8 % des terres de la planète, propriété dont la plus grande partie renferme des forêts. Un atout non négligeable dans la pratique écologique. Kjorven a aussi rappelé aux Églises une autre source d'influence, mieux connue celle-là, l'investissement. «Sur les marchés financiers, les institutions religieuses sont le troisième acteur en importance, par le biais des caisses de retraite.»

À en juger par les communiqués diffusés à cette occasion par le Conseil oecuménique, certains de ses membres n'entendaient pas s'en remettre au sommet de Copenhague pour définir le rôle des Églises dans ces domaines fort politisés. Ainsi, Mme Lois M. Dauway, secrétaire générale adjointe provisoire du General Board of Global Ministries de l'Église méthodiste unie, n'a pas caché son irritation à l'endroit de leur approche en ce domaine.

Les Églises et la communauté oecuménique ont les ressources nécessaires pour défaire les injustices dans le monde, a-t-elle affirmé, «mais nous n'en avons tout simplement pas la volonté». «Si nous, au sein des Églises, voulons vraiment apporter le changement dans le monde, nous devons nous rendre compte qu'il faut plus que des résolutions et des sermons éloquents sur la paix et la justice.»

À cet égard, les Églises auraient dans les enjeux éthiques et écologiques une plus grande marge de manoeuvre qu'un gouvernement, souvent contraint à des échéances économiques ou électorales à court terme. Laïque et mère de famille, la modératrice Mardi Tindal de l'Église unie en a eu, du moins, l'impression lors de rencontres à Copenhague avec Jean Charest et Gordon Campbell, premiers ministres du Québec et de la Colombie-Britannique.

Les deux hommes politiques sont très inquiets, dit-on, non seulement de la dégradation de l'image du Canada dans le dossier environnemental, mais aussi des répercussions possibles des changements climatiques sur l'économie du pays, si l'on ne s'y attaque pas sans délai. Pour l'Église unie, cependant, une solution simplement technologique ne pourra résoudre le problème climatique. «Il faudra une transformation de notre façon de vivre sur cette fragile planète.» Le défi ne se pose donc pas seulement au Canada. Ni aux seuls gouvernements.

Mais encore faut-il préciser en quoi les habitants de la planète doivent transformer leurs façons de vivre. Sauver la forêt du Brésil des éleveurs de bovins en convainquant les consommateurs de renoncer à leur hamburger favori? Freiner les massacres en Afrique en persuadant les riches d'Occident de boycotter le trafic des diamants? Stopper la pollution pétrolière de l'Alberta en privant d'autres provinces de millions de dollars en péréquation?

Il ne manque pas de dilemmes auxquels les Églises peuvent confronter leur conscience écologique. Et si la crise de l'environnement, comme elles le déclarent, menace surtout les populations les plus démunies de la planète, le délai qui leur est imparti pour agir est compté. Elles ont vu de près à Copenhague la lourdeur des États. Plusieurs souhaiteront sans doute aussi qu'elles voient les pesanteurs qui freinent leurs propres institutions.
 

La lutte se poursuit, il faut

La lutte se poursuit, il faut bâtir sur la mobilisation des Églises et des mouvements sociaux

 

Alors que s’estompe l’effervescence des pourparlers sur les changements climatiques à Copenhague, l’heure est venue de mettre côte à côte les attentes et la réalité. Du point de vue du Conseil œcuménique des Églises (COE), les résultats des négociations ne sont pas à la hauteur des attentes.
 
« Entachée par le manque de transparence, l’entente à laquelle sont parvenus quelques pays s’est faite sans consensus, en secret, entre les nations puissantes de la planète, » déclare Guillermo Kerber, responsable du programme sur les changements climatiques au Conseil œcuménique des Églises.  
 
« C’est un coup asséné avec force au multilatéralisme et aux principes démocratiques du fonctionnement des Nations Unies, » rajoute-t-il.  
 
L’entente, dénommée Accord de Copenhague, a été négociée entre cinq pays : les États-Unis, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil. L’entente cautionne l’évaluation scientifique de l’importance de prévenir toute hausse de température supérieure à 2 degrés Celsius, mais elle ne comporte pourtant aucun engagement à réduire les émissions afin de freiner cette hausse.  
 
Bien que l’accord soit qualifié de « début essentiel » par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, plusieurs organisations non gouvernementales considèrent qu’un tel accord ne contribue en rien à arrêter les dommages des changements climatiques, particulièrement pour les pays les plus pauvres.  
 
Guillermo Kerber mentionne que les membres de la délégation du COE à la Conférence COP15 ont unanimement décrié l’entente et ont constaté que, encore une fois, les populations les plus appauvries subiront davantage les effets de cette entente inéquitable.  
 
Il est impératif que les discussions reprennent entre tous les pays afin d’établir des cibles de réduction précises pour les pays industrialisés et d’ainsi diminuer de 40% les émissions de CO2 d’ici 2020;  de même il faut constituer un fonds annuel de 150$ milliards US, alloués aux pays en développement les plus vulnérables pour les ajustements nécessaires. Cela en conformité aux demandes de l’archevêque Desmond Tutu lors de la remise de plus d'un demi million de signatures en faveur de la justice climatique, collectées par la campagne countdowntocopenhagen.org.
 
  « Bien que ce ne soit pas la première fois qu’une entente ne soit pas entérinée lors d’une conférence COP, constate Elias Abramides, chef de la délégation du COE, «  cette fois-ci la chose est pire compte tenu du manque de transparence et des négociations en coulisse de quelques pays sans impliquer l’ensemble des nations. 
 
« Copenhague, c’est une occasion manquée pour les pays industrialisés d’assurer un leadership en donnant l’exemple, déclare le professeur Jesse Mugambi du Kenya, membre du groupe de travail sur les changements climatiques du COE. Bien que la Chine et l’Inde aient apporté des mesures concrètes volontaires pour réduire les émissions de CO2, elles ne se sont pas engagées à le faire puisqu’elles ne sont pas membres des pays inclus dans l’annexe 1 du protocole de Kyoto. La plupart des pays industrialisés n’ont pas fait montre de l’engagement requis pour conduire la planète à des mesures efficaces pour relever les défis posés par les changements climatiques. »  
 
« La lutte se poursuit, déclare Guillermo Kerber. Au cours de la prochaine année, il faut bâtir sur cette incroyable mobilisation des Églises et des groupes sociaux, dans la prière, par des volées de cloches et des interventions publiques afin d’en arriver à une entente juste, ambitieuse et contraignante qui ne s’est pas matérialisée à Copenhague compte tenu du manque de volonté de la plupart des pays industrialisés. »  
 
« La délégation œcuménique de même que toute la société civile ont été trahis par un tel résultat, mais elles vont poursuivre leur travail pour obtenir cette indispensable entente entre les nations, conclut-il. »
 
 
COE / UMiF  -  21 décembre 2010
 

LA PERSPECTIVE DES ÉGLISES

LA PERSPECTIVE DES ÉGLISES PEUT AIDER À SAUVER LE MONDE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

 

par Juan Michel, responsable des relations avec les médias du Conseil œcuménique des Églises. 22 décembre 2009

 

 

Que dit la Bible à propos des changements climatiques? Quels éclairages théologiques les Églises peuvent-elles proposer à un monde confronté à une crise écologique sans précédent?
 
Ces questions ont été abordées par les représentants d’Églises à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Copenhague lors d’un séminaire intitulé « La Création et la crise du climat » le quinze décembre dernier. Elles paraissent même encore plus importantes depuis l’échec du Sommet alors que des millions de personnes à travers le monde espéraient la signature d’une entente juste, ambitieuse et légalement contraignante.
 
« Il n’y a pas de rapport évident entre l’Évangile et le changement climatique, » déclare Jakob Wolf, directeur du département de théologie systématique à l’Université de Copenhague, initiatrice du séminaire conjointement avec le Conseil national des Églises du Danemark.
 
Toutefois, dans la mesure où les changements climatiques résultent de l’activité humaine, ils sont assujettis aux principes éthiques puisque les humains sont responsables de leurs actions. L’impératif moral de l’amour du prochain s’applique en ce cas car la « planète Terre devient notre prochain, précise Jakob Wolf, un prochain vulnérable à l’activité humaine. »
 
Selon lui, une vision théologique de la planète et de la vie qu’elle abrite en tant que création de Dieu leur confère une valeur intrinsèque qui accroît ainsi « le respect et l’amour à leur égard. Plus nous aimons la vie sur la Terre plus nous sommes disposés à agir de façon altruiste et désintéressée, » poursuit le théologien.
 
Voici l’apport spécifique de la foi et de la théologie chrétiennes à la lutte aux changements climatiques : une motivation globale, en profondeur, « bien plus puissante et engageante que des calculs froids ou un sens du devoir impersonnel. » La chose est cruciale car « l’humanité a tous les outils en main » pour intervenir sur les changements climatiques. « Seule la volonté est déficiente. »
 
Non pas l’apocalypse mais l’espérance
 
Barbara Rossing, spécialiste des études bibliques et professeure au Lutheran School of Theology de Chicago aux États-Unis, partage le point de vue du théologien Wolf à l’effet que « la Bible ne dit rien à propos du changement de climat. » Elle est toutefois convaincue que les chrétiens peuvent s’appuyer sur la Bible pour répondre aux changements climatiques.
 
Son point de départ est la question suivante : « Où est Dieu dans cette crise? » Elle rejette la notion que Dieu punit ainsi l’humanité mais voit plutôt Dieu « se lamenter avec le monde. »
 
Selon son interprétation du livre de l’Apocalypse : « Dieu se désole de la détresse de la Terre plutôt que de la maudire. » Les fameuses plaies ne sont pas des prédictions mais des menaces et des avertissements, un appel à la vigilance, une projection dans l’avenir des conséquences logiques des actions humaines si le cours des choses n’est pas changé.
 
Cela la professeure Rossing considère que le livre de l’Apocalypse n’annonce pas la fin du monde mais bien la fin de l’Empire. Malgré l’impasse présente des habitudes de consommation et d’une économie reposant sur l’utilisation du carbone elle y entend un message d’espérance : « Le désastre n’est pas nécessairement inévitable, il est encore temps de changer de cap. »
 
Cette « vision d’espérance pour aujourd’hui » est un apport essentiel de la théologie et de la foi chrétiennes aux efforts mondiaux pour contrer les changements climatiques.
 
La dimension œcuménique du changement climatique
 
« De façon très angoissante et menaçante, la crise du climat regroupe l’humanité entière, une même communauté de croyants, une même Église, » déclare Olav Fykse Tveit, secrétaire général élu du Conseil œcuménique des Églises. 
 
« Nous sommes appelés à être un signe de ce que signifie être une même humanité, de ce que représente l’amour de Dieu pour le monde entier, dit-il. Alors que les Églises s’assemblent et manifestent ainsi ce signe, la lutte aux changements climatiques nous unit d’une façon toute particulière, comme Églises et comme croyants. »
 
Le message de l’amour de Dieu, pour le monde entier comme pour chaque créature sur terre, est « au cœur du mouvement œcuménique à l’égard des changements climatiques, » dit encore Olav Fykse Tveit, en évoquant l’implication de longue date du COE dans les enjeux écologiques.
 
Dans une perspective œcuménique, le souci de la création va toujours de pair avec le souci pour la justice et la paix. « La planète n’est pas pour quelques-uns d’entre nous, mais pour nous tous et toutes, » déclare-t-il.
 
C’est aussi ce qu’a souligné Jesse Mugambi, de l’Université de Nairobi et membre du groupe de travail sur les changements climatiques du COE. « Dans ce monde nous sommes tous et toutes parents, les uns avec les autres. Toutefois en cour de route nous en sommes arrivés à nous considérer et à nous traiter les uns les autres comme des étrangers, » affirme-t-il.
 
M. Mugambi a expliqué que les changements climatiques affectent déjà cruellement l’Afrique qui subit à la fois des sécheresses extrêmes et des inondations majeures. À l’aide de cartes géographiques il a également montré comment les secteurs du continent, riches en eau et en terres agricoles, sont aussi les lieux des conflits majeurs. De tels conflits « n’ont rien à voir avec les rivalités ethniques mais tout à voir avec les ressources disponibles. »
 
Pour lui le rôle de la foi chrétienne et de la religion en général, par l’intervention des leaders religieux, des théologiens et des éthiciens, est « de nous ramener à des normes » qui contribueront à faire face aux défis qui surgissent, dont la crise du changement climatique.
 
« Nous ne parlons pas ‘d’aider les pays africains’ dit-il. Ce n’est pas d’aide dont il est question ici mais de la survie de nous tous et toutes. »

 

Copenhague: la montagne

Copenhague: la montagne accouche d'une souris

 

Le Devoir 28 décembre 2009 Mohamed Benhaddadi - Expert en énergie et professeur associé à l'École polytechnique de Montréal 

 

[extrait]

Imbroglio canadien

Si, par dérision, on dressait une liste des pays de l'«axe du mal écologique», le Canada va désormais figurer en position de tête, alors que le pays était, il n'y a pas encore longtemps, avant-gardiste dans la défense de l'environnement, comme l'atteste le Protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Il faut dire que, depuis janvier 2006, le pays est sous la gouverne de conservateurs qui n'ont absolument rien à envier à l'obscurantiste Bush. En politique étrangère, c'est l'alignement total sur les États-Unis, avec même un zeste de zèle, comme l'atteste le fait que le pays a été le premier au monde à couper les ponts avec les Palestiniens, qui venaient d'élire démocratiquement le Hamas.

Dans le domaine de l'environnement, ce gouvernement se fait davantage le porte-voix des intérêts des pétrolières qui exploitent les sables bitumineux, un pétrole deux à trois fois plus polluant que le Brent habituel. Il faut ajouter que l'actuel premier ministre, Stephen Harper, a dit, du temps où il était dans l'opposition, que les changements climatiques étaient un complot socialiste, alors que la calotte polaire arctique se rétrécit et que la disparition de la banquise permanente au pôle Nord se fera dans un avenir à moyen terme.

Mais le Canada est un pays démocratique, avec une société civile active, engagée et massivement présente à Copenhague pour faire entendre un autre son de cloche. Aussi, au grand dam d'Ottawa, le système fédéral a permis de faire entendre l'avis de l'opposition et des gouvernements provinciaux qui, à l'image du Québec, militent activement pour que le pays se donne un ambitieux programme de réduction de ses émissions de GES et prenne 1990 pour année de référence. Cette même société civile est en train de mobiliser la population pour que le Canada ne soit pas juste à la remorque des États-Unis et puisse retrouver son statut de nation respectée dans les instances internationales.

Les Québécois plus verts que

Les Québécois plus verts que les Canadiens
www.laterre.ca 4 janvier 2010


redaction@laterre.ca
PollutionSelon un récent sondage les Québécois sont plus sensibles que les autres Canadiens aux changements climatiques et aux problèmes environnementaux en général.

 

Le sondage pancanadien, commandé par l’Agence QMI auprès de Léger Marketing, demandait aux participants de dire quel énoncé correspond le plus à leur point de vue entre un refus complet de croire à l’influence humaine sur les changements climatiques, la nécessité d’une action immédiate pour contrer les changements climatiques ou une réponse mitigée qui affirmait que l’activité humaine influence le climat mais que la gravité du problème est incertaine. Au Québec, 69 % des 1506 répondants ont affirmé qu’une action immédiate était nécessaire pour éviter de mettre la planète en péril alors que la moyenne canadienne pour cet énoncé est de 53 %. On peut remarquer d’autres disparités régionales, alors que 40 % ou moins des répondants des Prairies sont du même avis.

Une deuxième question demandait aux Canadiens de déterminer la plus grande menace pour le pays dans la nouvelle décennie. Il y avait trois options de réponse. Quelque 50 % des Québécois estiment que le problème numéro un sera l’environnement et non pas l’économie ou encore le terrorisme et les guerres. Seulement 37 % des Canadiens sont du même avis, alors que 49 % de ceux-ci craignent plutôt les problèmes économiques et la situation de l’emploi.

La marge d’erreur du sondage est de 2,5 % 19 fois sur 20. La marge d’erreur par province n’est pas spécifiée.

Copenhague 2009 a écrit :Les

Copenhague 2009 a écrit :
Les Québécois plus verts que les Canadiens

Ça, on le sait déjà.

 

Les Québécois sont pour la protection de l'environnement et la lutte contre les changements climatiques...

 

... tant que ça ne touche pas leurs petites habitudes, leur mode de vie et SURTOUT leur portefeuille !

 

"Chus obligé d'avoir un VUS, on a un gros chien..."

 

"J'ai pas le choix d'habiter en banlieue loin de mon lieu de travail, j'ai une jeune famille."

 

"Moi, je vote pour le parti qui va me faire payer moins de taxes et d'impôts; le reste, je m'en sacre."

 

"Je mets tout ça à la poubelle, j'ai pas le temps de laver des pots pis des cannes avant de les mettre au recyclage. Tsé, laver des vidanges, ç'a pas d'allure !"

 

"On a besoin d'une nouvelle autoroute, mais je veux pas qu'elle passe proche d'où j'habite. Plus loin, sur les terres agricoles. Là-bas, y'a personne, juste une couple de cultivateurs."

 

"5¢ pour un sac ? Je vais cesser d'acheter de la bouffe à c't'endroit-là."

 

Oui à l'environnement, mais à condition que ce soient les gouvernements et les grosses compagnies qui s'en occupent. Et que ça nous coûte rien !

 

La devise du Québec devrait être changée pour: PAS DANS MA COUR, ET ENCORE MOINS DANS MA POCHE !

Stéphane a écrit

Stéphane a écrit :

Copenhague 2009 a écrit :
Les Québécois plus verts que les Canadiens

... tant que ça ne touche pas leurs petites habitudes, leur mode de vie et SURTOUT leur portefeuille !

 "J'ai pas le choix d'habiter en banlieue loin de mon lieu de travail, j'ai une jeune famille."

 La devise du Québec devrait être changée pour: PAS DANS MA COUR, ET ENCORE MOINS DANS MA POCHE !

 

Hum....quelques grandes respirations....

La moitié des élèves de ma classe s'entassent à 6 ou 7 personnes dans des 3 1/2 miteux et infestés de moisissures. C'est ce qu'on souhaite pour nos enfants ?

Dans ce domaine, il y a peu de compromis possible, une maison unifamiliale sur l'île de Montréal coûte 550 000$, à Candiac 125 000$.

On ne peut nier les problèmes qui sont systémiques. Certe, l'individu a une responsabilité, mais il évolue dans un macro-systéme qui broie les plus démunis.

Le jugement peut-être efficace pour libérer des tensions ou des frustrations, mais les solutions sont souvent tout autre. 

Tentons d'éduquer avant de juger...

Bonne journée !

Stéphane a écrit :"On

Stéphane a écrit :
"On a besoin d'une nouvelle autoroute, mais je veux pas qu'elle passe proche d'où j'habite. Plus loin, sur les terres agricoles. Là-bas, y'a personne, juste une couple de cultivateurs."

 

Je viens de St-Constant et je suis offensée par cette phrase là. Ce ne sont pas les habitants des banlieues qui on décidé de faire passer l'autoroute par les terres agricoles. Il y a eu un référendum municipal à St-Constant et c'est l'option de faire passer la 30 par la 132 qui l'a emporté haut la main! Tout était décidé, les infrastructures municipales ont été préparée en fonction de ce tracé. Tous les gros commerces importants ont quitté le centre du village pour aller s'installer en bordure de la future autoroute... Et le gouvernement Charest a été élu! Il a changé le tracé sans consulté la population et a opté pour l'option des terres agricoles, pourtant rejetée par la vaste majorité des citoyens des villes où va passer la 30!

 

Saint-Constant, avant d'être une banlieue, était une ville agricole. Ce l'est encore dans une certaine mesure. On y respecte nos fermiers et on est attachés à l'histoire agricole de la ville et aux terres qui ne sont pas dézonées. Quand on nous accuse du syndrome de "pas dans ma cours" sans connaître toute la situation, ça me fait de la peine.

 

J'ai choisi de vivre en ville pour ne pas conduire. Ma soeur a choisi de s'installer en banlieue pour que sa fille ait accès à un bonne qualité d'air, à des rues sécuritaires et à ses grands-parents qui habitent à distance de marche. Elle ne s'est pas fait construire sur des terres agricoles. Elle a racheté la maison de baby-boomers partis vivre en condos maintenant que les enfants sont partis. Son mari travaille sur la route. Qu'il vive en ville ou en banlieue, il ferait autant de kilométrage en voiture.

 

Comme Choucroute, je trouve que vous jugez trop vite, Stéphane.

Sondage - Les Canadiens déçus

17 janvier 2010 - Lisez la

17 janvier 2010 -

Lisez la Lettre ouverte à la population canadienne de la modératrice de l’Église Unie du Canada, Mardi Tindal intitulée :

Quel espoir après Copenhague ?

Je comprends très bien la

Je comprends très bien la colère de Stéphane pour les jeunes familles qui restent loin de leur lieu de travail. 

 

S'ils travaillent à Montréal, qu'ils restent à Montréal... ils économiseront beaucoup en n'ayant pas de voiture et en prenant le transport en commun!  Comparer le prix d'une maison à Montréal et en banlieue ne vaut rien quand on exclut le facteur transport... et le coût socioenvironnemental!  Les individus PEUVENT faire des efforts pour rester près de leur milieu de travail. 

 

Et on ne peut pas se fier sur l'échantillon peu représentatif des élèves d'une classe pour faire un jugement systémique global.

 

Je ne dis pas que TOUS les individus qui restent loin de leur milieu de travail ont tort, car il m'est impossible de connaître leurs situations personnelles en détail.  Mais je sais que les excuses citées par Stéphane ne sont que trop fréquentes et coûteuses pour l'avenir de notre planète.

 Ça ne sert à rien de se

 Ça ne sert à rien de se blâmer les uns et les autres. Ceux qui sont blâmés ne se sentent qu'attaqués et ne changent pas leur comportement. Mieux vaut donner l'exemple du mieux qu'on peut!

 

Plutôt que les "vous ne devriez pas..." je préfère les "il serait souhaitable que nous..." (Le vous est accusateur; le nous est inclusif.)

 

Il serait souhaitable que nous privilégions l'agriculture biologique et locale autant que possible, même si cela signifie que nous devions manger plus de légumes racines en hiver et cuisiner plus (quand j'achète bio, je n'ai pas les moyens d'acheter du tout fait, alors je dois acheter des aliments de base et cuisiner). Il serait souhaitable que nous réduisions au minimum notre usage de la voiture, même si cela signifie se lever plus tôt pour prendre le vélo ou le transport en commun. Il serait souhaitable que nous laissions savoir clairement à nos gouvernements, par divers moyens de pression populaire, que nous ne sommes pas d'accord avec les décisions qui sont contraire au bien commun et au respect de l'environnement (après tout, la pression populaire a fait reculé le gouvernement Charest sur certains projets).

 

Honnêtement, je suis franchement déprimée depuis quelques temps et je cherche désespérément à tout tourner en positif. Je ne veux pas cacher ce qu'il y a de laid, mais je veux tirer le maximum de ce qu'il y a de beau. La colère, c'est laid. Il faut la voir quand même. J'en ai pris acte. Mais la miséricorde c'est beau et c'est ce que je veux regarder. Stéphane, je te pardonne de m'avoir accidentellement irritée par ton commentaire sur la construction de la 30.

 

Frères et soeurs dans la foi, je vous aime. Puissions nous travailler ensemble à l'oeuvre de Dieu, malgré nos désaccords.

 

Amen.

Ursus, ce que tu dis me

Ursus, ce que tu dis me touche et fais du chemin.

 

Le "nous" est effectivement plus inclusif et ça se voit quand on lit ton paragraphe que c'est plus positif.

 

Je n'irai pas jusqu'à dire que la colère est laide, car c'est une émotion comme les autres.  Elle n'est pas négative ni positive en soi, elle est et comme toutes les émotions il est mieux de l'exprimer que de la cacher... mais ça ne signifie pas qu'il ne faut pas la maîtriser. 

 

Trop de colère est dommageable pour soi-même et pour les autres.  Alors je demande à celles envers qui j'ai utilisé un "ils" plutôt qu'un "nous", soit Ursus et Choucroute, de me pardonner. 

 

J'aurai dû dire nous devrions tenir compte de tous les facteurs lors que nous considérons le coût de nos actions.  Nous devrions admettre que nous avons tous des préjugés.  Nous devrions admettre que nous ne sommes pas toujours congruents.  Je dis ça parce que ces temps-ci, mon état d'esprit est beaucoup de colère face à l'incongruence humaine... mais dans le fond nous sommes toutes et tous incongruents-es.