Sacrilège salarial: la rémunération des PDG

lundi 4 janvier 2010 à 10H03

Les 100 PDG canadiens les mieux payés

La rémunération moyenne des 100 dirigeants d'entreprises canadiennes les mieux payés était de 7,4 millions de dollars en 2008, année où les Canadiens ont été particulièrement ébranlés par la récession.

Publié par : Caroline St-Pierre

C'est ce que révèle un rapport du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) fondé sur les circulaires des sociétés préparées pour leur assemblée annuelle respective.

Cette somme de 7 352 895 $ équivaut à 174 fois le salaire moyen des travailleurs canadiens.

Ainsi, les Canadiens devront travailler une année complète à temps plein afin d'obtenir le salaire national moyen de 42 000 $.

Pour leur part, les 100 dirigeants apparaissant sur cette liste atteindront cette somme aujourd'hui à 13h01, la première journée de travail de l'année.

La rémunération moyenne de ces dirigeants a dépassé l'inflation de 70% sur une période de dix ans, alors que celle des travailleurs canadiens a reculé de 6%, au cours de la même période.

Au sommet du classement, le président-directeur général du groupe Thompson Reuters, Thomas Glocer, a gagné près de 37 millions de dollars en un an.

Le dirigeant québécois francophone le mieux payé est Louis Vachon, président-directeur général de la Banque Nationale, qui a gagné 10,5 millions de dollars en 2008.

Toujours dans le secteur bancaire, Edmund Clark, PDG de la Banque TD a empoché 11,1 millions, alors que Gordon Nixon, à la tête de la Banque royale, a encaissé 9,6 millions.

(sources: Communiqué du CCPA, CBC)

Commentaires

Perplexe a écrit :La

Perplexe a écrit :
La rémunération moyenne de ces dirigeants a dépassé l'inflation de 70% sur une période de dix ans, alors que celle des travailleurs canadiens a reculé de 6%, au cours de la même période.

Révoltant !

 

Qu'est-ce qu'on peut faire comme citoyens ?

 

Élire le NPD et Québec solidaire au gouvernement ?

 

Prendre les armes, égorger les patrons et faire la revolución ?

 

L'article du Devoir qui rapporte la même nouvelle suggère quelques pistes:

 

«Le gouvernement est le seul acteur qui reste pour injecter un peu de bon sens dans un système de rémunération irrationnel», conclut le rapport. Une option serait de resserrer la réglementation, mais le risque est qu'elle soit rapidement contournée. La meilleure solution serait de passer par la fiscalité et d'augmenter l'impôt sur les revenus élevés, estime-t-on.

On pourrait, par exemple, commencer par interdire aux détenteurs d'options d'achat d'actions de se prévaloir du taux d'impôt préférentiel appliqué aux gains en capital lorsqu'ils exercent leurs options et qu'ils achètent à rabais des actions pour les revendre immédiatement. Après tout, contrairement à n'importe quel autre investisseur, ils ne courent absolument aucun risque dans l'opération. Cette simple mesure aurait représenté en 2008 un impôt supplémentaire moyen de 374 000 $ pour chacun des 100 patrons les mieux payés au pays.