unVeilleur

unVeilleur

image

L’Église catholique a-t-elle une place au Québec ?

Ce commentaire de l'abbé Raymond Gravel, député à la Chambre des communes, à propos du Rapport Bouchard-Taylor me semble valoir de s'y arrêter.

***

À lire le rapport de la commission Bouchard-Taylor, à écouter les commissaires aux différentes tribunes où ils sont invités, à analyser les commentaires dans les journaux, on peut se demander si le rapport de la commission reflète vraiment la réalité québécoise, en matière religieuse. M. Bouchard parle d’une crise de perceptions plutôt que d’une crise d’accommodements raisonnables. Selon lui, si les Québécois d’ascendance canadienne-française réagissent mal aux accommodements religieux d’autres confessions, c’est qu’ils ont gardé une rancune envers l’omniprésence passée de l’Église catholique et qu’ils transposent aujourd’hui leur rancoeur sur les autres religions qui font maintenant partie du paysage québécois.

De tels propos sont méprisants pour l’ensemble des catholiques du Québec, comme si leur foi était un vestige du passé, que la majorité d’entre eux avaient rejeté les valeurs chrétiennes que l’Église a toujours véhiculées et que le catholicisme québécois n’avait plus de place que dans le patrimoine historique contenu dans des livres et qui s’exprime seulement par des symboles sur les murs de nos édifices ou sur les pierres de nos bâtisses.

Mort de l’Église

On parle de l’Église catholique comme d’une institution fossilisée qui n’a plus sa place dans la société québécoise. Comme bon nombre de mes contemporains, je suis tout à fait d’accord avec le principe de la laïcité qui reconnaît la séparation de l’Église et de l’État. Mais ce concept ne doit pas annoncer la mort de l’Église à laquelle appartient encore la majorité d’entre nous. Hélas ! C’est ce que nous entendons et c’est ce que nous percevons lorsque nous osons affirmer notre foi chrétienne dans l’espace public. Personnellement, comme prêtre et comme député, je me suis fait dire, à maintes reprises, que ce n’était pas ma place en politique et de retourner dans ma sacristie. Devons-nous nous sentir coupables d’être catholiques au Québec, en 2008 ?

Et pourtant, lorsque l’on regarde l’évolution de la foi chrétienne au Québec, on se rend bien compte que ce n’est pas l’Église que la majorité rejette, mais bien l’autoritarisme de certains membres du clergé qui jugent et qui condamnent et qui voudraient exercer un pouvoir sur les gens qu’ils ne possèdent heureusement plus. Ceux-là sont très minoritaires et nuisent grandement à la majorité.

Mais les catholiques du Québec ont aussi évolué : ils sont capables de critiques envers l’institution et, s’ils ont abandonné certaines pratiques de la religion, ils continuent toujours de se référer à l’Église pour la célébration des passages importants de leur vie : baptême, confirmation, première communion, pardon, mariage et funérailles, et beaucoup d’entre eux s’engagent sur le plan social à cause de leur foi chrétienne et de leur appartenance à l’Église. La plupart des catholiques du Québec sont pour l’égalité homme-femme, ils préconisent des changements au sein de leur Église et ils sont ouverts, accueillants, respectueux et tolérants envers les autres. Comment faire autrement, puisque l’évangile les y invite ?

Valeur de la foi

Par ailleurs, quand on lit les recommandations des commissaires, concernant la religion, les catholiques du Québec sont frustrés et ne peuvent accepter que leur foi chrétienne n’a pas plus de valeur, non pas qualitative, mais historique, que la foi musulmane ou la foi d’autres confessions religieuses nouvellement installées au Québec. C’est ce qui rebute les gens et ce n’est malheureusement pas seulement une perception ; c’est la réalité.

Quand dans une même recommandation, les commissaires suggèrent comme pratiques d’harmonisation d’enlever le crucifix accroché au mur de l’Assemblée nationale, mais de conserver l’érouv juif autour de la ville d’Outremont, on peut comprendre la réaction d’intolérance de certains qui se voient dépouillés de leurs symboles, pendant que l’on en accorde à d’autres. Oui, il nous faut nous adapter à la nouvelle réalité québécoise ; mais il faut que ces changements soient faits de part et d’autre.

Hidjab à l’école

Il n’est pas très loin le temps où toutes les religieuses catholiques étaient voilées ; dans certains milieux, on les a même forcées à s’habiller en laïques si elles voulaient continuer à enseigner. Elles se sont adaptées. Mais voilà que nos deux commissaires suggèrent que les élèves et leurs professeures musulmanes qui le veulent puissent porter le hidjab dans nos écoles publiques, et cela, au nom de l’intégration, sous prétexte que c’est en toute liberté que ces femmes portent le voile, même si ce symbole contredit l’égalité homme-femme.

MM. Bouchard et Taylor n’ont pas compris que la religion peut, parfois, dépouiller les gens de tout sens critique et donc les rend incapables de liberté ; les kamikazes en sont un exemple éloquent.

Visage chrétien

Sur le plan culturel, les commissaires sont d’avis qu’il faut soustraire le Québec du multiculturalisme canadien, car celui-ci menace la culture et la langue française comme valeurs communes du Québec. On propose donc l’interculturalisme, c’est-à-dire que la culture québécoise est première et les autres cultures se greffent à elle pour l’enrichir et la faire évoluer. Sur le plan religieux, ne faudrait-il pas proposer l’interconfessionnalité au lieu de la multiconfessionnalité, si l’on veut sauvegarder nos valeurs chrétiennes et les enrichir au contact d’autres confessions religieuses ?

Aussi, tout en favorisant la laïcité ouverte, il nous faut absolument conserver un certain visage chrétien à la société québécoise, qui peut s’exprimer, non seulement dans ses symboles patrimoniaux et dans ses oeuvres artistiques, mais aussi dans ses valeurs profondes qui l’ont façonnée depuis 400 ans. L’Église catholique peut et doit occuper une place prépondérante au Québec, non pas une Église autoritaire, fermée sur elle-même qui voudrait s’imposer à tout le monde, mais une Église ouverte sur le monde, respectueuse de la diversité, accueillante, évangélique, dont l’engagement social favorise plus de justice et plus d’égalité et de dignité pour tous. Cette Église peut rallier encore, sinon la totalité, à tout le moins la majorité d’entre nous.

***
Raymond Gravel, Prêtre, député de Repentigny

Source
http://www.ledevoir.com/2008/05/27/191452.html

Commentaires

Patrick_qc

Patrick_qc

image

Salut!

L'Église Catholique Apostolique Romaine dont parle M. Gravel est minoritaire. Il suffit de lire les textes provenant de Benoit XVI et de Rome pour connaître le "vrai" visage de l'E-CAR:

- Exclusion des femmes, des divorcés-remariés, des homosexuels.
- Retour à la messe en latin.
- Affirmation que la seule Église du Christ est l'E-CAR.
- Protection des prêtres pédophiles.
- Non assistance à peuple en danger de mort en refusant la contraception dite "non-naturelle".
- Affirmation que les protestants ne sont pas des chrétien.

Sur ce dernier point M. Gravel est conséquent. En affirmant que l'on doit maintenir le crucifix de l'assemblée nationale parce que c'est un symbole chrétien... il exclu les chrétiens pour qui une croix avec un corps mort dessus n'est pas un symbole de leur foi.

Alors, si M. Gravel veut se réclamer d'une Institution qui exclu et sacralise la violence... libre à lui de le faire. Moi, je ne le ferai jamais plus.

a+

Patrick

Simon le Zélote

Simon le Zélote

image

Il y aurait beaucoup à dire là-dessus.

Je vais réfléchir à ma réponse avant d'écrire davantage. Mais pour le moment, je peux dire au moins ceci:

Je suis protestant d'origine catholique. J'ai grandi dans une culture catholique, dans un Québec à majorité catholique, je suis allé à l'école publique catholique, certaines de mes références et images sont souvent catholiques encore aujourd'hui. Les catholiques, ce sont mes parents, mes grands-parents, ma famille, mes amis, la plupart de ceux qui m'entourent.

Que je le veuille ou non, le catholicisme fait partie de moi, et pour toujours. Ça ne changera pas. Ça fait partie de mon bagage religieux et je l'accepte.

Le groupe ethnique dont je suis issu est celui des Canadiens français catholiques. Mon histoire, c'est la leur, pas celle des protestants de langue française. La croix huguenote ne fait aucunement partie de mon identité ni de mes racines, ce symbole ne représente rien pour moi, sinon quelque chose d'étranger. Et je ne sens pas que, parce que j'ai fait le choix de quitter l'Église romaine pour devenir protestant, j'aie pour autant troqué mon héritage pour un autre et que l'histoire des protestatnts francophones soit du coup devenue mienne.

Protestant de foi, mais catholique de racines et de culture.

Simon le Zélote

Simon le Zélote

image

Raymond Gravel a écrit: "Selon lui [Gérard Bouchard], si les Québécois d’ascendance canadienne-française réagissent mal aux accommodements religieux d’autres confessions, c’est qu’ils ont gardé une rancune envers l’omniprésence passée de l’Église catholique et qu’ils transposent aujourd’hui leur rancoeur sur les autres religions qui font maintenant partie du paysage québécois.

De tels propos sont méprisants pour l’ensemble des catholiques du Québec, comme si leur foi était un vestige du passé, que la majorité d’entre eux avaient rejeté les valeurs chrétiennes que l’Église a toujours véhiculées et que le catholicisme québécois n’avait plus de place que dans le patrimoine historique contenu dans des livres et qui s’exprime seulement par des symboles sur les murs de nos édifices ou sur les pierres de nos bâtisses."

L'abbé Gravel peut trouver cela méprisant, mais il n'en demeure pas moins qu'il y a beaucoup de vrai dans ce que dit Gérard Bouchard. Les Québécois ne vont plus dans les églises, sauf pour les rites de passage (naissance, mort). Et quand on leur demande, par exemple, pourquoi ils désirent faire baptiser leur enfant nouveau-né, la moitié des parents répondent: "pour la tradition". J'en ai été témoin récemment.

Les Québécois ne sont pas plus religieux qu'avant la pseudo-crise des accommodements déraisonnables, mais ils font mine de ressortir leur identité catholique pour l'opposer aux identités religieuses "autres", qui sont menaçantes. C'est comme s'ils disaient: "Pas question que vous sortiez mon crucifix de l'Assemblée nationale à l'heure où on laisse rentrer les kirpans dans les écoles et qu'on permet le port de la burka pour voter !"

Une identité catholique qu'on revendique parce que ça tombe bien et que ça fait bien notre affaire.

Raymond Gravel a écrit: "Devons-nous nous sentir coupables d’être catholiques au Québec, en 2008 ?"

Certainement pas !

Toutefois, il faut reconnaître que la plupart des Québécois qui se disent catholiques n'aiment pas le catholicisme romain et ses doctrines, mais y demeurent tout de même attachés parce que c'est la seule confession religieuse qu'ils connaissent. Être catholique au Québec, "comme tout le monde", c'est juste "normal". Il s'agit d'un catholicisme plus identitaire et culturel, ce sont des catholiques "nominaux", des catholiques qui n'en ont que le nom, pas les croyances ni la pratique religieuse.

Raymond Gravel a écrit: "Et pourtant, lorsque l’on regarde l’évolution de la foi chrétienne au Québec, on se rend bien compte que ce n’est pas l’Église que la majorité rejette, mais bien l’autoritarisme de certains membres du clergé qui jugent et qui condamnent et qui voudraient exercer un pouvoir sur les gens qu’ils ne possèdent heureusement plus. Ceux-là sont très minoritaires et nuisent grandement à la majorité."

Cet autoritarisme dont parle l'abbé Gravel n'est pas le fait d'une petite minorité de prêtres québécois, c'est celui de Rome et de toute l'institution. On ne peut parler de l'Église catholique au Québec comme si elle était indépendante.

Raymond Gravel a écrit: "La plupart des catholiques du Québec sont pour l’égalité homme-femme, ils préconisent des changements au sein de leur Église et ils sont ouverts, accueillants, respectueux et tolérants envers les autres. Comment faire autrement, puisque l’évangile les y invite ?"

Grosse incohérence: comment continuer à faire partie d'une Église dont les positions officielles sont diamétralement opposées à tout cela ?

Raymond Gravel a écrit: "Aussi, tout en favorisant la laïcité ouverte, il nous faut absolument conserver un certain visage chrétien à la société québécoise, qui peut s’exprimer, non seulement dans ses symboles patrimoniaux et dans ses oeuvres artistiques, mais aussi dans ses valeurs profondes qui l’ont façonnée depuis 400 ans. L’Église catholique peut et doit occuper une place prépondérante au Québec, non pas une Église autoritaire, fermée sur elle-même qui voudrait s’imposer à tout le monde, mais une Église ouverte sur le monde, respectueuse de la diversité, accueillante, évangélique, dont l’engagement social favorise plus de justice et plus d’égalité et de dignité pour tous. Cette Église peut rallier encore, sinon la totalité, à tout le moins la majorité d’entre nous."

Conserver un visage chrétien à la société québécoise ?

L'Église catholique doit occuper une place prépondérante au Québec ?

C'est déjà le cas. Le Québec est à majorité chrétienne et 86% des Québecois disent appartenir à l'Église catholique. Mais doit-on reconnaître ces réalités au plan législatif ? Comment tenir compte de ces réalités tout en maintenant la séparation Église-État ? Que propose l'abbé Gravel, comment traduire ces réalités légalement ?

Simon le Zélote

Simon le Zélote

image

Patrick a écrit: "L'Église Catholique Apostolique Romaine dont parle M. Gravel est minoritaire. Il suffit de lire les textes provenant de Benoit XVI et de Rome pour connaître le "vrai" visage de l'E-CAR."

Je nuancerais en disant que l'Église décrite par l'abbé Gravel est minoritaire dans le monde, mais très majoritaire au Québec. Chez nous, ce sont les "officialistes" (qu'on pourrait aussi appeler moins respectueusement romanistes, ultramontains, orthodoxes, papistes...) qui sont minoritaires.

Deuxième nuance: les positions de Rome ne sont pas nécessairement "le vrai visage" de l'Église catholique, mais ce sont les positions officielles de l'institution. Les catholiques qui ne les partagent pas, même majoritaires au Québec, sont des dissidents.

Je préfère ne pas parler de "vrai visage" parce que quelqu'un pourrait très bien argumenter, à l'inverse, que la "vraie" Église catholique est celle qu'on trouve ici chez les gens de la base et non dans les positions de Rome.

unVeilleur

unVeilleur

image

Une réflexion intéressante

Une réflexion intéressante qu'il me semble valoir la peine de lire.

 

Publié le 07 mars 2011 à 10h03 | Mis à jour à 10h03

Notre patrimoine: l'envers et l'endroit

 
 

Guy Durand
La Voix de l'Es
t

 

Personne ne nie qu'il y a des erreurs et des crimes dans l'héritage chrétien (croisades, Inquisition, abus de pouvoir, etc.), loin de là. Mais il en vaut bien d'autres, religieux ou non. Pensons à l'Islam. Pensons plus encore aux régimes récents de Hitler, Staline, Mao Tsé-Toung, Pol Pot, Kadhafi, etc. Sans oublier les massacres de la Révolution française et les excès des lois sur la laïcité au tournant des XIXe et XXe siècles. On a toujours tendance à instrumentaliser une religion ou une idéologie, y compris la laïcité.

 

Dans l'histoire de l'Église catholique, l'instrumentalisation a été d'autant plus facile qu'après la chute de l'Empire romain, ce sont les évêques qui ont pris le relais de l'administration civile. Puis, de fil en aiguille, les postes d'évêque, d'abbé, de pape devinrent des carrières. Les grandes familles, ne voulant pas diviser leur patrimoine, le remettaient entre les mains du fils aîné et cherchaient à placer les autres enfants à des postes clés: principautés, diocèses, abbayes et même papauté. Cela n'a pas empêché des fidèles, des religieux et religieuses, des évêques, des abbés, des papes, de demeurer fidèles à l'Évangile et de travailler au bien-être des populations. Il y a un envers et un endroit à toute réalité.

 

Par ailleurs, il est toujours long et difficile de démêler ce qui est bon et mauvais dans son héritage, de se dégager de sa culture immédiate pour permettre un progrès de civilisation. Ce serait faire preuve de naïveté et d'anachronisme de penser que cette tâche était et est encore aujourd'hui facile. L'histoire récente de l'Inde est révélatrice de ce poids culturel: en accédant à la démocratie au lendemain de son indépendance en 1947, l'Inde voulait rompre avec le système religieux des castes. Elles existent encore aujourd'hui: l'évolution peine à se réaliser. L'histoire des Noirs aux États-Unis est tout aussi révélatrice: la ségrégation n'est pas totalement disparue après des décennies d'abolition. Le grand esprit laïque Voltaire, pourtant défenseur des droits de la personne, dans sa tragédie Alzire ou les Américains, critique l'esclavage des indigènes sud-américains, mais accepte par ailleurs l'esclavage et la traite des Noirs dans les colonies françaises. Ailleurs, il reproche aux Frères des Écoles chrétiennes «d'apprendre à lire aux paysans qui, une fois instruits, ne voudront plus labourer.»

 

Reste que l'Histoire marque la culture et l'identité d'un peuple. Il est normal que la population veuille la protéger, y compris quand elle accueille des immigrants. Le philosophe français André Comte-Sponville, qui se proclame athée, écrit dans un livre récent: «J'ai été élevé dans le christianisme. Je n'en garde ni amertume ni colère, bien au contraire. Je dois à cette religion, donc aussi à cette Église (en l'occurrence la catholique), une part essentielle de ce que je suis, ou de ce que j'essaie d'être. Ma morale, depuis mes années pieuses, n'a guère changé. Ma sensibilité non plus. Même ma façon d'être athée reste marquée par cette foi de mon enfance et de mon adolescence. Pourquoi devrais-je en avoir honte? Pourquoi devrais-je, même, m'en étonner? C'est mon histoire, ou plutôt c'est la nôtre. Que serait l'Occident sans le christianisme? [...] Je me reconnais dans une certaine histoire, une certaine tradition, une certaine communauté, et spécialement dans ces valeurs judéo-chrétiennes qui sont les nôtres. [...] Faudrait-il pour être athée, ne pas percevoir la grandeur de ce message-là?» (L'esprit de l'athéisme, 2006). Allons-nous mépriser le Messie de Haendel et autres chef d'oeuvres parce qu'ils sont d'inspiration chrétienne?

 

Lors d'une table ronde sur la religion face aux obscurantismes, animée par Frank Olivier Giesbert sur TV5 en décembre 2003, le philosophe allemand Peter Sloterdijk a affirmé: se libérer de l'obsession antireligieuse est un signe de santé mentale, même si le laïcisme acharné est compréhensible compte tenu du fait que le christianisme a été longtemps instrumentalisé.

 

Simon le Zélote

Simon le Zélote

image

Vrai. Presque toute notre

Vrai. Presque toute notre culture nous vient du christianisme. Ce n'est pas un signe d'intelligence, selon moi, que de vouloir faire table rase, que de tout vouloir bazarder sans distinction.