L'avortement

Moi, je suis contre. Je crois qu'il y a tellement de moyens de ne pas tomber enceinte aujourd'hui. Je ne comprends pas pourquoi ça arrive encore autant. Et même à part ça, il y a des couples qui veulent tellement en avoir et ne peuvent pas. Les femmes pourraient penser à ces couples aussi avant de prendre une telle décision. Qu'en pensez-vous?

Commentaires

Je pense que personne n'est POUR l'avortement.

Il y en a (comme moi) qui sont plutôt pour le droit de la femme de choisir. On dit pro-choix, pas pro-avortement.

À chacune de faire ce qu'elle veut selon ses valeurs, sans les imposer aux autres.

Oui, l'avortement est parfois utilisé comme moyen de contraception. C'est regrettable, mais je doute que ce soit dans la majorité des cas.

Il existe plein de moyens de ne pas tomber enceinte, mais encore faut-il les connaître. Tout est dans l'éducation à la sexualité, je crois. Ce n'est pas normal en 2007 que des parents ne parlent pas de sexualité à leur jeunes.

L'avortement n'est pas une décision qui se prend à la légère; je crois que les mères qui choisissent d'en arriver là le font après mûre réflexion.

DOM

DOM

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Aucune jeune fille ,aucune femme ne sortent indemnes d'un avortement.Laissons à chacune le choix et que l'opération se passe dans les meilleures conditions sanitaires..
Par contre je suis révoltée par la violence "des anti-avortements" (je ne sais pas comment les appeler) aux USA!

Les "anti-avortements" sont aussi appelés "pro-vie". Effectivement, DOM, dans un camp comme dans l'autre, il y a de la violence et du radicalisme, malheureusement. On dit que tout ce qui est mauvais quand on croit à une cause, c'est d'être radical. Tellement vrai...

Personnellement, je me situe plus du côté pro-choix, cela dit, je déplore le fait que l'avortement soie utilisé comme moyen de contraception, comme l'a souligné Stéphane.

Malheureusement, en général, les gens sont loin d'être bien informés sur les moyens de contraception, on a plus des connaissances au sujet de l'avortement que sur les moyens même de protection! Par rapport à la propagation des ITS aussi, les gens ne sont pas assez bien informés sur les moyens de protection, surtout les FRSF... Enfin, je m'éloigne du sujet!

Je déplore aussi le fait que les parents ne parlent pas de sexualité à leur jeunes... J'y pense, ça ferait un bon sujet de forum!

Merci DOM d'avoir rappelé la question des conditions sanitaires.

Il est prouvé par des études qu'une femme qui désire vraiment interrompre sa grossesse le fera par tous les moyens, que l'avortement soit légal et reconnu dans son pays ou non.

Puisque l'avortement fait partie de la réalité qu'on le veuille ou non, ausssi bien que ce soit fait dans les meilleures conditions possibles, sous la houlette de professionnels qualifiés.

On souligne ces jours-ci les 20 ans de la décision de la Cour suprême qui confirmait le droit d'une femme d'avoir le choix d'interrompre une grossesse non désirée. Marie-Claude Lortie de La Presse nous propose une réflexion intitulée «L'ange et la cicatrice» dont voici un extrait:

« Parce que des questions à poser, il y en a [...]

Il ne serait pas question de faire des reproches à ces militantes de la génération qui s'est battue pour la reconnaissance du libre-choix, à qui nous devons beaucoup, nous leurs filles et leurs petites-filles.

On y parlerait plutôt de tristesse, de vide, de contradictions et des cicatrices sur l'âme et de toutes les déchirements liés à la triste réalité de l'avortement, dont n'ont jamais pu nous parler suffisamment celles qui n'avaient d'autre choix que de s'enfermer dans un blindé idéologique pour d'abord faire la guerre et ensuite protéger des acquis constamment menacés.

Et dans cette lettre on parlerait, évidemment, de la fausse idée de liberté qu'on l'on a associée au droit d'avorter [...]

Lorsque je vois les taux d'avortements désolément élevés chez les jeunes femmes de 20 à 30 ans, je me dis qu'il est grand temps que nous, leurs grandes soeurs et leurs mères, on arrête d'avoir peur de perdre nos droits pour discuter sérieusement avec elles de la façon dont on en a pris la responsabilité. »

L'article complet de Marie-Claude Lortie
http://www.cyberpresse.ca/article/20080127/CPACTUEL/801270470/6685/CPACTUEL

moi jdis que l'avortement sé comme tuer quelqu'un! Non mais il y a assez de moyens pour po tomber enceinte,jen revien pas comment y en a qui trouve le moyen de l'etre...Tout le monde a le droit a une chance dans la vie et les ptit bébé dans le ventre juste parce qu'il parle po ou on les voit po ils ont po le droit de vivre parce qu'ils ont une mere irresponsable.MOi je dis qu'une personne sé une personne qu'importe sont age!

Moi, j'ai une foi profonde en Dieu.

J'ai un amour pour la Création de Dieu.

L'homme est une des créatures de Dieu.

Dieu aime l'homme et la femme.

Dieu te donne la liberté.

La liberté de croire et d'aimer Dieu.

Mais aussi la liberté de ne pas croire en Lui.

Un péché est un péché.

Je crois que l'avortement est un péché.

Dieu pardonne le péché, suffit d'aller à la croire et le demander.

Matt

Le nombre d'avortements baisse encore

Lia Lévesque
Presse canadienne
Le mercredi 21 mai 2008

Le nombre d'avortements a encore une fois chuté en 2005, tant au Canada qu'au Québec, selon Statistique Canada.

Il s'agit d'une tendance à long terme, une diminution légère mais graduelle, et ce, tant au Québec qu'au Canada.

Ainsi, en 2005, il s'est pratiqué au Canada 96 815 avortements provoqués, comparativement à 100 039 en 2004. Il s'agit d'une baisse de 3,2 pour cent.

A titre d'exemple, 10 ans plus tôt, en 1996, 111 659 avortements provoqués avaient été pratiqués au pays.

Une baisse du nombre d'avortements a été enregistrée dans la plupart des provinces, soit au Québec, en Ontario, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Nouvelle-Ecosse, à l'Ile-du-Prince-Edouard ainsi qu'à Terre-Neuve et Labrador.

Au Québec, en 2005, il s'est pratiqué 29 259 avortements provoqués, comparativement à 30 616 en 2004, soit une diminution de 4,4 pour cent.

Dans les années précédentes, au Québec, le nombre d'avortements se situait dans les 30 000 ou les 31 000 sauf en 1996, lorsque 28 852 avortements avaient été pratiqués, soit un nombre inférieur à 2005.

La présidente de l'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec, la docteure Corinne Leclercq, avance plusieurs facteurs pour expliquer cette diminution du nombre d'avortements au Québec. «Il y a beaucoup de travail au Québec qui a été fait dans les écoles. Les infirmières, maintenant, au Québec, avec la Loi 90, peuvent donner une contraception pour les trois premiers mois. Alors peut-être que ça a pu aider à faire diminuer le nombre d'avortements. Aussi, le plan B, qui est la pilule du lendemain, est beaucoup plus disponible qu'auparavant. Il y a pas mal de mesures qu'on essaie de faire pour que les grossesses non désirées n'aient pas lieu», a-t-elle expliqué en entrevue.

La docteure Leclercq soumet aussi d'autres explications, comme l'amélioration de la situation économique et de l'emploi ces dernières années.

Elle suggère également la possibilité que le régime québécois d'assurance parentale y soit pour quelque chose.

Statistique Canada précise également que le nombre d'avortements a diminué de façon plus marquée chez les femmes de moins de 20 ans.

Les avortements provoqués restent plus répandus chez les femmes au début de la vingtaine. En 2005, parmi toutes les Canadiennes qui avaient subi un avortement, 31 pour cent faisaient partie de ce groupe d'âge, note l'agence.

Dommage que le sujet soie ancien, peut-être que ma réaction ne sera pas très vue. Mais je me lance quand même.

Je m'adresse surtout à Véronique. Je suis d'accord avec vous, ne pas prendre les moyens pour ne pas tomber enceinte est foncièrement irresponsable. Cependant, ce ne sont pas toutes les femmes qui tombent enceinte qui sont irresponsables. Il est important de se rappeller qu'il y a des accidents (un condom qui brise, par exemple), des agressions sexuelles ou encore des femmes qui se retrouvenent seule pour élever leur enfant. Si je connaissais une femme enceinte qui est dans l'une de ces situations, je la supporterais dans son choix.

Le Dr Morgentaler va être décoré de l'Ordre du Canada.

Y'a ben du monde qui ne sera pas d'accord...

Grossesse à l’adolescence: le choix d'une vie
Laurie Richard
Le Soleil, le lundi 7 juillet 2008

«Un avortement, est-ce que ça fait mal?» Les adolescentes qui appellent Grossesse-Secours y vont souvent par moyens détournés. Poursuivre leur grossesse ou l’interrompre? Elles ne savent pas comment aborder le sujet. Même si leur décision est déjà prise...

«Les adolescentes n’ont pas une ambivalence qui dure très longtemps», dit Julie Savard, coordonnatrice à Grossesse-Secours, un centre montréalais qui offre un service d’aide téléphonique pour femmes enceintes et en difficulté. Elles vont souvent chercher de l’aide après avoir pris leur décision. Et il est très délicat de faire changer une adolescente d’idée.

La coordonnatrice de Grossesse-Secours observe deux types de réactions chez les jeunes filles enceintes. Il y a celles pour qui la grossesse est un événement comme un autre, auquel elles se sont résignées à passer au travers, et il y a celles qui sont bouleversées.

Lorsque France Paquin, infirmière au CLSC Haute-Ville à Québec, annonce à une ado venue consulter qu’elle est enceinte, c’est d’abord le choc. Elle lui laisse le temps de l’absorber. S’ensuit rapidement la culpabilité. «On essaie de supprimer le sentiment de culpabilité pour laisser place à la réflexion», indique Mme Paquin.

De 30 à 35 % de la clientèle de la ligne téléphonique Grossesse-Secours sont des jeunes filles de 14 à 17 ans. Mais ces ados enceintes partagent souvent les mêmes difficultés que les femmes de 20 à 24 ans, car elles ont accès aux mêmes revenus et programmes, constate Mme Savard.

Grossesses non désirées

Mme Paquin n’a pas observé d’augmentation du nombre de grossesses chez les ados qui ont consulté au CLSC Haute-Ville au cours des dernières années. Elle croit que la plus grande accessibilité de la pilule du lendemain, gratuite dans les CLSC, a pu atténuer le nombre de cas.

En effet, selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, de 1992 à 1998, le taux de grossesse chez les jeunes filles âgées de 14 à 17 ans est resté stable au Québec, soit entre 19 et 20 pour mille adolescentes, avant de diminuer pendant les cinq années suivantes pour s’établir à 16,6 pour mille, en 2003.

Quelle option choisissent ces jeunes filles? Les stéréotypes sont un peu vrais, se désole Mme Savard : «C’est plate à dire, mais si on tranche ça, ce sont celles qui proviennent d’un milieu favorisé qui vont interrompre leur grossesse.»

«Il ne faut pas se compter des histoires. Les jeunes qui poursuivent leurs grossesses n’ont pas leur secondaire, à 90 %. C’est flagrant, le bébé arrive au bon moment pour donner un sens à leur vie», continue Julie Savard. Tout un mandat pour ce petit être! Et huit jeunes filles enceintes sur dix rencontrées par Grossesse-Secours ont déjà eu une expérience en Centre jeunesse. «Il y a un manque au niveau relationnel», indique la coordonnatrice.

Le choix entre l’avortement et la poursuite de la grossesse semble aussi plus déchirant lorsque la jeune fille a autour de 20 ans, note Mme Paquin. Dr Louise Charbonneau, médecin à la Clinique des jeunes Saint-Denis de Montréal, soulève d’ailleurs, qu’en bas de 18 ans, plus de 80 % des jeunes filles vont opter pour l’avortement, au Québec.

Question de culture

Dans la ville multiculturelle de Montréal, certaines communautés, notamment sud-américaines et antillaises, valorisent grandement la fécondité. «Si la jeune fille est féconde, elle va devenir enceinte, ce qui montre à tout le monde qu’elle n’est pas stérile, qu’elle peut avoir des enfants. Elles (ces communautés culturelles) ont beaucoup de difficultés avec la contraception», explique le Dr Charbonneau.

D’autres jeunes filles enceintes viennent aussi à se trouvent «belles et cools», indique Mme Savard, surtout quand d’autres amies sont dans la même situation. Mais les jeunes mamans voudraient aussi rester comme des ados normales, magasiner, se «poupouner »... avec un bébé. De leur côté, les pères ont habituellement une bonne réaction lorsqu’ils apprennent la grossesse, au dire de Mme Savard, mais ne restent pas dans le décor bien longtemps.

Malgré la mise en garde quant à tous les changements que la grossesse va engendrer, les ados ont une vision à court terme. Ce qui fait que lorsque bébé arrive, elles ne sont pas organisées.

Les ados ne sont pas assez informés, tranche Mme Savard qui accuse la quasi-disparition des cours de formation personnelle dans les écoles. L’éducation sexuelle à la maison laisse gravement à désirer, d’après elle, et «les vidéoclips, ce n’est pas vraiment une bonne école»!

Une ressource pour l’ado

Le petit guide Grossesse non désirée, que faire?, conçu par le professeur de psychologie Robert Darlington, a été pensé afin d’aider les femmes dans le doute à faire un choix qu’elles pourront assumer quant à l’issue de leur grossesse. Garder le bébé ou subir un avortement? Le petit ouvrage a émergé des rencontres du professeur avec ses étudiantes du Collège Saint-Jérôme qui, tombées enceintes, sont venues se confier à lui. Il se sentait alors aussi démuni que les jeunes concernées. Constitué de courts tests, le guide aborde les différents aspects de la situation (affectif, économique, médical, moral social) afin d’aider les femmes de tous âges dans leur réflexion. Un ouvrage pour lequel M. Darlington a reçu de nombreux remerciements d’utilisatrices.

Dans le contexte de la polémique entourant la réception par le Dr Morgentaler de l'Ordre du Canada, voici une lettre d'opinion de l'abbé Raymond Gravel publiée dans le Devoir. Elle est toute en nuances et présente bien les questions véritables en jeu, selon moi.

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Libre Opinion - Henry Morgentaler : héros ou criminel ?
Raymond Gravel, Prêtre-député du Bloc québécois dans Repentigny

Le Devoir / Édition du mardi 08 juillet 2008

L'annonce faite par la gouverneure générale, Michaëlle Jean, de remettre l'Ordre du Canada au Dr Henry Morgentaler a suscité de vives réactions tout à fait opposées. Pour les uns, il s'agit d'une reconnaissance destinée à un grand humaniste et à un défenseur du droit des femmes au libre choix en matière d'avortement; pour les autres, c'est une décoration pour un criminel notoire, un assassin d'enfants, un être hideux, perfide et démoniaque qui mérite les foudres de l'enfer éternel.

Personnellement, ça me bouleverse d'entendre des propos aussi extrêmes et aussi contradictoires sur une même personne. Dire que Morgentaler est un héros et le plus grand humaniste du XXe siècle, c'est charrié un peu, beaucoup... Mais dire en même temps que c'est un criminel, un assassin et qu'il est responsable de la situation actuelle du trop grand nombre d'avortements, c'est charrié tout autant.

Qu'on le veuille ou non, ce médecin a travaillé sans relâche à faire de l'avortement un acte médical légal, afin d'aider des femmes pauvres et démunies à mettre fin à une grossesse qu'elles ne peuvent assumer. Combien de femmes ont été charcutées clandestinement, au risque de leur santé et même de leur vie, à cause d'un viol ou d'une incapacité à mettre au monde un enfant? Morgentaler avait la conviction profonde qu'il devait aider ces femmes, en leur permettant l'accompagnement médical nécessaire pour mettre fin à la barbarie à laquelle elles s'adonnaient, parce qu'elles ne pouvaient faire autrement.

Malheureusement, la lutte du docteur Morgentaler pour le droit à l'avortement nous a fait prendre conscience du vide juridique quant aux droits du foetus; ce qui a donné lieu à une banalisation de l'avortement. Mais attention! Le Dr Morgentaler n'est pas responsable de l'impuissance de nos gouvernements successifs, qui ont été incapables de promouvoir la vie et de la favoriser par des programmes et des ressources qui permettraient aux femmes de mettre au monde l'enfant qu'elles portent.

Que la Cour suprême du Canada dise que le foetus, sur le plan juridique, n'a aucun droit est une chose; mais sur le plan humain et moral, il en a sûrement, et le dire ouvertement, ce n'est pas rétrograde, ni porter atteinte à la liberté des femmes, qui ont aussi la responsabilité de porter la vie. C'est pourquoi l'avortement ne peut être banal, même s'il est légal et nécessaire dans certains cas.

Et, dans les cas où il y a avortement, l'État se doit de préserver la santé, la dignité et l'intégrité de la femme, car l'avortement n'est jamais un choix heureux pour la mère, de sorte que celle-ci devrait recevoir l'aide psychologique nécessaire pour limiter les séquelles et pour éviter qu'une telle tragédie ne se reproduise.

Par ailleurs, diaboliser le docteur Morgentaler, comme certains chrétiens catholiques le font, c'est manquer de jugement et c'est faire preuve d'irresponsabilité quant à la situation actuelle qui est la nôtre. Nous sommes tous concernés par l'avortement. Il nous appartient donc d'éduquer, d'accompagner, de responsabiliser nos jeunes, pour qu'ils puissent vivre leur sexualité de façon responsable.

Ce n'est sûrement pas en recriminalisant l'avortement qu'on peut régler le problème. Les règles et les interdits ne font qu'infantiliser les gens. C'est pourquoi j'invite les dirigeants de l'Église catholique à montrer plus de modération dans leurs commentaires. Il me semble qu'il y a des nuances à faire, concernant le Dr Henry Morgentaler, si on veut rassembler les uns et les autres autour d'une politique commune qui respecterait, à la fois, la vie et la dignité des femmes et celles des enfants à naître. Ce n'est sans doute pas en polarisant le débat sur la banalisation, d'une part, et sur la recriminalisation, d'autre part, que nous trouverons un terrain d'entente et que nous pourrons espérer travailler à la culture de la vie et au respect de la liberté et de la responsabilité des hommes et des femmes d'aujourd'hui.

Aussi, il serait dangereux de condamner Henry Morgentaler pour génocide ou pour crime contre l'humanité parce qu'il serait responsable de la mort de milliers de foetus humains, comme il serait injuste de condamner l'Église qui, en refusant l'usage du condom aux pays d'Afrique, aurait provoqué la mort de centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ayant contracté le virus du sida. Il est vrai qu'il nous faut nous préoccuper des enfants à naître, mais il ne faudrait surtout pas négliger ceux qui sont déjà nés et qui vivent dans la misère et dans la pauvreté, jusqu'à mourir de faim, à cause de l'insensibilité des pays riches comme le nôtre.

Il ne nous appartient pas de juger le Dr Henry Morgentaler en lui refusant la distinction de l'Ordre du Canada pour son combat pour les femmes qui vivent le drame d'une grossesse non désirée. Lui refuser une telle reconnaissance, c'est non seulement porter un jugement sur lui, mais c'est aussi fermer les yeux sur la mort tragique annuelle de ces milliers de femmes et les séquelles physiques et psychologiques de millions d'autres à qui on refuse le droit de vivre dans la dignité et la justice.

Pour ceux et celles qui ont le jugement facile et la condamnation rapide, peut-être pourraient-ils s'inspirer du commentaire d'un évêque du Ve siècle, saint Astère d'Amasée, qui disait: «Vous donc qui êtes durs et incapables de douceur, apprenez la bonté de votre Créateur et ne soyez pas pour vos compagnons de service des juges amers et des arbitres, en attendant que vienne celui qui dévoilera les replis des coeurs et attribuera, lui, le maître tout-puissant, à chacun sa place dans la vie de l'au-delà. Ne portez pas de jugements sévères afin de n'être pas jugés de même et transpercés par les paroles de votre propre bouche comme par des dents acérées...»

Ah, que de sages paroles.

Pourquoi n'y a-t-il pas plus de Raymond Gravel dans l'Église ?

- "Combien de femmes ont été charcutées clandestinement, au risque de leur santé et même de leur vie, à cause d'un viol ou d'une incapacité à mettre au monde un enfant?"

- "une banalisation de l'avortement [...] l'avortement ne peut être banal, même s'il est légal et nécessaire dans certains cas."

- "l'avortement n'est jamais un choix heureux pour la mère"

- "Il nous appartient donc d'éduquer, d'accompagner, de responsabiliser nos jeunes, pour qu'ils puissent vivre leur sexualité de façon responsable."

- "Ce n'est sûrement pas en recriminalisant l'avortement qu'on peut régler le problème. Les règles et les interdits ne font qu'infantiliser les gens."

- "Il est vrai qu'il nous faut nous préoccuper des enfants à naître, mais il ne faudrait surtout pas négliger ceux qui sont déjà nés et qui vivent dans la misère et dans la pauvreté, jusqu'à mourir de faim, à cause de l'insensibilité des pays riches comme le nôtre."

- "Ne portez pas de jugements sévères afin de n'être pas jugés de même et transpercés par les paroles de votre propre bouche comme par des dents acérées...»"

Par contre, je trouve cette comparaison un peu bizarre:

"Aussi, il serait dangereux de condamner Henry Morgentaler pour génocide ou pour crime contre l'humanité parce qu'il serait responsable de la mort de milliers de foetus humains, comme il serait injuste de condamner l'Église qui, en refusant l'usage du condom aux pays d'Afrique, aurait provoqué la mort de centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ayant contracté le virus du sida."

L'Église catholique et toutes les autres qui refusent l'usage de contraceptifs tel que le condom ne peuvent certes pas être accusées "d'assassinat" ni de "crime contre l'humanité" dans le cas du SIDA en Afrique, mais leur attitude est irresponsable. On peut le dire.

Sur Henry Morgentaler:

"un criminel notoire, un assassin d'enfants, un être hideux, perfide et démoniaque qui mérite les foudres de l'enfer éternel"

"diaboliser le docteur Morgentaler"

On se rappellera que certains chrétiens antiavortement ont dépeint le Dr Morgentaler comme un Juif qui tue des enfants chrétiens... Édifiant.

En réponse à une question du pasteur Rick Warren sur l'avortement, le candidat John McCain a affirmé récemment qu'un être humain commence à avoir des droits dès le moment de sa conception.

Si un ovule fécondé doit être considéré comme un être pleinement humain jouissant de tous ses droits, est-ce qu'une femme enceinte devra demander un passeport pour son foetus si elle voyage à l'étranger ? L'utilisation de la pilule du lendemain équivaudra-t-elle à un meurtre ? Une femme aura-t-elle l'obligation légale de ne rien faire (équitation, consommation de café...) qui puisse porter atteinte au développement de son ovule fécondé ?

Ces questions peuvent paraître idiotes, mais on n'imagine pas toutes les conséquences qu'implique la position adoptée par le candidat McCain ni toutes les questions que cela pose.

Cet article du Time parle justement des conséquences possibles que pourrait avoir cette façon de voir les choses:

http://www.time.com/time/nation/article/0,8599,1833496,00.html

Pour ma part, je ne crois pas qu'un ovule fécondé soit un être humain.

La question est que fait le

La question est que fait le curé Gravel dans l'église catholique, quand ont sait que son chef et cette religion sont contre l'homosexsualité l'avortement le condon la raison etc.etc.................Une religion contre nature.

La question est que fait le

La question est que fait le curé Gravel dans l'église catholique, quand ont sait que son chef et cette religion sont contre l'homosexsualité l'avortement le condon la raison etc.etc.................Une religion contre nature.

M. Gravel ferait un bon

M. Gravel ferait un bon pasteur de l'Église Unie... et il pourrait retourner siéger à Ottawa. Sans compter le coup publicitaire. 

  Je crois que

 

Je crois que l’avortement devait être interdit .Pour la simple raison que  c’est  un meurtre. Quelque uns  d’eux vous l’ont soulignés, qu’il existe présentement  tant de moyens de contraception que normalement les grossesses in désirées pouvaient être  évitées. Ceci  n’est à l’évidence qu’un problème d’éducation ou de volonté.

Je  ne puis  reconnaitre à la femme le droit de  vie ou de mort sur un être sans défense et innocent. L’avortement n’est pas en harmonie avec le principe divin du respect de la vie. << Tu ne tueras point >>.Dieu considère la vie d’un enfant comme précieuse dès les tout premiers stades de son développement. Psaume 139: 16.

 

 Il ne faut pas oublier que,

 Il ne faut pas oublier que, quand l'avortement est illégal, des femmes qui tombent enceinte (pour toute sorte de raisons, dont le viole) et qui sont dans une situation désespérée se font des avortements "maison"... Il peut arriver que la femme meurt elle aussi dans le processus.

 

L'interdiction pure et simple n'est pas une solution qui va dans le sens du respect de la vie, à mon avis.

Pour ceux qui comprennent

Pour ceux qui comprennent l'Anglais, les vidéos de Dan Brown (jeune vedette de YouTube, pas l'écrivain) présente une vision nuancée sur l'avortement:

 

http://www.youtube.com/watch?v=h4W6GqzuxZY

 

PS: Si vous savez comment on fait pour mettre un vidéo YouTube directement sur le Forum, plutôt que de copier-coller l'adresse, pourriez-vous m'envoyer un courriéchange?

 Je trouve  interessant qu'il

 Je trouve  interessant qu'il soit proposé  aux  femmmes portant des grossesses indésirées ou qui veulent  se faire avorter,  de fortes sommes d'argent et accompagner de plusieurs facilités, ceci pour  les encourager à garder  leurs grossesses  jusqu' à terme  et de confier par la suite  ces enfants  à celles  et ceux qui  veulent en adopter

Ainsi le crime sera evité et le service rendu par la femme parturiante  remuneré.

Comme les enfants qu'ont

Comme les enfants qu'ont adoptes qui viennent des pays constipés par les religions,probablement le fruit du viol, non respect du sexe féminin inconscience de l'homme qui a le cerveau entre les jambes.

Christien a écrit : l'homme

Christien a écrit :

l'homme qui a le cerveau entre les jambes.

Bien sûr...  Après ça on se demande pourquoi des hommes deviennent effectivement agresseurs.  À force d'entendre de leur entourage et de leur société de telles phrases fatalistes.  Les agresseurs ou les pères irresponsables ont été élevées par des familles et des sociétés qui avaient des visions stéréotypés de la masculinité.  Les agresseurs et les pères irresponsables ont pourtant respectivement la totalité ou la moitié de la responsabilité de la grossesse indésirée.  Moitié qu'on oublie d'ailleurs trop souvent.  Même dans les familles qui se disent contre le sexisme, on éduque plus les filles à être responsables sexuellement, alors que cette responsabilité devrait être enseignée aux deux sexes.

 

J'ai vu, dans une émission documentaire américaine appellée "30 days", des femmes enceintes qui étaient logées, nourries dans un établissement religieux (catholique, je crois) pour mettre au monde leur enfant.  Ça ressemble donc à ce dont vous parlez, Brazza.  J'ai trouvé ça tellement touchant!  Se retourver avec des mères dans une situation semblable à soi donne tous les outils pour s'en sortir.   Je vois donc à quel point c'est une belle option pour les femmes qui sont contre l'avortement.  Par contre, je crois que cette option ne saurait convenir à toutes les femmes.  Il y a des femmes qui ne souhaitent pas être mères.  Pour le mieux de celle-ci et de l'enfant, il est mieux qu'elle ne le soie effectivement pas. 

 

Comme le dit Ursus, il a encore et je crois qu'il y a toujours eu des personnes qui vont faire des avortements "maison".  Il y en a aussi qui vont faire des infanticides.  Par exemple, ma mère m'avait raconté que dans une famille où les parents avaient déjà une bonne dizaine d'enfants, les bébés filles mourraient souvent "mystérieusement" en dessous d'un oreiller...  Je crois que c'est loin d'être la seule histoire de ce genre, surtout dans les époques où la pression sociale était forte pour avoir plusieurs enfants.  Si l'avortement avait été accessible, le bébé aurait moins souffert...  J'ai appris en anthropologie que dans certains peuples nomades, je crois, où il y a avait trop de bouches à nourir, il y avait parfois géronticide ou infanticide, c'est-à-dire le sacrifice de la personne plus vieille ou plus jeune du groupe.  Je ne veux pas laisser croire que tous les enfants non désirés vont subir un tel destin.  Je veux seulement montrer que ce principe disant que le "zygote est a le souffle de vie dès la conception" est loin d'être absolu.  Il y a des situations où l'avortement respecte mieux le droit à la vie de la mère, des parents, de la famille ou du groupe, selon les situations.

Il faut bien comprendre que

Il faut bien comprendre que la "vie" dont parlent les Évangiles, cette vie qui nous est promise par la foi en Jésus-Christ et en sa Bonne Nouvelle, n'est pas la vie "biologique". C'est la vie véritable, une vie que l'on vit pleinement et en profondeur.

 

L'obsession de certains chrétiens et de certaines Églises pour la sexualité, la famille et la procréation n'a rien à voir avec Jésus-Christ et son message.

J'adore le vidéo de Dan

J'adore le vidéo de Dan Brown!  Quelle belle vision nuancée!

 

 

 Tiens donc, Christien, on

 Tiens donc, Christien, on dirait que je devrais être Musulmane... Selon le site internet que vous nous proposez, on ne peut pas être Chrétien sans aimer le bacon! ;)

 

Mais quel est le rapport avec l'avortement?

Bonne question, où est

Bonne question, où est l'avortement?  À part le fait que je devrais avorter ma religion chrétienne pour devenir juive, car je n'aime pas beaucoup l'humus  

Ursus a écrit : PS: Si vous

Ursus a écrit :

PS: Si vous savez comment on fait pour mettre un vidéo YouTube directement sur le Forum, plutôt que de copier-coller l'adresse, pourriez-vous m'envoyer un courriéchange?

 

Le sujet intitulé < Afficher une vidéo sur Caféchange > est désormais disponible dans le fil de discussion Placotage (ainsi que dans la rubrique FAQ) suite à votre demande. Merci Ursus de nous avoir souligné ce besoin d'information qu'on ne doit assurément pas prendre pour acquis. Bon affichage!

 

(Pas de sujet)