jeanpaul

jeanpaul

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Le protestantisme historique en voie de disparition?

Que pensez-vous de cette phrase écrite dans l'introduction du dossier sur le protestantisme de la revue historia de septembre octobre 2007: "La disparition des grands courants historiques -luthériens, zwingliens ou calvinistes - a fait place à des Eglises diverses, voire à des sectes qui se rattachent au tronc réformé".
Pensez vous que l'Eglise unie du Canada va disparaître! Que le protestantisme conservateur, évangélicaliste ou fondamentaliste va se subsituer au protestantisme historique parce que ce dernier est en phase avec la modernité?
Avez-vous des raisons d'espérer? lesquelles?
Je serai très interessé par vos réponses

jean paul
un huguenot français qui croit encore à l'avenir d'un protestantisme d'ouverture en France comme au Canada;

Commentaires

Claude

Claude

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Je crois que le protestisme historique va être de plus en plus minoritaire. Je suis protestant liberal membre de l'Église Unie, nous avons peur de faire connâitre le protestantisme historique et libéral. Nous avons peurs d'être taxer de faire du proxélitisme. Majorité des personnes ne connaissent pas ce que sont les églises protestantes issus de la Réforme. Au Québec un protestant c'est un télé -évengéliste ou un témoin de jéhova.

Ils font se fair connaître.

Revverm

Revverm

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Les mouvements évangéliques et pentecotistes ont vraiment le vent dans les voiles. Parfois je me dis que les Catholiques du temps de la Réformes devaient se sentir comme nous et dire des chose dans le genre de "Ils nous volent notre messages et nos croyants..."
Peut-être le Protestantisme historique est dû pour une Contre-Réforme...

Patrick_qc

Patrick_qc

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Salut à tous!

Les pentecôtistes et autres évangélistes ne volent pas les croyances des protestantismes historiques... ils ont tous deux des discours très différents.

Ils ne volent pas les croyant non plus! Ils ne représent que 0,8% de la population du Québec... alors que - selon statistique Canada - 69% des gens ne fréquentent aucun lieu de culte.

Cela montre clairement l'inadéquation entre les différents discours religieux et la population.

a+

Patrick

Dominique

Dominique

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Je crois que le protestantisme libéral subit un peu le contre-coup du virage à droite de nos sociétés. à droite un jour mais pas toujours. On dirait une horloge qui tourne, sans qu'on puisse l'arrêter dans un juste milieu. On est à droite et conservateur ou à gauche et libéral (aucun rapport avec les partis politiques du même nom).
Le balancier reviendra à un moment donné vers la gauche mais je crois que les protestants historique sont en effet dus pour une contre=réforme comme le dit revverm.
Je crois pas à la disparition de l'Église Unie. Elle a traversé bien des crises depuis sa fondation et elle est toujours là. Si la chute de la pratique religieuse frappe le catholicisme, il est normal que le protestantisme subisse le même sort.
En terminant, il faut aussi voir que les évangélistes ou les pentecôtistes si différents de nous soient-ils, sont aussi l'Église. La vérité n'est ni catholique, ni protestante, pas plus que baptiste ou pentecôtiste. Elle est tout simplement en Christ qui nous a révélé le Père, notre Père à tous.

DOM

DOM

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Je viens de lire vos réactions sur la lente disparition du protestantisme historique.
J'ajoute une autre constatation: Le phénomène n'est pas propre à l'Eglise unie du Canada mais se remarque tout autant en Europe (France, Suisse par ex).
En effet les temples sont vides le dimanche que l'on se tourne vers les communautés de l'ERF( Eglise Réformée de France) ou de l'Eglise Lutherienne. A contrario, les slles des Eglises evangéliques rassemblent un auditoire fourni.
Les Eglises "historiques" sont en reelle perte de vitesse.

Revverm

Revverm

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Si les mouvements et Églises pentecotistes et évangéliques ne sont pas importants au Québec, il est est tout autre chose dans les reste de l'Amérique du Nord. L'élection de George W. Bush n'est pas un hasard. Leurs églises et leurs coffres sont toujours pleins.

Simon le Zélote

Simon le Zélote

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Moi aussi j'ai tiqué quand j'ai lu cette phrase dans Historia. Il y a toute une marge entre décroissance et disparition, quand même.

Et si ce repli était "normal" ? Au Québec francophone autrefois, surtout en milieu rural, tout le monde allait à la messe, ça ne se faisait pas de ne pas y aller. Pression sociale. Mais parmi cette foule présente dans les bancs d'église par obligation, combien y avait-il de vrais croyants ??? Maintenant qu'on ne se sent plus obligé d'y aller, les églises se sont bien sûr vidées et seuls les convaincus demeurent.

Qu'est-ce qui est mieux: des églises pleines de gens qui y vont pour les mauvaises raisons, ou des églises moins remplies mais de gens convaincus ?

Peut-être que les Églises protestantes multitudinistes connaissent le même phénomène ?

Je ne crois donc pas que l'Église Unie disparaisse de sitôt.

Par contre, je crois qu'on assistera de plus en plus au sein du protestantisme historique à des fusions d'Églises, des alliances de pleine communion, des mises en commun de ressources. Les deux Églises réformées et l'Église luthérienne aux Pays-Bas ont fusionné récemment. En France, les Églises réformée et luthérienne d'Alsace-Lorraine ont conclu une alliance. Je crois qu'on parle d'une union entre l'ERF et l'EELF dans le reste de la France. Aux États-Unis, les grandes Églises du protestantisme historique (UMC, UCC, PCUSA, ELCA...) sont nées de l'union de plusieurs Églises théologiquement proches.

Ici au Canada, le dernier projet d'union concernant l'Église Unie remonte aux années '70, quand on parlait de fusionner avec l'Église anglicane pour créer l'ECC: l'Église du Christ au Canada. Le projet a avorté. L'épiscopat et la succession apostolique, chers aux anglicans, ont fait échouer la chose.

DOM

DOM

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Pour reprendre l'idée que la fusion d'églises pourrait être une solution pour dynamiser les rangs, je reste fort sceptique:
En france tout au moins (je ne sais pas si la même tendance existe au sein de l'eglise unie ) tous les postes de responsabilités dans les paroisses ou les consistoires ( conseil presbytéral, délégué synodal, commissions diverses...) sont occupés par des "notables".
Il y a peu de place pour les jeunes ou les moins jeunes moins consensuels... Souvent, les pasteurs les plus novateurs doivent faire face à un immobilisme ambiant et à une réprobation de bon nombre de leurs paroissiens.
La fusion d'églises aussi pesantes ne me semblent pas apporter une solution ( la seule à mes yeux serait au point de vue financier car les regroupements allegeraient les charges de fonctionnement)

jeanpaul

jeanpaul

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Je suis tout à fait d'accord. La fusion des Eglises ne résolve pas du tout les problèmes. Je suis membre de l'Eglise réformée de France. J'ai l'impression que la fusion entre les Eglises réformée et luthérienne de France a été décidé par les organes dirigeants sans aucune concertation avec la base. Certe les deux synodes ont voté à la quasi-unanimité le principe d'une Eglise protestante unie. Mais à part les dirigeants et les synodaux, je ne vois pas de manifestations d'enthousiasmes!
Le but est de réaliser des économies financières. L'Eglise luthérienne est en grande difficulté. Le nombre des fidèles diminue et sa base financière est réduite. L'Eglise réformée est plus grande quand au nombre de fidèles et de cotisants (qui diminue aussi) mais elle ne peut pas créer des postes nouveaux car les augmentations de cibles ne sont pas suffisantes.
La fusion paraît rationnelle.
Sauf que je crois que c'est un leurre de penser qu'elle va résoudre les difficultés, dynamiser les communautés locales, enclencher un réveil. Le problème est le conservatisme de beaucoup de membres des Eglises et de trop de conseillers presbytéraux. Et aussi des pasteurs!. Le refus de toute évolution dans la liturgie, dans la musique. Je suis très attaché au patrimoine musical protestant (principalement les psaumes que j'aime beaucoup) mais il faut s'ouvrir aussi. Certes garder des chants et de la musique de qualité mais ne pas avoir peur d'intégrer des chants contemporains. Je ne connais pas le nouveau recueil de l'Eglise unie du Canada. Mais j'espère qu'il est de qualité!
Les prédications doivent être aussi compréhensibles tout en étant solide! Et l'accueil doit être à la fois discret et bienveillant. Et puis surtout il faut se faire connaître, dire qu'il existe un protestantisme ouvent, tolérant, non culpabilisateur, interessant dans ses recherches théologiques...

Simon le Zélote

Simon le Zélote

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Oh, je ne dis pas que les unions d'Église sont une solution, je dis que c'est ce à quoi on assistera de plus en plus au cours des prochaines années au sein du protestantisme historique. La tendance est déjà amorcée.

Je suis d'accord que ce n'est probablement pas ça qui va redynamiser nos Églises, freiner la décroissance, encore moins inverser la tendance qui favorise les Églises évangéliques.

Encore faut-il savoir quelles motivations poussent les Églises historiques à s'unir: financières et matérielles seulement ? Gérer le déclin ?

Par contre, si c'était dans le but d'unir les efforts et mettre les ressources en commun pour mieux faire connaître la foi qui les anime, qui sait si ça ne portera fruits ?

Patrick_qc

Patrick_qc

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Salut!

La foi chrétienne est en transformation. Je rencontre plusieurs personnes qui étudient la Bible et consacre du temps à la prière sans appartenir à une institution.

Le Christ n'a pas fondé d'église. Il a seulement dit: "là où deux ou trois sont rassemblées je suis présent au milieu d'eux."

Christ n'a pas demandé de culte le dimanche. Il a dit: "Quand tu veux prier va dans ta chambre et prie en secret en présence du Père".

À la samaritaine qui demandait quelle était le meilleur endroit pour se tourner vers Dieu. Jésus a dit: "Là où l'on s'adresse à Dieu en esprit et en vérité".

Je crois en une église sans dogme, doctrine, clergé, ministre ordonné, etc.

a+

Patrick

http://amisenligne.forum-actif.net

DOM

DOM

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pour répondre à Patrick:
Si chacun vit sa foi seul et sans église,j'ai peur de voir le sens du message de Jésus appauvri (.Eglise vient du grec ECCLESIA qui signifie assemblée, communauté).
Je ne vois plus également le sens des voyages de Paul ( Actes des Apotres) qui passait et residait de villes en villes pour creer des communautés auxquelles il a écrit de nombreuses Lettres (Corinthiens, Thessaloniques...)
Sans communauté, comment vivre le partage de la Louange et de la Parole? Chacun interpretera tout et n'importe quoi? Que de dérives en perpective.....

Patrick_qc

Patrick_qc

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Salut à tous!

Dom: Si chacun vit sa foi seul et sans église,j'ai peur de voir le sens du message de Jésus appauvri.

Patrick:

Où ai-je écris que nous devons vivre sa foi seule et sans église?

Au contraire, j'écris: "Je crois en une église sans dogme, doctrine, clergé, ministre ordonné, etc."

Pour plusieurs une telle église apparaît comme une utopie. Cependant, elle existe. Il s'agit de la Communauté Quaker dont je fais parti (membre des Quakers Indépendants Francophones).

Cela ne signifie pas que je n'accorde pas de valeur aux églises historiques. J'anime des soirées de méditation chrétienne dans une paroisse catholique et j'anime la prière dans une église presbytérienne. Je participe au campagne contre la mondialisation de l'organisme "Développement et Paix" (organisme des évêques catholiques). De plus, je travaille dans un organisme chrétien évangélique.

a+

unVeilleur

unVeilleur

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On devrait plutôt parler de

On devrait plutôt parler de mutation. Voici les résultats d'un sondage en France publié dans le journal La Croix du 18 novembre 2010.
 

En France, un protestantisme à deux vitesses s’esquisse

Rendu public jeudi 18 novembre à l’occasion d’un colloque organisé par le CNRS (1), un sondage Ifop sur les protestants en France, réalisé pour l’hebdomadaire « Réforme », la Fédération Protestante de France, « La Croix » et l’EHESS, confirme l’émergence d’un nouveau protestantisme évangélique



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Un protestant sur quatre assiste chaque semaine au culte (26 %), un sur trois lit la Bible au moins une fois par semaine (34 %) et près d’un sur deux dit prier chaque jour (45 %)… Avec 39 % de pratiquants réguliers, la minorité protestante, qui représente entre 2,5 % et 2,8 % de la population de l’Hexagone, affiche à l’évidence une bonne santé.
 
« On en a fini avec la thématique du protestantisme “peau de chagrin”, appelé à se diluer dans le monde moderne », relève le sociologue Sébastien Fath, qui voit même « une très légère augmentation » de la part du protestantisme en France depuis 10 ans.
 
Tandis que son collègue Jean-Paul Willaime, directeur à l’École pratique des hautes études (Ephe), s’étonne de constater que « contrairement au schéma classique de la sociologie des religions selon lequel plus on est jeune, moins on pratique », les protestants de moins de 35 ans, toutes sensibilités confondues, sont plus pieux que leurs aînés.
 
Pour autant, ce premier constat de l’enquête Ifop réalisée pour  Réforme , La Fédération protestante de France, "La Croix" et l’École des hautes études en sciences sociales (Ehess), ne doit pas occulter les disparités de cette « famille recomposée ».

L’importance prise par le pôle évangélique

Si la majorité du protestantisme français reste à dominante luthéro-réformée (56 %), le sondage publié jeudi 18 novembre confirme l’importance prise par le pôle évangélique en France (environ un tiers) : une frange jeune (41 % ont moins de 35 ans), plus « populaire », très pratiquante, animée du zèle des nouveaux convertis et confiante en l’avenir.
 
Les écarts entre ces deux sensibilités sont, de fait, considérables. À titre d’exemple, entre 8 % et 9 % des luthéro-réformés vont chaque semaine au culte… contre 65 % des évangéliques et pentecôtistes. Ce qui se confirme géographiquement : les chiffres de la pratique sont très élevés en Île-de-France, là où les grands bastions du protestantisme traditionnel (Cévennes, Languedoc, Alsace-Moselle…) marquent le pas.
 
« Si l’on considère les luthéro-réformés, on remarque qu’ils tendent à s’aligner sur le modèle sociologique catholique, majoritaire en France : baisse de la pratique, vieillissement des fidèles », relève de son côté Jérôme Fourquet, qui a conduit l’étude pour l’Ifop.
 
En ce sens, il n’est guère étonnant de voir que les protestants franciliens sont convaincus que le protestantisme va progresser à l’avenir (57 %), là où ceux d’Alsace-Lorraine se montrent plus pessimistes (20 %).

Recompositions contemporaines du protestantisme

Comment expliquer ces écarts ? Le fossé « spectaculaire » entre les chiffres de la pratique de l’Alsace Moselle (où l’on ne compte que 15 % d’évangéliques) et de l’Île-de-France, région qui connaît de la façon la plus manifeste les recompositions contemporaines du protestantisme – avec l’impact des protestants évangéliques et de diverses Églises ethniques – illustre parfaitement, selon Jean-Paul Willaime, « le passage d’une religion par héritage à une religion par choix ».
 
En attestent les deux premiers motifs d’adhésion au protestantisme indiqués par les personnes interrogées : tradition familiale et liberté d’esprit pour les luthéro-réformés, place accordée à la
Bible
et façon d’exprimer la foi chrétienne pour les évangéliques.
 
L’enquête confirme du reste l’importance significative de la conversion dans le monde évangélique : 48 % se disent « convertis », contre 11 % parmi les luthéro-Réformés. Il est intéressant de voir que les évangéliques attirent des convertis de l’athéisme, là où les nouveaux luthéro- réformés sont issus majoritairement du catholicisme.
 
Ces tendances s’inscrivent « dans le contexte plus large des recompositions religieuses à l’œuvre dans une “société monde” marquée par la primauté croissante du choix individuel », relèvent les chercheurs.

Les protestants convergent sur les questions sociales

Il est surtout frappant de voir les profils de ces deux mondes. Contrairement à l’idée reçue selon laquelle il y aurait d’un côté des protestants luthéro-réformés très engagés socialement et de l’autre une frange évangélique plus conservatrice, les protestants convergent sur les questions sociales.
 
En politique, l’attachement à la laïcité est relativement identique. Il est intéressant de noter qu’une large majorité des protestants (61 %) pense que les minarets, et donc la présence de mosquées, ne sont pas compatibles avec l’identité de la France, 36 % d’entre eux étant d’un avis contraire.
 
En réalité, les clivages ne sont pas tant politiques qu’éthiques : les écarts sont de fait particulièrement forts sur le droit à l’avortement, la bénédiction des couples homosexuels et le choix du moment de sa mort.

Evangéliques : positions plus conservatrices

Les évangéliques tenant des positions plus conservatrices sur ces sujets. Dernier enseignement de ce sondage : les luthéro-réformés apparaissent un peu plus ouverts à la perspective de relations plus étroites entre catholiques et protestants, sans que la distinction avec les évangéliques soit très forte sur le sujet.

Quels que soient les différences ou les clivages, il serait abusif de parler de « deux mondes protestants », soutient Sébastien Fath, rappelant les nombreuses passerelles existantes, notamment la part significative de réformés et de luthériens de sensibilité évangélique.

Le défi principal reste « celui qui attend toutes les familles recomposées », estime-t-il : « conjuguer diversité, flexibilité, élargissement et esprit de famille ».

Céline HOYEAU

(1) Les protestants en France, une famille recomposée. État des lieux et repères. Du 18 au 20 novembre. Amphithéâtre « Bourgogne », 8 rue d’Athènes, Paris 9e.

 

Ursus

Ursus

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jeanpaul a écrit : Le refus

jeanpaul a écrit :
 Le refus de toute évolution dans la liturgie, dans la musique. Je suis très attaché au patrimoine musical protestant (principalement les psaumes que j'aime beaucoup) mais il faut s'ouvrir aussi. Certes garder des chants et de la musique de qualité mais ne pas avoir peur d'intégrer des chants contemporains. Je ne connais pas le nouveau recueil de l'Eglise unie du Canada. Mais j'espère qu'il est de qualité!

 

Moderniser la liturgie, c'est toujours un exercice délicat. On veut attirer les jeunes, mais ne pas perdre les plus vieux en chemin... Et soyons réalistes: si on choisi les hymnes en fonction des jeunes, mais qu'ils n'y a pas de jeunes dans l'église pour les entendre, ça donne quoi?

Ursus

Ursus

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En réponse à DOM et

En réponse à DOM et Patrick: 

 

J'ai longtemps vécu ma foi seule et je manquais de repères. Je trouve aussi qu'une fois sans communauté risque plus de déraper vers une spiritualité individualiste et désincarnée plutôt qu'une foi engagée. Ce n'est pas un automatisme, évidemment! On peut appartenir à un communauté de foi tout en n'y puisant que ce qui conforte sa spiritualité individuelle, comme on peut être un Chrétien engagé sans appartenir à une communauté... Mais il me semble que de fréquenter régulièrement des gens qui partagent la même foi, c'est un terreau fertile pour des projets missionnaires.

Agar

Agar

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Comme catholique j'ai bien

Comme catholique j'ai bien apprécié il y a plusieurs années, la conférence du Pasteur Presbytérien, Jean Poret, ( je crois), portant sur le défi des religions traditionnelles protestantes face à la montée vertigineuse du fondamentalisme protestant.

J'ai du mal à comprendre que ce phénomène échappe aux Églises Traditionnelles du Protestantisme sans que rien ne se passe..

Etudianteindigne

Etudianteindigne

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Mais que faire? Leur dire que

Mais que faire? Leur dire que leurs croyances sont extremes? Ils ne nous écouteront pas. Aller les convertir? Aller chez eux pour (tenter de) dialoguer? Il n'y a pas de solution facile à ce problème complexe.