Éditorialistes
Joëlle Leduc

Joëlle Leduc

L’unité des Chrétiens : un rêve?

Bachelière en sciences politiques et technicienne vélo-ski dans un magasin de sport, engagée à l’Église Unie du Sud-Ouest auprès du groupe de jeunes, dans la chorale ainsi qu'au conseil des anciens.

 

J’ai trois rêves à vous raconter. Je ne sais pas s’ils sont des visions envoyées par Dieu ou simplement les désirs de mon esprit qui se manifestent durant mon sommeil… Peut-être est-ce un  peu des deux.
 
Ce matin, j’ai rêvé à un groupe de Chrétiens qui se réunissaient très tôt le matin pour prier ensemble et louer Dieu alors que le soleil se levait. Dans mon rêve, ils n’appartenaient pas tous à la même église. Ce groupe s’était formé par Internet et par le bouche à oreille
 
En décembre, j’ai rêvé qu’un groupe de Chrétiens anarchistes distribuait la communion avec du pain pita et du jus de raisin dans une rue près de chez moi, à 8h30 le matin. Ils chantaient et priaient et offraient la communion au passant en affichant un large et chaleureux sourire. En me réveillant, j’ai souhaité que ce soit vrai. J’aurais tout juste eu le temps d’aller prier et communier avec eux et je serais quand même arrivée à l’heure au travail.
 
Il y a plusieurs mois, j’ai rêvé qu’il y avait dans une forêt beaucoup de Chrétiens qui priaient ensemble et me demandaient de me joindre à eux. Nous formions un cercle en nous tenant par les mains. Grâce à la prière, une lumière éclatante jaillissait de nos mains. Il s’agissait de la lumière rédemptrice du Christ. Si quelqu’un avait besoin d’une « guérison » (mon rêve était en anglais, je ne suis pas certaine de la meilleure manière de traduire « healing »), il n’avait qu’à se mettre sur le chemin de la lumière. Dans mon rêve, j’étais confuse et déprimée. Je me suis mise sous le faisceau de lumière et tout le malaise que je ressentais s’est envolé pour faire place à un profond sentiment de bonheur, comme si j’avais été directement touchée par l’amour de Dieu.
 
Dans chacun de ces rêves, les gens présents n’étaient pas d’une église en particulier. L’organisation de ces évènements ne passait pas par une institution. Il s’agissait de rassemblements en toute simplicité de gens unis par l’amour du Christ. Pour moi, l’unité des Chrétiens ne passera jamais par l’unité des institutions chrétiennes, mais bien par l’unité dans la prière et l’amitié des Chrétiens eux-mêmes.

 

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Commentaires

Simon le Zélote

Simon le Zélote

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 Amen amen amen

 Amen amen amen ! 

 

N'attendons pas après les institutions pour nous unir aux chrétiens de toutes dénominations, ils sont nos soeurs et frères.

Gerard44

Gerard44

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Je partage ces rêves. Les

Je partage ces rêves. Les «hiérarchies structurées» tiennent trop souvent à leurs pouvoirs - loin de l'esprit de service à la communauté des croyants. Je crois aux changements venant de la base, soit des baptisés. Je crois aussi que nous pouvons prendre des initiatives en ce sens. Chez les catholiques de France, deux femmes ont pris d'elles mêmes l'initiative de rassembler les baptisés. A mon sens des chrétiens rassemblés au nom du Christ (un ou deux, je suis au milieu d'eux) peuvent célébrer l'eucharistie. Vive la liberté des enfants de Dieu. Je me réjouis qu'il y ait plusieurs styles d'Églises. C'est une richesse. J'apprécie les liens que j'ai avec des croyant-e-s d'autres Églises et religions. Je me proposais justement de me déplacer et d'aller célébrer avec une communauté de l'Église Unie dimanche prochain pour faire ma part dans la semaine de l'unité.

Gérard Laverdure

Ursus

Ursus

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 Vous êtes le bienvenu,

 Vous êtes le bienvenu, Gérard!

unVeilleur

unVeilleur

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Merci de nous partager vos

Merci de nous partager vos rêves Joëlle: en effet ils vont au cœur des relations, justement des relations avec le cœur. Incontestable l'essentiel est là.

Etudianteindigne

Etudianteindigne

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Oui merci Joëlle!  J'ai

Oui merci Joëlle!  J'ai surtout un faible pour le dernier paragraphe, c'est vrai que les institutions - inclut la nôtre - ont tellement "d'orgueil" qu'elles ont peine à admettre leur similitudes. On en encore beaucoup de chemin à faire et effectivement ça pourrait ne jamais passer par là.

 

Pour l'unité des chrétiens eux-mêmes, je le sens lorsque je fais la communion ou la bénédiction du repas avec mes amies croyantes d'autres traditions soit juive et hindouiste Khrisna: c'est au même Dieu qu'on parle (les hindous sont monothéistes).

Ursus

Ursus

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 Je ne pense pas que se soit

 Je ne pense pas que se soit une question d'orgueil, mais de structure. On ne pourra jamais accomoder tout le monde de façon permanente, mais on peut se sentir en communion de façon ponctuelle. S'il y a différentes églises, c'est qu'il y a différentes sensibilités, différentes traditions, différentes cultures. Je crois qu'avoir plusieurs dénominations n'est pas une mauvaise chose, bien au contraire! Ça permet au gens de se rapprocher de Dieu de la façon qui leur convient le mieux, avec la communauté avec laquelle ils sont à l'aise.

Etudianteindigne

Etudianteindigne

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En effet, la différence n'est

En effet, la différence n'est pas mauvaise en soi, car je ne m'imaginerais pas ailleurs qu'à l'Église Unie où je peux tenir la main de ma blonde et l'embrasser sans me faire juger, quoiqu'il ne faut pas penser que l'homophobie ou la biphobie est y absente. Bref, l'important n'est pas de pas avoir de différences, mais d'aller au-delà d'elles.

 

C'est vrai que la "désunité" des chrétiens est une question de culture et d'institution (donc de structure) aussi, mais en même temps culture n'est pas toujours synonyme de segrégation. Il suffit de regarder Montréal pour le constater! (Bien que oui, ce n'est pas toujours réussi.)

 

Alors, la culture est une explication important, mais selon moi il y aussi autre chose. Je mettais l'orgueil entre guillemets, car je ne sais justement pas précisement ce qui, conjointement avec les différences culturelles, structurelles et psychologiques, fait en sorte qu'il y a si peu d'échanges écoeuméniques ou interreligieux. C'est sûr qu'il y a un peur de l'Autre. Aussi de sentiment d'avoir raison. Mais il me semble qu'il y a quelque chose que je ne saurai nommer, une espèce de prétention de supériorité, de vérité... dans le fond, c'est peut-être justement de l'ethnocentrisme!