Élèves en difficulté au cégep: dix fois plus de cas en cinq ans

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Simon le Zélote

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C'est dû à quoi ?

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Cocotte

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Disons que ça serait le fun

Disons que ça serait le fun d'avoir plus d'information.  Ça montre en tout cas que l'éducation a de la difficulté.

Administrateur

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Élèves en difficulté au

Élèves en difficulté au cégep: dix fois plus de cas en cinq ans

 

 François Roy, archives La Presse)

 

Selon la FECQ, seulement un étudiant en difficulté sur dix aurait recours aux services dont il a besoin.

Photo: François Roy, archives La Presse

 

La Presse - Publié le 31 août 2011 à 00h00 | Mis à jour à 09h28

Pascale Breton
La Presse

 

Schizophrènes, autistes, dyslexiques ou hyperactifs, le nombre d'élèves en difficulté explose dans les cégeps.

 

Les cas de troubles d'apprentissage, de déficits de l'attention ou de problèmes de santé mentale ont bondi de 1150%. On recensait 183 cégépiens en 2005, il y en avait 2143 en 2009.

 

C'est ce que révèle le document Éthique pour une égalité des chances, une recherche sur les élèves qui ont des besoins particuliers, réalisée par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et que La Presse a obtenue.

 

Les enseignants se sentent particulièrement impuissants quand ils ont affaire à un étudiant dépressif, bipolaire ou souffrant d'un quelconque problème de santé mentale. Ils manquent de formation pour réagir adéquatement.

 

«Plusieurs enseignants se sentent démunis devant des situations difficiles, comme lorsqu'ils sont en présence d'étudiants souffrant d'un trouble de santé mentale. Il est important que les enseignants, répondants de première ligne, soient mieux outillés», peut-on lire dans la recherche d'une centaine de pages.

 

Étant donné l'arrivée massive d'élèves en difficulté dans les cégeps, la FECQ a voulu avoir un portrait de la situation. C'est la raison pour laquelle elle a commandé cette étude.

 

De 2005 à 2009, les élèves avec des besoins particuliers sont passés de 1260 à près de 5000 dans le réseau collégial. C'est un bond de 281%.

 

La clientèle de cégépiens présentant un déficit visuel, auditif ou moteur est demeurée relativement stable au fil des ans. L'augmentation est plutôt due à la présence des élèves avec des troubles d'apprentissage, des problèmes de santé mentale ou un déficit d'attention qui, elle, a décuplé pendant la même période.

 

Des services inadéquats

 

Le problème, note la FECQ, c'est que les services sont souvent inadéquats ou méconnus et ils sont également loin d'être uniformes au Québec.

 

Seulement un élève sur dix aurait recours aux services dont il a besoin. Pourtant, un élève en difficulté, qui a accès aux services adéquats, réussit aussi bien, sinon davantage que la moyenne des collégiens, souligne la recherche.

 

Certains établissements d'enseignement qui ont été les premiers à travailler auprès d'élèves avec des besoins particuliers s'en sortent mieux. C'est le cas du cégep du Vieux Montréal et du collège Dawson, ainsi que du cégep de Sainte-Foy, à Québec.

 

«Dans le reste du réseau, c'est très disparate. Une de nos préoccupations est de nous assurer qu'il y ait des services de qualité sur l'ensemble du territoire», explique le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin.

 

Huit recommandations

 

Pour corriger le tir, la Fédération soumet huit recommandations destinées au ministère de l'Éducation et à la Fédération des cégeps.

 

Il faut faciliter le passage du secondaire vers le collégial. La FECQ suggère aux commissions scolaires de demander l'autorisation aux élèves de faire suivre leur dossier au collégial. De cette façon, l'élève qui a des besoins particuliers sera connu et aura accès à des services dès son entrée au cégep.

 

De même, un plan d'intervention adapté à chacun doit être fait, comme c'est le cas au primaire ou au secondaire, croit la FECQ.

 

Permettre par exemple à un élève dyslexique d'utiliser un ordinateur ou certains logiciels suffit parfois à améliorer ses chances de réussite.

 

Une deuxième phase de la recherche paraîtra l'hiver prochain. Elle abordera la question du financement et de l'accès aux services de diagnostic.

 

 

Simon le Zélote

Simon le Zélote

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Ça ne nous dit pas le

Ça ne nous dit pas le pourquoi d'une telle augmentation.

Etudianteindigne

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Je vais avoir de la job à

Je vais avoir de la job à faire en tant que future prof de cégep! Je suis d'accord qu'en tant que répondants de première ligne il faut agir.

 

Mon hypothèse pour expliquer l'augmentation de ce genre de problématique: le marché du travail exige de plus en plus le DEC, alors les cégeps acceptent de plus en plus de gens. Nécessairement, accepter plus de gens signifie avoir plus de chances d'accepter des gens avec des problèmes d'apprentissages divers. En ce sens, le cégep ressemble de plus en plus au secondaire.

Ursus

Ursus

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Mon hypothèse: La foutue

Mon hypothèse: La foutue réforme de l'éducation qui fait que les élèves en difficulté ne doublent pas quand ils échouent et qui intègre, dans des classes régulières, des élèves qui auraient eut besoin d'un suivit particulier. Ajoutons l'évaluation des écoles par le taux de diplômation. Tout ça, ça fait que plus d'élèves en difficulté finissent leur secondaire (super!) mais qu'ils sont mal outillés pour le cégep ou encore que les cégèps ne sont pas outillés pour recevoir autant d'étudiants avec des troubles d'apprentissage.

 

Après, on demande aux cégeps de "s'adapter aux élèves issuent de la réforme". Qu'est-ce que ça veut dire au juste? Je ne sais pas. J'espère que ça veut dire plus de psy et de conseillers spéciaux pour les étudiants et non de rendre les cours plus faciles, parce que ça, ce serait franchement du n'importe quoi! J'ai passé mon cégep les doights dans le nez... Et j'ai frappé tout un mur à ma première session d'université!! Je ne m'attendais pas à ce que la marche soit si haute. J'ai été stagiaire au cégep et, dans le câdre de mon stage, j'ai fait de la correction et j'ai enseigné (pour deux demis séances). J'ai été surprise de deux choses durant mon stage: 1) a quel point la charge de travail des élèves était ridiculement petite et les questions d'examens ridiculement faciles (je ne m'en souvenais plus).

2) De la proportion d'élèves qui se foutent complètement de leur cours et qui remettent des examens à moitié vides ou avec un paquet de naiseries comme réponses.

 

Je ne suis pas du tout surprise que le nombre d'élèves en difficulté soit croissant depuis quelques années. Ça fait depuis mon cégèp à moi (2000 à 2003) que je dénonce le nivellement par le bas dans les institutions scolaires. Pour moi, la situation actuelle était facile à voir venir et je suis surprise qu'on puisse en être surpris.

Etudianteindigne

Etudianteindigne

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Tout doit dépendre des

Tout doit dépendre des institutions et des programmes, je suppose. Car moi c'est à l'Université que j'ai vécu que le nivellement par le bas. Au cégep, c'était tout le contraire: l'apprentissage par projet, les travaux de longue haleine et les réflexions étaient à l'honneur.

 

À l'Université, j'avais des examens à choix de réponse, quelques-uns à développer et UN travail majeur de 15 pages (les autres en avaient moins et étaient moins élaborés!).

 

À mon avis, le fait d'être un bon cégep ou pas dépend de la formation pédagogique des profs. Trop longtemps, les profs de cégep ont été formés à être des savants plutôt des pédagogues. D'après moi, les deux sont nécessaires pour pouvoir toucher toute la clientèle étudiante. Cette vision est de plus en plus promue dans le réseau collégial et j'espère que cela continuera de porter fruit. Ce discours commence à peine à l'Université, du moins en psychologie.

 

Pour référence:

Les années de mon cégep - 2005 à 2007

De l'Université - 2007 à ce jour

Christien

Christien

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La faute une religion qui

La faute une religion qui fait des athées (Mailloux  Gendron etc. etc...Lisons les évangiles, qui sont les successeurs des Apôtres ou du Blasphémateurs dans l'histoire. JEAN XIV 22 à xv 1

Simon le Zélote

Simon le Zélote

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La religion n'a rien à voir

La religion n'a rien à voir là-dedans.

 

J'ai lu cette semaine dans le journal Métro que la raison était que de nos jours et depuis quelques années, on diagnostique mieux et plus tôt les troubles d'apprentissage et de déficit d'attention, de santé mentale aussi, ce qui entraîne cette explosion dans les chiffres. Il y en avait autant avant, mais ils passaient sous le radar, n'étant pas diagnostiqués.

 

C'est l'explication qu'on donne. 

Cocotte

Cocotte

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Ça pourrait être une

Ça pourrait être une explication oui.  C'est surement du en partie à ça.

Etudianteindigne

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C'est vrai pour l'autisme,

C'est vrai pour l'autisme, alors ça aurait du sens que ce soit vrai aussi pour d'autres conditions. Au moins, on évolue: on en parle davantage.

Ursus

Ursus

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Ben, si c'est ça, tant

Ben, si c'est ça, tant mieux!! Plus tôt le trouble d'apprentissage est détecté, plus tôt l'élève peut avoir de l'aide. J'ai une amie qui a été diagnostiqué hyperactive avec déficite d'attention à 22 ans... Ça a complètement changé sa scolarité, parce qu'elle a pu avoir de l'aide. Elle m'a dit: "Si seulement j'avais su ça au primaire!!"

 

D'un autre côté, les diagnostiques peuvent avoir un effet pervers... Des fois, le diagnostiqué peut s'assoir dessus en disant: "C'est pas de ma faute, j'ai tel trouble d'apprentissage." et ne rien faire pour s'aider.